Archives de catégorie : traduction

Bleu poudre

La Coalition avenir Québec a peint le Québec en bleu poudre, c’est-à-dire en bleu pâle. Tous les commentateurs le disent. Cette teinte de bleu est la couleur du logo de la CAQ, ce qui lui permet de se distinguer des deux autres formations politiques ayant adopté le bleu comme couleur principale, à savoir le Parti québécois et le Parti conservateur.

Le langagier en moi tique : et si c’était un anglicisme, calque de powder blue? Le Dictionnaire Larousse anglais-français donne comme traduction bleu pastel, mais pas bleu poudre.

Le fait est que cette expression douteuse ne figure pas dans les grands dictionnaires. On verra bleu marine, certes, mais jamais bleu poudre. L’expression semble appartenir au registre québécois, comme en témoigne le nom d’un ancien groupe d’humoristes, les Bleu poudre (sans S).

Ici et là sur la Grande Toile on verra bleu poudré, mais en autant que j’ai pu voir, ce terme ne semble pas du tout répandu dans la francophonie. C’est pourquoi je demeure dubitatif par rapport à cette expression.

Ceux qui redoutent de commettre un anglicisme opteront pour bleu clair ou bleu pastel.

Continuons d’être vigilants…

Dernier droit

Le monde entier retiendra son souffle lorsque le scrutin présidentiel américain de 2024 arrivera dans le dernier droit.

Voilà un terme qu’on entend souvent dans les courses hippiques, l’ennui étant qu’il est erroné.

Chose exceptionnelle, un journaliste, Antoine Robitaille, a sonné l’alarme en dénonçant cette expression trop souvent utilisée dans les médias québécois. Un journaliste qui signale un anglicisme, évènement rarissime. A-t-il seulement été entendu?

Comme on peut s’en douter, l’expression dernier droit vient directement de l’anglais the last straight.

En athlétisme, ou dans les sports équestres, il sera question de la dernière ligne droite. En effet, droit n’a pas le sens de « ligne droite » en français.

Puisque la joute électorale est une compétition, puisons dans le vocabulaire du sport et parlons de dernier sprint, de sprint final. On pourrait aussi parler de dernière étape et, avec un peu d’imagination et de vocabulaire, des derniers moments, du dernier souffle de la campagne électorale. Et pourquoi pas le dernier virage avant la fin de la campagne?

On va se le dire

On va se le dire : on se le dit souvent ces temps-ci dans les médias. Rien de très grave, juste un tic langagier. Mais on le voit mal dans une traduction un tant soit peu minutieuse.

Ceux qui en ont assez d’entendre cette locution pourront la remplacer ainsi : disons-le franchement; soyons clairs; franchement; pour être franc…

Tics

Et des tics il y en a dans les médias. Ils ont parfois leur utilité, mais à force de les entendre on en vient à s’étonner du manque d’imagination, pour ne pas dire de vocabulaire, de certains.

Prenons le fameux terrain de football. Quand on veut donner un ordre de grandeur, il est facile de se référer à la grandeur d’un terrain de football. Utile, certes, mais un peu répétitif. Cocasse aussi de constater que le terme « football » n’a pas le même sens en Europe et en Amérique… La référence n’est donc pas exactement la même.

Lassitude

Tous ceux qui ont à cœur la défense du français ne peuvent qu’éprouver une profonde lassitude devant la pauvreté du vocabulaire dans les médias canadiens. Certes, la tendance aux mots fétiches existe partout, mais elle me parait très marquée ici.

Comme je l’ai souligné dans un autre article, le mot « problème » est complètement disparu. Dans nos médias, tout et n’importe quoi est devenu un « enjeu ». Il y a les enjeux de la campagne électorale, un enjeu de vandalisme des affiches électorales, un enjeu avec les transports dans les banlieues étalées, sans oublier le commun des mortels qui a toutes sortes d’enjeux dans sa vie quotidienne. Pffft…

Cela me fait penser au chien de mon voisin. Quand il aboie, tous les autres se mettent à hurler à leur tour, pour faire pareil, sans trop savoir pourquoi.

C’est méchant, je sais. Soyons clairs, j’en ai vraiment marre.

