Voir la lumière au bout du tunnel

Voir la lumière au bout du tunnel. On l’entend sans cesse, tant les dirigeants que les citoyens, tous épuisés, écœurés par cette pandémie chinoise qui s’éternise.  

Cette expression épidémique aussi bien que virale vient pourtant de l’anglais : to see light at the end of the tunnel.La traduire par Voir la lumière au bout du tunnel parait tout ce qu’il y a de plus logique.

Traduction

Alors il y a un tunnel? Très bien, on pourrait tout simplement voir le bout du tunnel… mais encore? Sortir du tunnel, de l’impasse, s’en sortir, etc. Et pourquoi pas : se sortir de l’impasse sanitaire.

D’où vient le calque?

Un esprit anglais dans un corps sain… pourrait-on faire valoir. En fait une subtile différence de perspective subtile entre les deux langues.

L’ennui étant que la langue de Shakespeare n’a pas tout à fait la même optique que celle de Molière.

L’anglais a une vision cinématographique de la langue; il décrit fidèlement ce qu’il voit. Et que voit-on au bout d’un tunnel? La lumière. Donc tout se tient.

Le français est une langue analytique qui ne décrit pas tout ce qu’il voit : il en fait la synthèse, sans nécessairement donner tous les détails. Par conséquent, on dira en français : voir le bout du tunnel. Pour un francophone, il est évident qu’au bout d’un tunnel on ne peut voir autre chose que de la lumière; le préciser devient superflu.

Comme on le voit, cette tendance de l’anglais à tout décrire peut mener à des erreurs de traduction, même si dans le cas présent, ce n’est pas très grave.

Mais parfois, suivre fidèlement la démarche de l’anglais peut conduire à des phrases inutilement lourdes.

            Le rapport a été reçu, lu, analysé et commenté. (Anglais)

            Le ministre a demandé et obtenu un rapport sur la situation. (Anglais)

            Le rapport a été commenté. (Français)

            Le ministre a obtenu un rapport sur la situation. (Français)

Ukraine

La Russie vient d’envahir l’Ukraine et occupe la Crimée, depuis 2014, et la partie est du Donbass depuis quelques années. Ces deux territoires comptent une importante population russe, comme d’autres États voisins de la Russie, par exemple les pays baltes.

L’impérialisme russe et l’intimidation dirigée contre ses États voisins, que Moscou appelle « le proche étranger », n’a rien de nouveau. Les Finlandais, Lettons, Lituaniens, Estoniens et Bélarusses pourraient vous en parler.

La tragédie ukrainienne

À bien des égards, l’histoire contemporaine de l’Ukraine est une tragédie. Brièvement indépendante en 1918, elle est envahie par l’Armée rouge et rattachée à l’Union soviétique en 1922. De 1931 à 1933 sévit la famine sur le territoire soviétique et l’Ukraine en est particulièrement victime. Le pouvoir soviétique utilise cette famine par mater le peuple ukrainien particulièrement rebelle. C’est ce qu’on appellera l’Holodomor, qui signifie faim et fléau. Cette tragédie aurait fait de 2,6 à 5 millions de morts. Bien entendu, elle alimente l’animosité de l’Ukraine à l’égard de son voisin russe, mais ce n’est pas le seul élément d’explication.

Russification de l’Ukraine

L’Ukraine a connu plusieurs siècles de russification, tant à l’époque de l’Empire de Russie qu’à celle de l’Union soviétique. C’est ce qui explique que la langue russe soit fréquemment utilisée dans ce pays, même si l’ukrainien est la langue officielle.

Cette russification a des répercussions sur la manière dont les Occidentaux écrivent les noms ukrainiens. Peu de gens le savent, mais les graphies courantes des noms de lieux ukrainiens sont très souvent des translittérations du russe, et non de l’ukrainien.

Le toponyme Ukraine est la traduction de Oukraïna.

S’il n’est pas question de russification dans le nom du pays, ce n’est pas le cas pour les villes importantes, à commencer par Kiev, nom russifié de Kyïv. Voir mon article à ce sujet.

