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Ligne de temps

Ligne de temps, un peu bizarre comme expression, n’est-il pas? Le major Thompson répondrait : c’est… Une ligne de temps, c’est quand on regarde derrière soi pour comprendre une situation particulière.

Il faut voir la ligne de temps pour comprendre comment la négligence des gouvernements a conduit à une catastrophe écologique.

Un bel anglicisme

Anglicisme insidieux. Le tout dernier d’une longue lignée du genre. Il se glisse bien dans un discours et la plupart des gens n’y voient que du feu. Le langagier averti y reconnaitra tout de suite timeline.

« A timeline is a visual representation of a sequence of events, especially historical events », nous dit le Collins.

Ce qu’on appelle en français une chronologie. On pourrait dire aussi la séquence, la suite, l’enchainement des évènements.

En anglais

Timeline comporte aussi deux autres significations dans la langue de Carey Price : il peut s’agir d’un délai, d’une échéance ou bien d’un échéancier. Aussi, la durée d’une action.

Ces derniers sens n’ont toutefois pas percé en français.

Replay

J’écoute régulièrement les informations télévisées de France pour avoir un point de vue différent de ce que j’entends au Canada, mais aussi pour d’autres raisons. À commencer par l’absence de pauses commerciales envahissantes qui brisent le rythme des téléjournaux. Mais aussi pour entendre une langue fluide au vocabulaire précis qui contraste nettement avec celle des journalistes du Canada français (vocabulaire pauvre, syntaxe malmenée, etc.)

Malgré cette richesse linguistique, les bulletins de la télé française nous assènent sans cesse de nouveaux anglicismes, dont la plupart peuvent aisément se traduire en dans notre langue. Shrinkflation est un bon exemple. Évidemment, ces accrocs sont sans commune mesure avec le délabrement de la langue ici.

Sur les ondes françaises, on parle d’une émission en replay. Je tique. L’animateur parle probablement d’une émission diffusée en reprise. C’est en tout cas ce que l’on dirait chez nous.

On peut voir l’expression En rattrapage dans le menu de certaines plateformes de diffusion en continu (streaming en France). Voilà une belle façon de faire sauter l’anglicisme replay.

Dans les dictionnaires

Le Robert propose la définition suivante : « Service qui permet de voir en différé un programme télévisé ou radiophonique après sa diffusion. »

La recommandation officielle est télévision en rattrapage…

Je me demande soudain si les lexicographes français ne se sont pas inspirés de l’expression qui a cours au Canada.

Micro-trottoir

Vox populi, vox Dei, dit l’adage. À la lumière de ce qui se passe dans les médias électroniques ces temps-ci, je serais porté à dire Vox populi, vox niaiseries.

La prolifération des micros-trottoirs dans les bulletins télévisés, tant au Canada qu’en France, est exaspérante. J’y reviens ci-dessous.

Sur le plan linguistique

Le phénomène est bien répertorié dans les deux grands dictionnaires. Il s’agit d’une enquête faite auprès de passants, sélectionnés au hasard, à qui on demande de se prononcer sur un sujet de l’heure.

Micro-trottoir est un mot composé dont le pluriel est micros-trottoirs. Certains s’interrogeront sur le pluriel de micro, qui, dans le cas présent, n’est pas un préfixe signifiant « très petit », mais bien un diminutif de microphone. D’où l’accord.

On entend parfois l’expression vox populi pour désigner ces entrevues spontanées.

Sur le plan journalistique

Dans l’immense majorité des cas, les entrevues de passants n’apportent aucun élément d’information valable. Très souvent, les personnes interrogées n’ont aucune connaissance du problème évoqué; leur réaction est primaire et ne présente aucun intérêt. La mièvrerie envahit nos ondes.

Le phénomène se propage malheureusement. Les infos françaises commencent elles aussi à multiplier micros-trottoirs. Une différence notable, toutefois, le Français moyen arrive quand même à s’exprimer beaucoup mieux que le Québécois rencontré sur la rue. Ses phrases sont mieux construites, même si le propos n’est guère plus élevé.

