Tous les articles par Andre Racicot

QR code

Bonjour, comment vont vos code-barres bidimensionnels?

Vous savez, ces gribouillis labyrinthiques en forme de carré. Vous les balayez avec votre téléphone et hop! accès direct à un site web.

Vous avez sans doute reconnu les fameux QR code, comme on dit en Europe, appelés ici au Québec code QR. Que signifie au juste l’initiale QR? Quick response, donc un code de réponse rapide. Je ne pousserai pas le purisme jusqu’à proposer cette traduction; il me semble que code QR est suffisant.

Bien sûr, il ne scintille pas de mille feux comme l’anglicisme, parfaitement inutile d’ailleurs. Le QR code est le parfait exemple d’un terme anglais facilement traduisible en français.

L’OQLF

Les code-barres bidimensionnels précités sont une proposition de l’Office québécois de la langue française. Proposition qui fera certes des gorges chaudes outre-Atlantique, où l’on a perdu l’habitude de traduire dès que ça vient de l’Amérique.

Néanmoins, il faut reconnaitre que la traduction de l’OQLF demeure obscure et quelque peu pompeuse. C’est pourquoi il ne me semble pas avisé de l’adopter.

Sensitivity readers

Le concept est anglo-saxon, alors il est normal qu’il soit exprimé en anglais, du moins dans un premier temps.

Les sensitivity readers sont des traqueurs qui scrutent les manuscrits pour isoler les expressions susceptibles d’indisposer certains membres des minorités. Ces épurateurs modifient le contenu des œuvres pour les rendre plus acceptables.

On a tous entendu parler de Dix petits nègres d’Agatha Christie dont le titre est devenu Ils étaient dix. Ce qui est moins insultant, on avouera.

Kevin Lambert, lauréat québécois du Prix Médicis pour Que notre joie demeure, a embauché une Canado-Haïtienne pour s’assurer de la crédibilité d’un personnage d’origine haïtienne.

Ai-je besoin de préciser que ce courant de purification littéraire vient des États-Unis? Nul ne sera surpris qu’il envahisse le Canada, mais aussi la France et sûrement le reste de l’Europe.

Traduction

L’Office québécois de la langue française propose lecteur sensible, mais aussi démineur éditorial. Voilà qui ne manque pas de piquant et ce dernier terme a été proposé par la Commission d’enrichissement de la langue française.

Il est clair que l’américanisme est promis à un bel avenir ici et en Europe. Cela ne signifie pas qu’il est impossible de la traduire en français.

Je salue le journal parisien Le Figaro qui se donne la peine de chercher des traductions, contrairement au Monde qui se gargarise allègrement dans ce nouvel anglicisme excitant.

La récolte ne manque pas d’intérêt : conseillers culturels, correcteurs de sensibilité, mais aussi des traductions plus radicales comme censeurs littéraires. Évidemment, ce dernier terme n’est pas tout à fait neutre, c’est le moins que l’on puisse dire. Les personnes à l’affut de la moindre incartade sémantique seront évidemment fâchées qu’on les traite de censeurs. Par ailleurs bien des gens estiment qu’ils n’ont pas à se faire dire ce qu’ils doivent ou ne doivent pas lire.

À mon sens, correcteurs de sensibilité est une belle trouvaille. Des lecteurs m’ont envoyé toutes sortes de suggestions, que je vous livre en vrac : expurgateurs, euphémisateurs, aseptiseurs...

Un lecteur me signale le terme anglais bowdlerization, du nom de Thomas Bowdler qui, au XIXe siècle, a épuré les œuvres de Shakespeare pour qu’elles conviennent mieux aux femmes et aux enfants.

Donc, rien de nouveau sous le soleil. Dans quelle mesure ces propositions arriveront-elles à s’implanter? Je demeure d’un optimisme prudent…

Tipflation

En avez-vous assez de vous sentir obligés de laisser un pourboire à tout employé d’un commerce? Peu importe qu’il vous ait vraiment servi (comme au restaurant) ou qu’il ne fasse qu’enregistrer votre achat à la caisse?