Voici quelques autres exemples de graphies russes adoptées ici pour des noms ukrainiens.

Kharkov devrait se prononcer Kharkiv et s’écrire de la même manière.

Tchernobyl devrait se prononcer Tchornobyl et s’écrire de la même manière.

Lougansk devrait se prononcer Louhansk et s’écrire de la même manière.

Sébastopol devrait se prononcer Sévastopol et s’écrire de la même manière.

Une petite visite dans l’Encyclopédie Larousse montre encore une fois l’incohérence des ouvrages français dans l’écriture des noms étrangers. Voici les titres des entrées principales :

Kiev, en ukrainien Kyïv

Kharkiv, anciennement Kharkov

Tchernobyl, en ukrainien Tchornobyl

Louhansk, anciennement Lougansk

Sébastopol, sans équivalent ukrainien

Comme on le voit, les entrées Kharkiv et Louhansk sont énoncées en ukrainien, tandis que toutes les autres viennent du russe. Comprenne qui pourra.

Nos meilleures pensées accompagnent le peuple ukrainien.

Randomiser

Il est courant dans le monde scientifique de parler d’une étude randomisée. Il est évident que cette expression s’inspire de l’anglais random, défini ainsi par le Collins :

A random sample or method is one in which all the people or things involved have an equal chance of being chosen.

Autrement dit un échantillon au hasard.

Randomiser c’est répartir aléatoirement, répartir au hasard. C’est pourquoi le Petit Robert définit la randomisation de la manière suivante :

Échantillonnage aléatoire destiné à réduire ou supprimer l’interférence de variables autres que celles qui sont étudiées.

Il est donc clair qu’on pourrait aisément se passer des deux anglicismes que sont randomiser et randomisation, si ce n’est que ces expressions sont utilisées couramment dans le monde des sciences et de la statistique.

Booster

Les autorités sanitaires nous invitent à booster notre système immunitaire pour tenir le coup devant la pandémie chinoise de covid-19. L’expression est aussi bien employée en Europe qu’au Québec et au Canada français.

Elle peut se traduire facilement :

Stimuler, augmenter, renforcer, développer.  

Mais en cette période sombre de pandémie, l’anglicisme en question est plus attrayant que la simple locution « stimuler le système immunitaire. » Dans booster, il y a un petit kick supplémentaire, dont nous avons justement besoin, en cette saison hivernale (30 cm de neige aujourd’hui dans l’est du Canada).

Booster n’est pas un néologisme : il figure depuis quelques décennies dans les ouvrages de langue. En effet, un booster est un propulseur d’appoint en aéronautique. Je me rappelle l’avoir lu dans les pages du Monde en 1986, dans un article relatant l’explosion au décollage de la navette Challenger. Le journaliste s’emportait justement devant l’anglicisme booster en faisant valoir qu’il était temps de parler de fusée d’appoint… D’ailleurs, le Petit Robert propose propulseur d’appoint et propulseur auxiliaire.

Booster boosté par l’usage

Une petite recherche sur le Web permet de constater que le verbe et son substantif traversent le français de part en part. On peut acheter un booster pour sa batterie de voiture; si vous fumez, vous pouvez acheter des booster nicotines; le site pole-emploi.fr propose un forum Job Booster Day; si vous faites de la musculation prenez un booster, un complément alimentaire, etc.

Il faudrait peut-être aviver les réflexes de traduction dans la vieille Europe.

Pageturner

On a déjà dit à l’écrivaine québécoise Chrystine Brouillet qu’elle rendait ses lectrices insomniaques, parce que ses livres sont tellement captivants qu’il est difficile de les abandonner pour aller dormir. Ces romans policiers sont ce qu’on appelle en anglais des pageturners.

Comme cela arrive très souvent, l’anglais illustre son propos par une image : on voit le lecteur tourner frénétiquement les pages afin de connaitre la fin. Bien entendu, des commentateurs francophones se sont laissé séduire par cette image et parlent d’un… pageturner. Les éditions Milan ont baptisé ainsi une collection jeunesse. Triste.