Alors pourquoi s’entêter à réaliser des micros-trottoirs sur tout et sur rien? La prolifération de ces entrevues inutiles devient exaspérante.

Quelques cas de figure.

Le prix de l’essence augmente. Les personnes interrogées à la pompe sont toutes fâchées : on se fait avoir, ça monte tout le temps, etc. On n’entendra jamais personne dire que, finalement c’est une bonne chose, et que ça rend les gens plus conscients du prix réel de l’énergie.

Un père tue sa femme et ses enfants. Le voisinage est consterné, un si gentil monsieur, on ne se doutait de rien, c’est bien terrible. Le journaliste s’attendait à quoi au juste? Bien content qu’ils soient tous morts, leur chien jappait tout le temps?

Le prix Darwin revient à un brave journaliste de Radio-Canada Outaouais. Les enfants d’une école primaire sont séquestrés, car on craint qu’une personne armée ne fasse un carnage. L’alerte est levée. Le brave galopin en quête d’un prix Pulitzer se tient à côté d’une mère énervée. Elle voit apparaitre sa fille et le galopin en question lui demande « Comment vous sentez-vous? » Elle ignore le type et court vers sa fille.

Du grand journalisme.

Car nous en sommes là : l’émotion, la spontanéité remplacent le journalisme d’enquête.

Des solutions

Revenons au prix de l’essence. Au lieu d’interroger « le vrai monde », on pourrait peut-être enquêter sur la collusion des pétrolières pour fixer le prix de l’essence. Évidemment, c’est plus compliqué…

Le meurtre d’une famille par le père. Une petite enquête sur ce phénomène, son origine et les moyens pris par les autorités publiques pour le combattre. Mais c’est tellement plus simple de poser des questions aux gens.

Des réactions

Ma lettre à la directrice de l’information de Radio-Canada n’a reçu aucune réponse. Mes messages à divers journalistes locaux et nationaux n’ont rien donné, sauf dans le cas d’’une reporter du Téléjournal qui m’a dit qu’elle transmettrait mon message avec plaisir aux responsables de cette politique populiste.

Tiens donc. Ils ne sont pas tous d’accord avec la direction…

Sans doute

La locution sans doute est un bel exemple du danger de prendre une expression au sens littéral. Les synonymes qui nous viennent naturellement sont certainement, assurément, incontestablement.

Pourtant, dans l’usage populaire, ce n’est pas tout à fait ce que l’on veut dire. C’était du moins mon impression. Quand on dit sans doute, eh bien c’est un peu comme s’il y avait un soupçon d’incertitude.

Il n’a pas encore appelé; son vol a sans doute été retardé.

Elle a quitté son poste d’enseignante; c’est sans doute à cause des tâches administratives, dont elle se plaignait beaucoup.

Ajoutons un tout petit mot aux phrases précédentes :

Il n’a pas encore appelé; son vol a sans nul doute été retardé.

Elle a quitté son poste d’enseignante; c’est sans aucun doute à cause des tâches administratives, dont elle se plaignait beaucoup.

La deuxième série d’affirmations est plus claire. Dans ce dernier cas, il n’y pas d’hésitation : la cause est certaine.

Il y a donc glissement de sens. Sans nul doute…

Les dictionnaires

Les perceptions peuvent nous jouer des tours, mais dans ce cas-ci les ouvrages de langue sont explicites. À commencer par le dictionnaire de l’Académie.

Cette valeur de sans doute s’est atténuée au point que, pour exprimer l’affirmation, on renforce le subst. par aucun, nul.

Le Robert emboite le pas : « Selon toutes les apparences. » Il donne comme synonymes apparemment, probablement et vraisemblablement.

Voilà qui dissipe mes doutes.

Inde ou Bharat?