Le terme tipflation vient d’apparaitre en Amérique anglophone et nul doute que les francophones seront tentés de l’adopter. Hélas, les mots valises ne se forment pas aussi facilement en français, de sorte qu’il nous faudra recourir à une périphrase comme l’inflation par les pourboires.

Car cette surenchère des pourboires alimente l’inflation. Naguère, il était convenu que 15 pour 100 suffisaient; aujourd’hui on ouvre les enchères à 18 pour 100, quand ce n’est pas 20 et plus. Les machines ne semblent pas nous laisser le choix.

En fait si. Mais il faut une certaine dose de volonté pour naviguer dans le menu de ces lecteurs pour trouver enfin l’option zéro pourboire ou encore celle qui permet de choisir le montant exact. On peut aussi s’en sortir en payant comptant.

On ressent bien sûr une certaine culpabilité de ne rien donner. Mais au fond, de quel droit nous force-t-on la main ainsi?

Les consommateurs excédés

Comme le relatait Bankrate, une société de services financiers aux consommateurs sise à New York, les deux tiers des Américains ont une opinion négative des pratiques de pourboire. Près de 30 pour 100 d’entre eux estiment que ces pratiques sont devenues incontrôlables, parce qu’un nombre croissant d’entreprises incitent leurs clients à donner un pourboire pour des services au comptoir. Les pourboires inscrits sur les terminaux de paiement sont également un irritant.

Certes, certains employés sont mal payés et ils essaient d’arrondir leurs gains en sollicitant des pourboires. Je peux comprendre, mais il faut garder en tête qu’un pourboire est une récompense, une gratification pour un service rendu.

OK boomer, je sais…

Snowbirds

Les snowbirds prendront bientôt leur envol vers le Sud, si ce n’est pas déjà fait. La réalité climatique du Canada impose des choix que des retraités bien en moyens peuvent faire, c’est-à-dire de migrer vers la Floride qui offre des plages et de la chaleur. Au printemps, nos oies blanches bronzées rentrent au bercail.

Le français, lui, perd des plumes. Nos plumitifs utilisent abondamment le terme anglais snowbirds pour décrire ces réfugiés de l’hiver. Les personnes fuyant l’hiver ont même fondé une Association canadienne des snowbirds.

Dans certains textes (très rares) on mentionne l’existence de ces Canadiens retraités migrateurs, qu’on pourrait aussi appeler les migrants hivernaux.

Bien entendu, les périphrases font pâle figure comparativement à l’anglais fulgurant comme le claquement d’un fouet. En un battement d’aile, la langue de Shakespeare impose encore son vocabulaire.

Dégenrer le français?

Le président Macron a profité de l’inauguration de la Cité internationale de la langue française à Villers-Cotterêts pour dénoncer l’écriture inclusive. Il appelle les francophones à ne pas céder « aux airs du temps » et à « garder aussi les fondements, les socles de sa grammaire, la force de sa syntaxe. »

Il s’élève contre des fioritures, comme l’ajout de points dans le milieu des mots. Le président est aussi d’avis qu’en français le masculin sert de genre neutre. Au fond, le président de la République pose une question fondamentale : faut-il dégenrer le français?

Dégenrer

C’est une question complexe. Le français est une langue genrée et on ne peut y échapper. Les choses seraient plus simples si on avait retenu une autre dénomination que « masculin » et « féminin ». Par exemple le genre neutre ou non-neutre; le genre A ou le genre B.

D’aucuns font valoir que genre et sexe ne correspondent pas. Il y a en effet des gazelles de sexe masculin, tout comme des hyènes et des tortues masculines. Cependant il s’agit à mon sens d’un sophisme, puisque certains grammairiens ont affirmé, par le passé, que le genre masculin l’emportait tout simplement parce que les hommes sont supérieurs aux femmes…

Maintenant, comment enlever le genre en français? « Vaste programme » aurait dit de Gaulle. Je ne suis pas nécessairement en désaccord avec l’adoption d’un pronom comme iel. Mais les choses se gâtent rapidement quand on triture les accords de verbes et d’adjectifs avec des parenthèses, des tirets et des points médians. Il y a un problème de lisibilité.