Alors comment éviter l’anglicisme? Je reviens à Chrystine Brouillet. Ses romans sont captivants, prenants, irrésistibles, impossibles à abandonner, se lisent d’une traite.

L’Office québécois de la langue française propose accrolivre ou encore trappe-lecteur. Ce sont des suggestions intéressantes qui, certes, n’ont pas le pouvoir envoutant de la langue américaine mais n’en demeurent pas moins de belles trouvailles. Comme courriel au lieu de l’imbuvable email.

Babelio

Si Babelio n’existait pas, il faudrait l’inventer. Une merveilleuse plateforme pour les lecteurs compulsifs qui veulent échanger sur leurs coups de cœur littéraires.  Il est facile d’y ouvrir un compte pour afficher les livres qui nous ont plu.

On peut faire des recherches par titre et par auteur et lire les critiques des autres participants. Un système d’étoiles convivial permet d’attribuer une cote à un ouvrage et de rédiger ensuite une évaluation en plusieurs paragraphes. Toute nouvelle critique figure en tête du palmarès et peut être commentée par d’autres utilisateurs, ce qui peut donner lieu à des échanges intéressants.

La page d’accueil est particulièrement agréable avec des sections réservées aux actualités, aux dernières parutions, etc. À partir de cette page, on peut lancer une recherche ciblée, par exemple sur les romans policiers et les polars. Il est en général très facile de naviguer dans Babelio. En bas de chaque critique, on peut cliquer sur des livres apparentés à celui que l’on vient d’analyser. Un véritable magasin de bonbons pour les fanas de lecture.

Les critiques

Les participants sont surtout des Français. On s’en rend compte dans la façon dont les critiques sont formulées. Les appréciations s’étalant sur quatre ou cinq paragraphes ne sont pas rares et témoignent de la facilité qu’ont nos cousins de disserter. Leur érudition et leur esprit d’analyse sont éblouissants. Malheureusement, certains textes relèvent davantage de l’exercice de style et s’embourbent dans toutes sortes de considérations qui nous font perdre de vue le sujet principal. Trop souvent, l’esprit de synthèse fait défaut.

La navigation dans le site permet de constater un autre phénomène : la complaisance. Peu importe le titre retenu, les éloges sont à l’ordre du jour et la majorité des critiques comportent quatre ou cinq étoiles. Cela se comprend, car ce sont généralement les plus enthousiastes qui seront portés à écrire une critique tandis que les autres ont tendance à s’abstenir. Cela peut donner un portrait faussé de la valeur véritable d’un livre.  

En effet, les textes dithyrambiques ne permettent pas toujours de prendre le recul nécessaire pour décider si nous voulons lire une œuvre donnée. J’ai souvent eu l’impression que certaines personnes seraient prêtes à encenser le bottin téléphonique. J’ai vu des personnes s’extasier devant des livres que j’ai trouvé très mauvais et qui, à mon avis, n’auraient jamais dû être publiés.

C’est pourquoi je préfère me référer au tableau de synthèse qui ventile les avis selon le  nombre d’étoiles obtenu par un titre; je clique souvent sur les avis ayant obtenu trois étoiles sur cinq, car les critiques auront plus de chance d’être nuancées. Il est toujours intéressant de savoir quels éléments ont déplu dans un livre.  

Un site québécois, Quialu.ca, vient d’être lancé, mais n’a pas encore l’ampleur de Babelio.

Coup d’État

Commençons par une citation du Robert : « Conquête ou tentative de conquête du pouvoir par des moyens illégaux. »

Le 6 janvier marque le premier anniversaire de la tentative des partisans de Donald Trump d’empêcher le Sénat américain de valider l’élection à la présidence de Joe Biden. Autrement dit, l’ancien président tentait de conserver le pouvoir par la force.