Bharat est le nom de l’Inde en hindi. C’est la dénomination que favorise le gouvernement nationaliste hindou du Bharatiya Janata Party (Parti du peuple indien), dirigé par le premier ministre Narendra Modi.

Le Larousse précise que le terme hindi de l’Ouest regroupe un ensemble de langues indo-européennes, dont le panjabi, le gujarati, le rajasthani, le pahari et le hindi proprement dit.

De prime abord, on pourrait penser que le changement de nom relève d’une volonté de pureté linguistique. Pourtant ce n’est pas le cas. Le gouvernement Modi le fait d’abord et avant tout pour promouvoir la religion hindoue.

J’y reviens plus tard.

Des pays et des villes qui changent de nom

Le plus souvent, quand un État ou une ville change d’appellation, ce sont pour des raisons politiques, même si les autorités essaient de le cacher.

L’Inde a voulu décoloniser la toponymie et c’est pourquoi certains noms de villes indiennes ont changé, il y a une vingtaine d’années. Bombay est devenue Mumbai; Calcutta s’appelle maintenant Kolkatta; Madras se dit Chennai, etc.

Ces appellations se voient régulièrement dans le monde anglophone, mais la francophonie résiste et s’en tient très souvent aux noms traditionnels.

Changer le nom d’un pays

Comme je l’ai déjà indiqué dans un article récent sur la Turquie, certains noms sont immédiatement adoptés dans le monde francophone, la République démocratique du Congo étant un bel exemple. On peut aussi penser à l’Iran anciennement appelée Perse. Par contre, on continue de lire Biélorussie, au lieu de Bélarus. On observe aussi une sorte de flottement pour la Birmanie, que la junte au pouvoir a rebaptisée Myanmar.

Bref, c’est l’anarchie en français.

Bharat ou Inde?

Ce qui amène la question suivante : le nom de Bharat sera-t-il finalement adopté en français? Après tout, le Siam s’appelle depuis belle lurette Thaïlande et personne ne proteste.

Bharat nous force aussi à nous poser une autre question : doit-on désigner les pays par leur nom véritable et jeter à la poubelle tous les exonymes? Nous aurions alors dans nos textes Suomi pour la Finlande; Lao pour le Laos; Mexico pour le Mexique; Eesti pour l’Estonie, etc.

Les Nations unies aimeraient qu’on en vienne à cela, mais c’est loin d’être acquis. Les langues ont naturellement tendance à garder les traductions, qui ont le mérite d’être connues de tous.

Alors Bharat ou Inde?

Nous l’avons mentionné, le gouvernement Modi poursuit un but précis, celui de mettre en valeur la religion hindoue, ce qui est controversé dans le pays de Gandhi. Il faut savoir que l’Inde possède une multiplicité de religions et que les non-hindous ne sont pas nécessairement à l’aise avec Bharat.

Pour l’instant, le changement de nom officiel n’est qu’une intention. Le changement de nom n’a pas été soumis aux Nations unies et il est loin d’être certain qu’il le sera.

Et même si c’est le cas, rien ne dit que les autres États vont emboiter le pas, et ce pour deux raisons : 1) le caractère controversé de ce changement inspiré par la religion; 2) la tradition.

Alors, comme on dit ici, gardons-nous une petite gêne, traduction très libre de wait and see.

Oublie ça!

« Oublie ça! », entend-on souvent au Canada français. Cette réplique familière est tellement courante qu’on oublie qu’elle s’inspire de l’anglais Forget it!

Elle s’emploie lorsqu’on exprime un souhait irréalisable parce qu’une autre personne ne voudra jamais suivre nos conseils.

En bon français, il faudrait plutôt recourir à l’une des locutions suivantes :

Laisse tomber!

N’y compte pas!

Peu importe. C’est perdu d’avance.

Il ou elle ne voudra jamais.

Tu prends tes désirs pour des réalités.

