Maison-Blanche

On me demande souvent s’il faut traduire le nom des organismes étrangers. La réponse est oui.

En politique, on le fait couramment pour des raisons d’ordre pratique. En effet, qui voudrait énoncer le nom du Parlement japonais en langue nipponne? Le nom de l’Université de Helsinki en finnois.

Il en va de même pour la White House. Par commodité, on traduit. Autre question souventes fois entendue : faut-il mettre la majuscule? Évidemment, puisqu’on parle d’un bâtiment public, mais surtout d’une institution en soi.

Bien entendu, il n’existe aucune traduction officielle de White House. Le plus souvent, on voit Maison-Blanche, avec double majuscule et trait d’union.

Habituellement, l’adjectif qui suit le substantif ne prend pas la majuscule. Toutefois, lorsqu’on choisit de le relier au premier mot par un trait d’union, on peut l’écrire avec la majuscule initiale.

Ce genre de construction est assez fréquent en toponymie. Pensons à Virginie-Occidentale, Australie-Méridionale. Il s’agit bien sûr d’un choix arbitraire, puisqu’on aurait pu écrire Maison blanche. L’usage a fait le reste.

Les grands dictionnaires ainsi que les médias de bonne tenue écrivent Maison-Blanche.

Mon article sur les institutions américaines donne plus de détails sur les autres organismes importants de nos voisins du sud.

2 réflexions sur « Maison-Blanche »

  1. Comme correcteur en France, je continue de pratiquer le « Maison blanche » orthodoxe et conforme à la logique typographique française.
    La notoriété ne devrait pas influencer l’application des règles, surtout quand elles sont simples. Cette question des majuscules et des traits d’union est souvent inutilement compliquée pour des raisons totalement externes. Les principes tiennent sur une carte postale mais les gens en ont fait un roman truffé de cas particuliers : « Bons baisers de Byzance ! »

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