Une expression française

Le coup d’État généralement cité dans les ouvrages historiques et lexicographiques est celui perpétré par Louis-Napoléon Bonaparte, en 1851, qui mettait fin à la Deuxième République française. Napoléon III gouvernera jusqu’en 1871.

Malheureusement, les définitions proposées dans les ouvrages généraux en ligne ne vont pas plus loin que celle du Robert. L’Encyclopédie Larousse donne comme autre exemple la tentative de coup d’État à Moscou, en 1991, dont le but était d’écarter Mikhaïl Gorbatchev du pouvoir.

Il est intéressant de constater que l’Encyclopædia Britannica nous donne plus de détails. L’expression coup d’État est passée en anglais et souvent abrégée par le simple mot coup. L’encyclopédie vient éclairer notre lanterne en précisant qu’il s’agit d’une action violente menée par un petit groupe d’individus pour renverser un gouvernement élu. On voit bien que cette définition convient parfaitement quand il s’agit de qualifier les évènements du 6 janvier 2021 survenus au Capitole de Washington.

L’ouvrage précise la nuance avec la notion de révolution qui, elle, résulte d’une volonté populaire. (Il est bien dommage que les ouvrages français n’apportent pas cette nuance.)

Révolution

La plus célèbre des révolutions est la Révolution française qui a mené au renversement de la monarchie, en 1789. Mais la première révolution républicaine nous vient des États-Unis, en 1776.

Évidemment, il y a eu un grand nombre de révolutions tout au long de l’histoire. On peut penser aux révolutions démocratiques de 1989, en Europe centrale et orientale; à la Révolution islamique en Iran. Mais l’une des plus marquantes, à part la Révolution industrielle, reste la Révolution bolchévique, aussi appelée Révolution russe de 1917.

Celle-ci a été précédée d’un coup d’État, c’est-à-dire cet assaut donné par les bolchéviques pour s’emparer du palais d’Hiver de Petrograd (aujourd’hui Saint-Pétersbourg). Il faut dire que le pouvoir était en pleine déliquescence et qu’il suffisait d’aller le cueillir au vol.

C’est là un exemple intéressant d’un coup d’État qui conduit à une révolution.

Putsch

Un terme allemand est venu s’insérer dans le vocabulaire anglais et français. En novembre 1923, Adolf Hitler tente de renverser le gouvernement bavarois dont certains membres sont réunis dans une brasserie. Cette tentative de coup d’État avorte mais passe à l’histoire sous le nom de putsch de la brasserie.

Depuis lors, le terme putsch s’emploie comme synonyme de coup d’État.

Le monde hispanique nous a donné l’expression pronunciamiento, définie comme un coup d’État militaire, un putsch.

Les lecteurs étonnés par la majuscule employée dans les noms de révolutions liront avec intérêt mon article la majuscule dans les noms de périodes historiques en français.

Trinquer

C’est la nouvelle année, alors trinquons à nos succès et surtout à notre santé. Les libations de fin d’année nous amènent à choquer notre verre contre celui d’un parent ou d’un ami. Bref, nous portons un toast.

Ce mot vient du français tostee, une tranche de pain rôti. Curieusement, le français se l’est réapproprié dans ce sens original, mais aussi pour trinquer.

Les mots prononcés à cette occasion festive varient d’une langue à l’autre : santé, cheers, salute, tchin tchin ou encore skål, ou ses variantes, dans les langues scandinaves. Ce qui veut littéralement dire « crâne », car les Vikings buvaient dans les crânes des guerriers ennemis tués. Il est vrai que trop trinquer donne mal au crâne.

Alors tout ce beau monde trinque. Les germanophiles voient tout de suite l’ombre de l’allemand trinken, qui a le sens de « boire ». On n’est guère loin de l’anglais drink, lui-même pas très éloigné du néerlandais drinken, du danois et du norvégien drikke et finalement du suédois dryck.

Trinquer a aussi pris le sens élargi de subir des évènements désagréables. Alors là, oui, nous avons trinqué ces deux dernières années. Je lève mon verre à tous ceux qui ont pris soin de leur santé – et de celle des gens tout autour. Les autres finiront bien par trinquer un jour.

