Maison Blanche

La résidence du président des États-Unis s’appelle la Maison-Blanche. Habituellement, on ne met pas de majuscule à l’adjectif lorsque celui-ci est après le nom. On devrait écrire Maison blanche, mais on ne le fait pas.

Cette règle, de garder la minuscule à l’adjectif, comporte une exception : l’adjectif qui précède le substantif prend la majuscule. Par exemple, le Grand Trianon. Si on écrivait la Blanche Maison, eh bien la majuscule serait justifiée.

On remarquera une autre exception, celle des appellations commerciales. Pensons à la Banque Nationale. La double majuscule donne ici plus de relief à cette raison sociale.

La même logique prévaut pour la résidence du président des États-Unis. Mais, comme je le signalais dans un article précédent, il est de coutume de mettre le trait d’union. L’appellation qui identifie l’édifice devient donc un nom composé, un peu à la manière d’un odonyme.

Par exemple, on écrira la rue des Grands-Châteaux. L’élément déterminatif s’écrit avec un trait d’union, une manière d’unifier le tout.

Maison Blanche

L’appellation Maison-Blanche est quelque peu malmenée dans la presse. La graphie classique avec trait d’union perd un peu de terrain dans la presse européenne. Les quotidiens Le Monde, Libération et Le Figaro écrivent maintenant Maison Blanche, bien que cet usage ne soit pas constant. La double majuscule est sauvegardée, mais pas le trait d’union.

Dans plusieurs articles de ce blogue, j’ai critiqué les règles byzantines du français sur la majuscule. Leur rigidité et surtout leur incohérence expliquent peut-être que certains scribes s’encanaillent. Ce n’est pas moi qui vais les blâmer.

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