Que faire?

J’avoue que je n’ai pas de solution miracle à proposer.

Pendant ma carrière en enseignement, j’ai vu un bon nombre de jeunes traductrices me dire que, finalement, la solution traditionnelle de faire prédominer le masculin sur le féminin était la moins mauvaise. Cette affirmation m’a un peu surpris. Elle comporte pourtant bien des avantages : notamment éviter les doublons pénibles comme « les Canadiennes et les Canadiens », mais surtout l’introduction de graphies tronquées qui sont loin de faire l’unanimité. 

Réforme et usage

Comme disent les Arabes « Les chiens aboient et la caravane passe. » C’est souvent l’usage qui tranche, pour le meilleur et pour le pire. Par exemple, l’Académie a été obligée d’accepter la féminisation des titres parce qu’elle s’est largement répandue dans la francophonie, sous l’impulsion du Québec, soit dit en passant. La même Académie disait naguère que la féminisation constituait un péril pour la langue française…

Par ailleurs, les rectifications orthographiques proposées en 1990 ne se sont pas glissées dans l’usage des grands médias, ni dans celui des écrivains.

La sortie de Macron s’inscrit dans un courant conservateur bien implanté en France pour des raisons historiques précises. Naviguer dans les méandres du français est un signe de réussite sociale, ce qui explique en bonne partie la réaction du président de la République.

Alors, dégenrer le français? Même réponse que pour une réforme de la grammaire et de l’orthographe : seulement quand tout le monde le fera.

Gaza

Gaza vit un enfer ces jours-ci, un enfer qui suscite l’indignation partout dans le monde. États-Uniens et Israéliens semblent décidés à faire l’unanimité contre eux. Les deux méprisent les institutions internationales.

Leur adversaire est un groupe terroriste, le Hamas, ce que bien des gens veulent oublier. Le Hamas veut l’extermination des Israéliens et il est soutenu tant par l’Iran que par une bonne partie du monde arabe.

Quelques rappels linguistiques

Le territoire de Gaza s’appelle la bande de Gaza. Le plus souvent, on dira Gaza tout court; il n’y a pas d’article, tout comme pour Bahreïn. Le toponyme est de genre masculin : Gaza est bombardé quotidiennement. Bien entendu, si on parle de la bande de Gaza, l’accord se fera au féminin.

 Gaza est un territoire situé en bordure de la Méditerranée. Sa capitale s’appelle Gaza elle aussi. Pour éviter la confusion, on pourrait tout simplement dire la ville de Gaza. Rappelons-le : Gaza City est une INVENTION; la ville ne s’appelle pas ainsi en arabe.

D’autres cas

Malheureusement, on répète les mêmes erreurs que jadis, quand on appelait la capitale guatémaltèque Guatemala City, alors que le nom espagnol de la ville est Guatemala Ciudad. Il y a des limites à tout nommer en anglais. Là encore, on pourrait dire la ville de Guatemala. Mais c’est peut-être trop simple. Il y a une dizaine d’années, l’horrible Guatemala City est apparu dans les pages du Larousse, pourtant une source fiable pour la graphie de toponymes. Heureusement, cet anglicisme est disparu par la suite.

Les habitants de Gaza

On les appelle les Gazaouis, ce qui semble faire l’unanimité. Pourtant il y a une autre façon de les désigner. Voir mon article à ce sujet.

Gazaoui

Proche-Orient et bain de sang riment encore une fois, si ce n’est pas avec géhenne.

Les médias nous montrent le sort cruel des habitants de la bande de Gaza, qu’on appelle couramment les Gazaouis. Naguère, on parlait des Gazans, terme utilisé également en anglais.