Élisabeth

La reine Élisabeth vient de nous quitter. Son nom nous est tellement familier que nous, les Canadiens, ne remarquons jamais la différence orthographique entre l’anglais et le français.

Les anglophones écrivent Elizabeth, tandis que les francophones écrivent Élisabeth; le nom de la souveraine est donc francisé. Cette transcription n’est pas inusitée puisque les noms des souverains anglais, comme ceux d’autres pays que la Grande-Bretagne, sont le plus souvent francisés.

À commencer par le célèbre Henri VIII et le père de la défunte souveraine, George VI, prononcé à la française, mais dépouillé de son S final. Curieux. Pourtant, son ancêtre Édouard VII voyait son nom bel et bien traduit dans notre langue, le E accentué en étant la preuve.

Hiatus? Peut-être.

La reine Élisabeth a eu quatre enfants : Charles, le nouveau roi, Anne, Andrew, et Edward, tous ces noms orthographiés à l’anglaise.

Le successeur de Charles III sera son fils le prince William. L’accroc à la francisation est ici évident. Le prénom William a de tout temps été traduit par Guillaume. Que l’on pense à Guillaume le Conquérant, traduction de William the Conqueror. Le dernier souverain à avoir porté ce prénom est Guillaume IV.

Lorsque le prince William montera sur le trône, il portera donc le nom de Guillaume V, William V en anglais. À moins bien sûr que la tradition ne soit brisée et que son nom de prince le suive sur le trône.

Bigot

Les États-Unis sont-ils au bord d’une guerre civile? Certains pensent que oui. À mon sens, elle ne ressemblera en rien à la guerre de Sécession qui a déchiré le pays de 1861 à 1865. Ce sont plutôt des fanatiques de toute sorte qui pourraient perpétrer des attentats ciblés, enlever ou assassiner des personnalités publiques. L’invasion du Congrès, le 6 janvier 2021, pourrait n’être qu’une répétition.

Malheureusement, le pays de l’Oncle Sam est peuplé de personnes intolérantes, fanatisées, étroites d’esprit, celles qu’on appelle souvent des bigots. Attention, il s’agit ici d’un anglicisme pernicieux.

Il y a effectivement un grand nombre de bigots chez nos voisins du sud, mais pas exactement ceux qu’on pense. Car, en français, un bigot n’est rien d’autre qu’une personne dévote, une grenouille de bénitier comme on dit couramment. Or, les États-Unis ont été fondés par des puritains fuyant l’Angleterre; les bigots ont essaimé partout dans le pays et leur influence se fait encore sentir : la religiosité des Américains fait contraste avec ce qu’on observe dans d’autres pays occidentaux.

Bigots et lunatiques

Le terme anglais bigots pourrait se traduire tout simplement par intolérants, entre autres. En anglais, on parle souvent de la lunatic fringe. Il s’agit d’utopistes, que certains qualifieraient en français d’extrémistes ou de jusqu’au-boutistes.

Un lunatique, en français n’a rien à voir avec un lunatic en anglais, une personne qui se conduit de manière stupide, sans réfléchir. Dans notre langue, un lunatique est une personne instable, versatile.

Ce qui nous amène vers un troisième faux ami : versatile. On entend souvent les commentateurs sportifs parler d’un joueur versatile. En réalité, il est question d’un joueur polyvalent, par exemple un ailier aussi bon en défensive qu’en offensive.

Ce billet met en évidence les multiples pièges que comporte la traduction et le danger de traduire sans bien comprendre ce qu’on lit.

Pipeline

L’acheminement du gaz russe en Allemagne est un sujet qui retiendra l’attention au cours des prochains mois. On reproche amèrement à l’ancienne chancelière Angela Merkel d’avoir rendu son pays dépendant du géant russe pour chauffer ses maisons.

Au cœur du problème (un mot qui semble disparu du vocabulaire médiatique) : le pipeline Nord Stream 1 grâce auquel le gaz russe est acheminé en Allemagne.

Prononciation

Les Canadiens qui écoutent les médias français ont sûrement remarqué que les animateurs prononcent le mot à l’anglaise paï-peu-laïne, ce qui se comprend aisément puisque le terme vient de l’anglais.