En anglais, forget it est une réponse commune lorsqu’on remercie une personne qui nous a rendu service. Au lieu de dire platement Oublie ça, on pourrait essayer de s’exprimer en français correct :

Je vous en prie.

Ne vous en faites pas.

Cela n’a aucune importance.

Cela me fait plaisir.

Et surtout éviter le très américain Pas de problème.

Perdre son blogue

CHRONIQUE INFORMATIQUE – Pour sortir un peu des questions linguistiques

J’ai failli perdre mon blogue. Sans blague. Depuis des mois, WordParesse me signalait qu’il y avait un problème de code PHP dans mes billets. Code PHP? Quid? C’est une sorte de VPN? Un rapport avec le virus du papillome humain?

Généreusement, le site me donne des liens qui me mènent à des pages écrites en klingon. Je n’y comprends strictement rien, car il s’agit de langage de programmation. Je ne suis pourtant pas si nul que cela, parce que j’ai fait de la programmation HTML, voilà de cela une vingtaine d’années. Je tapais les codes à la mitaine, comme on dit au Québec. Pas de meilleure façon que d’apprendre la logique du codage; j’ai même donné des cours à ce sujet.

Pourtant, je ne parle pas le klingon couramment, car cette langue mute à tous les six mois. Les pages vers lesquelles on me dirige dressent une liste d’applications pour corriger certains bogues. L’ennui étant que je n’ai pas le moindre indice quant au problème de ma page. Je nage en plein mystère. Dépassé, je laisse tomber.

Un jour, je décide de simplifier mon mot de passe. Celui-ci respecte les critères que les gourous de l’informatique nous martèlent : 78 caractères comprenant majuscules et minuscules, des chiffres, des symboles, des caractères runiques, des hiéroglyphes, des kanjis japonais. Il ne faut pas le noter nulle part, ni le révéler sur son lit de mort, sans oublier de le changer chaque semaine. Les hôpitaux psychiatriques sont remplis de braves gens qui ont observé ces instructions.

Je le modifie. Mon site refuse le nouveau mot de passe. Il finit par bloquer et m’impose un nouveau parcours semblable aux 24 heures du Mans. Les méandres n’en finissent plus et je zigzague d’une page à l’autre. Je voulais aller à Trois-Rivières, me voici à Pékin. Toutes mes démarches avortent, parce que je ne sais pas ce que je fais. Résultat : je n’ai plus accès à mon site sous mon nom. Catastrophe.

Il semble que dorénavant je m’appelle Kim Lacroix. Si, si. Kim, une charmante personne, m’a aidé en 2013 à configurer mon site. Depuis lors, elle a pris une distance sanitaire de ma personne en s’établissant à Londres, en Ontario…

La seule façon d’entrer dans mon site, et de publier d’autres articles, est de me faire passer pour elle. Heureusement, WordParesse n’utilise pas la reconnaissance faciale. Les articles sont maintenant signés de son nom. Mais au moins j’ai repris le contrôle de mon blogue, qui reconnait enfin le nouveau mot de passe.

J’ai donc marché sur une jambe de bois pendant quelques mois.

J’étais assis sur une bombe à retardement qui a fini par exploser. Un matin, on m’annonce que mon site est bloqué à cause du fameux problème de PHP. Mais, généreux comme pas un, WordParesse m’offre la possibilité d’aller au chevet du mourant. J’ai une dernière chance de voir mon blogue avant qu’il expire.

Jonas entre donc dans la baleine agonisante et, surprise, on me signale l’origine du problème. Un petit widget insignifiant qui permet aux lecteurs d’accéder à ma page FacedeBouc ou à celle de SpaceX. Le petit bidule a une colique. J’ai le choix de tenter de le réparer, donc de voyager jusqu’à la galaxie Alpha du Centaure, ou bien de le trucider. J’entends la musique du Parrain et je l’exécute.

Blanche Neige sort de sa torpeur. Mon site est redevenu normal. J’y accède sous mon nom… mais avec l’ancien mot de passe. Le nirvana et le paradis en même temps. J’entends Sympathy for the Devil chanté par les anges.