Biais

L’expression « par le biais de » a évolué et a pris le sens plus général de « par l’entremise de », « grâce à », etc. L’expression reste malgré tout française.

Ce n’est pas du tout le cas quand il est question d’avoir un biais dans telle ou telle situation. Il s’agit dans ce cas d’un anglicisme.

Le mot en l’objet désigne une ligne oblique, une diagonale ou encore le moyen détourné de résoudre un problème (oui ce mot existe encore…).

L’anglais emploie le mot bias d’une manière très différente. Une expression qui revient souvent est gender bias, que l’on peut traduire par préjugé, parti pris sexiste; en langage plus contemporain, on voit aussi préjugé lié au genre.

En anglais, le mot bias exprime une préférence marquée pour une chose ou une personne, un intérêt envers un sujet donné. Il est inconcevable de le traduire par biais.

Le traducteur avisé lui préférera préjugé, parti pris, subjectivité, partialité. Éventuellement, on pourrait parler d’une tendance, d’une orientation.

L’expression biais cognitif est entrée dans les dictionnaires. Le Robert la définit ainsi : « distorsion dans le traitement d’une information, susceptible de fausser le raisonnement et le jugement. »  

Ont été rencontrés

Souvent, j’ai été agacé par cette locution entendue dans les médias : « Les témoins ont été rencontrés par les policiers. »

Anglicisme? Faute de syntaxe? Je tenais un autre beau sujet pour mes chroniques martiennes, diraient certains.

L’anglicisme parait évident. Les anglophones recourent au passif plus souvent que nous et, comme nous le savons, le français et l’anglais ne s’expriment pas toujours de la même façon. La cause est entendue. Eh bien non.

L’Office québécois de la langue française

La Banque de dépannage linguistique est formelle : la phrase précitée est syntaxiquement correcte et elle est compréhensible. Elle se situe dans la même lignée que d’autres du même genre.

L’individu a été interrogé par des agents de police.

Un témoin important doit être entendu par les enquêteurs.

L’employé fautif sera questionné par ses supérieurs.

À cela on pourrait ajouter :

La cause a été entendue par la juge Cuesta.

Le malade a été ausculté par le docteur Richardson.

La série La Casa de Papel a été vue par des millions de personnes.

Le vilain passif…

Dans les facultés, on enseigne souvent la méfiance envers le passif, présenté comme un mode d’expression lourd et peu naturel. Des générations de traducteurs et de rédacteurs grandissent dans la crainte perpétuelle de commettre l’impair.

Une bonne connaissance du français permet de tempérer ce jugement quelque peu hâtif.

Il est vrai que l’anglais abuse parfois du passif, surtout quand il s’agit de ne pas nommer l’agent qui accomplit l’action. Ce phénomène est observable dans les comptes rendus de réunion : it was said, it was decided, concerns were expressed.

Mais, en anglais comme en français, le passif est un mode d’expression tout à fait acceptable et tenter de le remplacer à tout prix peut s’avérer risqué, voire contre-productif. Qu’on en juge :

L’usine d’embouteillage PopSaccarine a produit cinq millions de cannettes.

Cinq millions de cannettes ont été produites par l’usine d’embouteillage PopSaccarine.

On voit tout de suite que la seconde phrase met l’accent sur la quantité de cannettes, qui est l’élément principal. Chercher à tout prix à mettre la phrase en mode actif ne donne plus le même effet.

Les personnes qui ont lu le classique de Robert Catherine Le style administratif savent que le passif est parfaitement acceptable dans la langue administrative; il est un outil de l’arsenal dont disposent les rédacteurs.

Ont été rencontrés?

Cette locution continue malgré tout de me déranger, mais il devient difficile de la condamner quand on constate que bien d’autres phrases sont construites de la même façon et ne font tiquer personne.

Blogue destiné à tous ceux qui ont à cœur l'épanouissement de la langue française.