Gazaouis

Les lexicographes, tout comme les médias, semblent avoir abandonné cette appellation au profit de Gazaouis. C’est ce qu’indique le Larousse. Curieusement, le Robert des noms propres ne mentionne pas le nom des habitants de la bande de Gaza. Pratique habituelle des dictionnaires qui hésitent à nommer les habitants d’un territoire qui n’est pas un pays reconnu. Mais cette retenue est frustrante pour les langagiers qui cherchent le mot juste.

Assez curieusement, le Robert-Collins propose Gazaoui comme traduction de l’anglais Gazan. Les auteurs des deux ouvrages ne semblent pas se parler souvent… Le langagier en est quitte à chercher à partir de l’anglais.

Le gentilé Gazaoui vient de l’arabe et on comprend que les scribes l’aient adopté, par souci d’authenticité. Le féminin est Gazaouie ou Gazaouite.

Gentilés arabes

L’utilisation des gentilés arabes ou s’inspirant de la langue arabe s’est accentuée ces dernières années en français. Ainsi, les habitants de Bagdad s’appellent les Bagdadis, au lieu de Bagdadiens; les habitants du Qatar, les Qatariens, s’appellent maintenant les Qataris; les citoyens des Émirats arabes unis sont devenus les Émiratis, au lieu des Émiriens. Cette tendance vient probablement de la volonté de paraitre « authentique ».

Cette douce anarchie entraine les ouvrages de langue dans son sillon.

Ai-je besoin de préciser que les dictionnaires continuent de diverger et même de se contredire dans leurs propres pages?

Par exemple, le Larousse parle des Gazaouis (arabe), mais des Bagdadiens (français). Pour les habitants des Émirats arabes unis, il s’inspire à la fois du français et de l’arabe : Émiriens et Émiratis

Conclusion

Les gentilés arabisés continueront de se propager, selon toute probabilité. Ils font partie de ce qu’on appelle généralement « l’évolution de la langue », que ça nous plaise ou nous. Les langagiers aboient mais la caravane passe quand même.

Ligne de temps

Ligne de temps, un peu bizarre comme expression, n’est-il pas? Le major Thompson répondrait : c’est… Une ligne de temps, c’est quand on regarde derrière soi pour comprendre une situation particulière.

Il faut voir la ligne de temps pour comprendre comment la négligence des gouvernements a conduit à une catastrophe écologique.

Un bel anglicisme

Anglicisme insidieux. Le tout dernier d’une longue lignée du genre. Il se glisse bien dans un discours et la plupart des gens n’y voient que du feu. Le langagier averti y reconnaitra tout de suite timeline.

« A timeline is a visual representation of a sequence of events, especially historical events », nous dit le Collins.

Ce qu’on appelle en français une chronologie. On pourrait dire aussi la séquence, la suite, l’enchainement des évènements.

En anglais

Timeline comporte aussi deux autres significations dans la langue de Carey Price : il peut s’agir d’un délai, d’une échéance ou bien d’un échéancier. Aussi, la durée d’une action.

Ces derniers sens n’ont toutefois pas percé en français.

Replay

J’écoute régulièrement les informations télévisées de France pour avoir un point de vue différent de ce que j’entends au Canada, mais aussi pour d’autres raisons. À commencer par l’absence de pauses commerciales envahissantes qui brisent le rythme des téléjournaux. Mais aussi pour entendre une langue fluide au vocabulaire précis qui contraste nettement avec celle des journalistes du Canada français (vocabulaire pauvre, syntaxe malmenée, etc.)

Malgré cette richesse linguistique, les bulletins de la télé française nous assènent sans cesse de nouveaux anglicismes, dont la plupart peuvent aisément se traduire en dans notre langue. Shrinkflation est un bon exemple. Évidemment, ces accrocs sont sans commune mesure avec le délabrement de la langue ici.

Sur les ondes françaises, on parle d’une émission en replay. Je tique. L’animateur parle probablement d’une émission diffusée en reprise. C’est en tout cas ce que l’on dirait chez nous.

On peut voir l’expression En rattrapage dans le menu de certaines plateformes de diffusion en continu (streaming en France). Voilà une belle façon de faire sauter l’anglicisme replay.

