Hacker

Êtes-vous une personne fouineuse? Par exemple êtes-vous capable de profiter de la candeur proverbiale de ceux et celles qui lisent ce blogue dans un café en profitant du wi-fi ambiant?

Vous avez compris qu’il est question des hackeurs, (hackers en franglais) ces individus qui cherchent à s’introduire frauduleusement dans l’ordinateur de quelqu’un d’autre. Le terme désigne les pirates informatiques, mais force est de reconnaitre que l’anglicisme est bien implanté en français.

Les hackeurs n’agissent habituellement pas par altruisme et cherchent le plus souvent à voler des données ou à faire du sabotage, quand ils s’infiltrent dans le système informatique d’une entreprise.

D’où mon étonnement devant la définition du Petit Robert :

Pirate informatique qui agit sans intention de nuire, par jeu, par goût du défi, ou par activisme.

Voilà une définition quelque peu chevaleresque, ne trouvez-vous pas? Peut-être pas autant qu’on pense. La notion de hacker éthique existe bel et bien. Il s’agit de pirates qui percent des systèmes et aident les entreprises à mieux se protéger. Ils agissent souvent comme conseillers.

Bref, celui qui vous a chipé vos données personnelles est un petit rigolo. Or un pirate informatique n’agit pas toujours par altruisme, bien au contraire.

Hacktivisme

Laissons de côté les bandits. Certaines personnes pratiquent l’activisme dans le cyberespace. Elles cherchent à s’introduire frauduleusement dans un système informatique pour le détourner. Elles veulent ainsi défendre des idéaux sociaux, politiques ou religieux. C’est ce qu’on appelle faire de l’hacktivisme.

Par ailleurs, certains pays ont leur petite armée de bidouilleurs qui remplissement des missions de sabotage. Dans ce cas, ce n’est pas de l’hactivisme, mais de l’espionnage.

Avouons que ce néologisme, hacktivisme, est bien trouvé, il donne toutes ses lettres créances à l’anglicisme hacker.

Hackathon

Hacker a fait d’autres petits. Le hackathon n’est pas une planète lointaine dans la galaxie Alpha du Centaure. C’est plutôt une séance de remue-méninges réunissant une joyeuse confrérie de hackers et d’autres spécialistes de l’informatique. La séance peut durer plusieurs jours. Le but : développer des stratégies informatiques novatrices.

Car certaines entreprises traumatisées embauchent des pirates pour mieux protéger leurs systèmes internes.

En informatique, le crime peut finir par être très payant.

Conclusion

Hacker est évidemment là pour rester, à cause de son caractère distinct et de sa popularité. Mais rien n’interdit d’employer le mot très français de pirate.

3 réflexions sur « Hacker »

  1. Il existe une distinction entre les « hackers » et les « crackers » ; et ce qui les distingue est leur intention (bonne ou mauvaise). Certains hackers sont embauchés par des entreprises pour trouver des failles dans leur propre système informatique.
    Il semble que le terme « pirate » s’applique aux « crackers » (qui ont de mauvaises intentions) mais pas aux « hackers ». Sans peur de l’oxymore, on pourrait qualifier les « hackers » de « pirates bien intentionnés ».
    Quant au terme « hacktivisme », sa graphie la plus fréquente comporte la lettre K, ce qui permet de renvoyer au terme « hacker » plutôt qu’au mot « activisme » mal orthographié.

  2. Comme le vocabulaire informatique emprunte maintes fois au vocabulaire maritime (On parle d’ « internaute », de « navigation » sur la Toile, de « pirates »), il serait possible de faire la distinction entre « hackeurs » et « crackeurs », en utilisant « corsaires » pour les uns et « pirates » pour les autres. Quant à l’« hacktivisme », il pourrait, à mon avis, se rendre simplement par « piratage idéologique », « piratage politique », « piratage systématique » ou, simplement, « piratage », selon le contexte. N’oublions pas que, comme le dit Vanelden dans son commentaire, « certains hackers sont embauchés par des entreprises », leur situation est comparable à celle des corsaires. embauchés par les autorités d’un pays pour faire la course aux vaisseaux des pays ennemis. Il reste encore la possibilité d’utiliser le mot « flibustier », mot d’origine néerlandaise, mais intégré au français depuis des siècles et francisé dans sa forme.

    En tout cas, je ne pense pas que le néologisme « hacktivisme » puisse être considéré comme « bien trouvé », car c’est un homophone d’ « activisme », dont la distinction entre celui-ci et l’autre ne se fait que par l’écrit ce qui n’est guère utile ni pratique ni souhaitable, par conséquent. N’oublions que le mots sont, d’abord, des réalités sonores et que l’homophonie est déjà l’une des difficultés de la compréhension du français et de son écriture.

    Le mot « hacktivisme » me fait penser au mot « fauxmage » qu’une traductrice ou un traducteur a cru bon de créer pour rendre « cheezecake », dont la différence avec « cheesecake » n’est que graphique pour désigner un « gâteau au substitut de fromage », appellation qui permettrait de comprendre sans avoir recours à l’écrit, celle de « fauxmage » renvoyant, oralement, et même dans l’écrit, à un faux mage, ce qui, pour le moins, est bizarre. Si l’on parlait plutôt de « gâteau au faux fromage », on aurait un syllabe de plus, mais on y gagnerait en clarté ! D’ailleurs, qui (serait-ce Napoléon?) a dit : « Ce qui n’est pas clair n’est pas français ! » ?

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