Tout va bien, jusqu’à nouvel ordre.

***

Autre article des Chroniques informatiques : Glossaire désabusé de l’informatique. Aussi, le labyrinthe informatique.

Cold case

Certains considèrent le meurtre du président John Kennedy en 1963 comme un cold case, tandis que d’autres se rangent du côté du juge Warren. Lee Harvey Oswald est le seul coupable, point à la ligne. Entre les deux, tout un vivier de conjectures qui incriminent la mafia, Cuba, les Soviétiques, etc. J’oubliais les extraterrestres.

Les amateurs de romans policiers, dont je suis, tombent parfois sur l’expression cold case. Un franc-tireur de la police, généralement marginal, alcoolique et coureur de jupons, décide de déterrer une vieille affaire pour tenter de la résoudre. Il y parvient toujours.

Cold case constitue le crime parfait : impossible de traduire le terme littéralement. Les affaires froides? On parlera plutôt des affaires non résolues, affaires non élucidées, des dossiers en suspens, non encore fermés, des dossiers non classés.

Mais pourquoi pas les affaires classées sans suite?

Certains proposeront des traductions comme vieilles affaires, anciennes affaires, etc. Mais toutes pèchent par imprécision.

L’attrait irrésistible de l’anglais en Europe ne se dément pas. L’expression cold case est régulièrement employée, que ce soit dans les bouquins ou dans les séries policières. Un simple délit là-bas, un vrai crime au Canada.

Food truck

Les anglicismes envahissent tellement la langue française qu’il y a de quoi faire une indigestion, surtout quand il serait possible de traduire l’expression dans notre langue et que, par surcroit, elle ne renvoie pas uniquement à une réalité anglo-saxonne.

C’est le cas de food truck. Vous savez, ces espèces de bazars ambulants qui vendent le plus souvent des mets rapides, cuits sur le gril. Par exemple des hot-dogs et autres shawarmas.

Le terme n’est pas si difficile à traduire.

L’Office québécois de la langue française propose : camion de restauration, camion de cuisine de rue.

Camion de cuisine, camion-cuisine, camion-restaurant, etc. Certains risqueront camion de bouffe… Et pourquoi pas? Les cyniques ajouteront camion de malbouffe…

On peut voir aussi camion alimentaire, camion à nourriture.

Et pourquoi pas le bon vieux mot cantine? Certains objecteront qu’une cantine est une sorte de restaurant collectif… Vrai, mais n’est-ce pas ce qu’est, au fond, un food truck? On pourrait peut-être dire une cantine roulante.

Bref, vous voilà saturés, bande d’insatiables. Quand on y panse (!), il est facile de traduire cet anglicisme.

Graduation

Êtes-vous gradué? Si oui, c’est que vous ressemblez à un thermomètre!

En cette fin d’année scolaire, on assiste à une ribambelle de bals de graduation qui marquent la fin des études secondaires. Il s’agit en fait d’un bal de fin d’études.

Grade

La confusion vient du fait que le mot français grade a inspiré l’anglais. Dans notre langue, un grade est un titre ou un diplôme universitaire. Le fait d’en posséder un signifie que vous êtes diplômé. Vous avez obtenu votre diplôme, vous êtes titulaire d’un diplôme. Chose certaine, vous n’êtes PAS un gradué pour autant, pas plus qu’un gradé, d’ailleurs, terme qui appartient au vocabulaire militaire.

Graduation

Le terme graduation est un emprunt à l’anglais.  Il renvoie à une cérémonie de remise des diplômes, qu’on appelle en français la collation des grades, du moins dans les universités. Pour le collège ou l’école secondaire on parlera de remise des diplômes ou encore de cérémonie de fin d’études.

Vous désirez monter en grade? Arrêtez de parler de vos études comme un anglophone. C’est le français qui en prend pour son grade!