Dans les dictionnaires

Le Robert propose la définition suivante : « Service qui permet de voir en différé un programme télévisé ou radiophonique après sa diffusion. »

La recommandation officielle est télévision en rattrapage…

Je me demande soudain si les lexicographes français ne se sont pas inspirés de l’expression qui a cours au Canada.

Micro-trottoir

Vox populi, vox Dei, dit l’adage. À la lumière de ce qui se passe dans les médias électroniques ces temps-ci, je serais porté à dire Vox populi, vox niaiseries.

La prolifération des micros-trottoirs dans les bulletins télévisés, tant au Canada qu’en France, est exaspérante. J’y reviens ci-dessous.

Sur le plan linguistique

Le phénomène est bien répertorié dans les deux grands dictionnaires. Il s’agit d’une enquête faite auprès de passants, sélectionnés au hasard, à qui on demande de se prononcer sur un sujet de l’heure.

Micro-trottoir est un mot composé dont le pluriel est micros-trottoirs. Certains s’interrogeront sur le pluriel de micro, qui, dans le cas présent, n’est pas un préfixe signifiant « très petit », mais bien un diminutif de microphone. D’où l’accord.

On entend parfois l’expression vox populi pour désigner ces entrevues spontanées.

Sur le plan journalistique

Dans l’immense majorité des cas, les entrevues de passants n’apportent aucun élément d’information valable. Très souvent, les personnes interrogées n’ont aucune connaissance du problème évoqué; leur réaction est primaire et ne présente aucun intérêt. La mièvrerie envahit nos ondes.

Le phénomène se propage malheureusement. Les infos françaises commencent elles aussi à multiplier micros-trottoirs. Une différence notable, toutefois, le Français moyen arrive quand même à s’exprimer beaucoup mieux que le Québécois rencontré sur la rue. Ses phrases sont mieux construites, même si le propos n’est guère plus élevé.

Alors pourquoi s’entêter à réaliser des micros-trottoirs sur tout et sur rien? La prolifération de ces entrevues inutiles devient exaspérante.

Quelques cas de figure.

Le prix de l’essence augmente. Les personnes interrogées à la pompe sont toutes fâchées : on se fait avoir, ça monte tout le temps, etc. On n’entendra jamais personne dire que, finalement c’est une bonne chose, et que ça rend les gens plus conscients du prix réel de l’énergie.

Un père tue sa femme et ses enfants. Le voisinage est consterné, un si gentil monsieur, on ne se doutait de rien, c’est bien terrible. Le journaliste s’attendait à quoi au juste? Bien content qu’ils soient tous morts, leur chien jappait tout le temps?

Le prix Darwin revient à un brave journaliste de Radio-Canada Outaouais. Les enfants d’une école primaire sont séquestrés, car on craint qu’une personne armée ne fasse un carnage. L’alerte est levée. Le brave galopin en quête d’un prix Pulitzer se tient à côté d’une mère énervée. Elle voit apparaitre sa fille et le galopin en question lui demande « Comment vous sentez-vous? » Elle ignore le type et court vers sa fille.

Du grand journalisme.

Car nous en sommes là : l’émotion, la spontanéité remplacent le journalisme d’enquête.

Des solutions

Revenons au prix de l’essence. Au lieu d’interroger « le vrai monde », on pourrait peut-être enquêter sur la collusion des pétrolières pour fixer le prix de l’essence. Évidemment, c’est plus compliqué…

Le meurtre d’une famille par le père. Une petite enquête sur ce phénomène, son origine et les moyens pris par les autorités publiques pour le combattre. Mais c’est tellement plus simple de poser des questions aux gens.

Des réactions

Ma lettre à la directrice de l’information de Radio-Canada n’a reçu aucune réponse. Mes messages à divers journalistes locaux et nationaux n’ont rien donné, sauf dans le cas d’’une reporter du Téléjournal qui m’a dit qu’elle transmettrait mon message avec plaisir aux responsables de cette politique populiste.

Tiens donc. Ils ne sont pas tous d’accord avec la direction…