De ce côté-ci de l’Atlantique on le prononce comme un mot français : pipe-line. Faut-il condamner cette prononciation ? Pas nécessairement, étant donné que le mot est bien intégré au vocabulaire de notre langue.

D’ailleurs, le Robert donne les deux prononciations, tandis que le Larousse… surprise ! donne seulement la prononciation française.

Synonymes douteux

Naguère on entendait souvent oléoduc. Dans ce cas, il s’agit d’une conduite pour le pétrole uniquement, alors que le pipeline peut servir à acheminer du gaz aussi bien que du pétrole. Par conséquent, oléoduc ne peut être considéré comme un parfait synonyme de pipeline.

Qu’en est-il de gazoduc ? Comme le nom l’indique, il s’agit d’une conduite destinée au gaz naturel, liquide ou pas.

Gaz

Au Québec et dans le reste du Canada on peut dire qu’il y a de l’eau dans le gaz. Sous l’influence de l’anglais américain, le mot gaz désigne l’essence qu’on met dans un véhicule. Peser sur le gaz signifie accélérer, c’est-à-dire peser sur l’accélérateur. Mettre du gaz dans le char c’est faire le plein à une station de gaz.

Ne craignez rien, les Québécois ne sont pas en train de révolutionner la conduite automobile : ils parlent américain avec des mots français, comme c’est trop souvent le cas.

En passant, ce que les Américains appellent gas se dit petrol en Angleterre. Comprenne qui pourra.

Provision

Le vocabulaire juridique comporte son lot d’anglicismes au Canada. On n’a qu’à penser à renverser une décision, qui a fait l’objet d’un article dans ce blogue.

Un anglicisme plus insidieux nous guette : « Il n’y a pas de provision dans cette loi qui autorise… » On l’entend parfois sur les ondes. Il s’agit d’un faux ami. En anglais, une loi ou une entente peut comporter des provisions, c’est-à-dire des dispositions prévoyant telle ou telle chose.

En français, provision n’a pas ce sens. Une provision se définit comme un ensemble de choses utiles ou nécessaires en vue d’en faire usage ultérieurement. Le terme a également une connotation financière, soit une somme déposée chez un banquier pour assurer le paiement d’un chèque.

Rebondissements…

Au Canada, il est souvent question « d’un chèque qui a rebondi ». Anglicisme coloré. Un chèque qui « rebondit » est un chèque sans provision, un chèque qui n’a pu être encaissé. Chez nos voisins, les chèques rebondissent, tandis qu’au Québec et dans le Canada français ils sont platement sans provision.

Taïwan

La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, se rendra à Taïwan en visite officielle. Cette visite soulève l’ire du gouvernement de Pékin.

Ce qui devrait soulever l’ire des langagiers, c’est le fait que le nom de l’ile rebelle prend le tréma, tandis que sa capitale, Taipei, n’en prend pas.

À maintes reprises dans cette tribune j’ai discuté de l’incohérence des graphies de lieux étrangers en français. Le tandem précité vient enrichir mon argumentation. Pourquoi n’écrit-on pas Taïpei?

Pourquoi Taïwan?

Taïwan est l’ile sur laquelle les nationalistes chinois se sont réfugiés après la révolution maoïste de 1949. Elle était autrefois appelée Formose. Le gouvernement de Pékin soutient que Taïwan fait partie de la Chine continentale et qu’elle devra tôt ou tard être réintégrée, comme ce fut le cas de Hong Kong.

Les puissances occidentales ont mis du temps à reconnaitre le gouvernement communiste de Pékin et ont longtemps considéré que Taïwan représentait la Chine entière. Elles ont finalement mis fin à cette position absurde.

Entretemps, les Taïwanais ont érigé une démocratie et ne veulent pas subir le sort des Hongkongais. On les comprend.

Quand la politique vient brouiller les cartes de la toponymie

Les Occidentaux font sans cesse le grand écart entre la Chine continentale et l’ile rebelle. Elles essaient de soutenir Taïpei du mieux qu’elles peuvent sans offenser Pékin. Cette situation absurde a pu être observée à l’Organisation mondiale du commerce où Taïwan est considérée comme une économie, et non comme un pays… L’organisation a même rebaptisé Taïwan de la manière la plus absurde qui soit : le Taipei chinois.

Un peu comme si on disait « le Budapest hongrois » pour éviter de parler de la Hongrie.

Comme on le voit les découpages politiques et la toponymie ne font pas bon ménage.

Scooter des neiges

« Scooter des neiges. » L’expression est une véritable gifle pour les francophones du Canada.

Notre climat nordique nous a amenés à inventer un mode propulsion original monté sur des skis et activé par un petit moteur. Une sorte de moto qui glisse sur la neige, d’où son nom original de MOTONEIGE.

Je le mets en majuscules et en caractères gras, parce que je ne dérage pas en lisant le polar français Le dernier lapon, écrit par Olivier Truc. Tout au long de cet opus, couronné de nombreux prix, je lis « scooter des neiges »; le vrai terme motoneige apparait enfin à la page 116, comme un synonyme peu usité.

Or il s’avère que l’engin a été inventé au Québec par Joseph-Armand Bombardier. Il a pris d’abord le nom commercial de Ski-Doo, à l’époque où l’anglais dominait encore le Québec, mais le terme générique de motoneige s’est vite imposé. Plus personne n’utilise le terme Ski-Doo, et encore moins cette abomination française de « Scooter des neiges ».

Un scooter? Vraiment?

La vaste majorité des Français n’a jamais vu une motoneige. Je me demande comment on en est venu dans l’Hexagone à baptiser un véhicule canadien d’un nom anglais qui, comble de tout, est erroné. Erroné parce qu’il constitue un affront à l’appellation originale de motoneige, mais aussi parce qu’il ne correspond pas à la définition d’un scooter.

Le Robert : « 1. Motocycle léger, caréné, à cadre ouvert et à petites roues. 2. Scooter des neiges > Motoneige »

Une motoneige est certes équipée de roues, mais celles-ci activent des chenilles qui lui permettent d’avancer dans la neige; en outre, une motoneige glisse sur des skis. Avouons qu’on est finalement très loin de ces petites guêpes à deux roues qui sillonnent les capitales européennes.

Une question d’attitude

L’actrice française Vanessa Paradis a déjà séjourné au Québec et, dans une entrevue, pardon une interview, elle parlait des « scooters des neiges » qu’elle avait vus dans notre pays. Pourtant, elle a dû entendre des dizaines de fois l’expression motoneige. Alors pourquoi cette substitution? Par esprit de supériorité? Par mépris pour la langue québécoise?

Cette idée de rebaptiser à la française le nom d’une invention québécoise est insultante. J’ai contacté le journaliste français Olivier Truc pour signaler mon irritation. Il s’en fout complètement.

Que diraient les Français si je m’avisais d’appeler soudain la baguette française « pâte de farine »?

Saint-Pétersbourg

Pour bien des gens, orthographier les noms russes est aussi agréable que d’avaler du bortch…

Nous commencerons notre voyage par Saint-Pétersbourg, mais en passant brièvement par Kyïv avant de nous perdre dans la steppe des graphies contradictoires…

J’ai écrit de nombreux billets sur l’écriture en français des noms russes et slaves, sujet rébarbatif sur lequel les médias ont dû se pencher récemment, à cause de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

L’article que j’avais écrit l’an dernier sur Kyïv et Kiev est soudainement devenu très populaire, au point que j’ai même donné une entrevue sur la question à une émission humoristique québécoise, l’Infoman.

Je planche sur une conférence portant sur la Russie soviétique et celle de Poutine, qui commencent à se ressembler étrangement. Mes passionnantes recherches sur le pays des tsars m’amènent à me frotter à des noms de lieux et de personnes translittérés en français.

Un phénomène m’a immédiatement frappé : les noms écrits en français ne prennent pas toujours l’accent aigu, alors qu’ils le devraient; ensuite les finales en SKI ne sont pas bien écrites.

Les personnes aimant aller au fond des choses poursuivront leur lecture…

L’accent aigu aléatoire

Saint-Pétersbourg est l’ancienne capitale russe bâtie par Pierre le Grand. Pendant la Première Guerre mondiale, elle a été rebaptisée Petrograd. On remarquera tout de suite que le premier nom est correctement francisé, tandis que le second a perdu l’accent aigu qu’il devrait avoir.

La magnifique ville, théâtre de la Révolution russe de 1917, a repris son nom d’origine après la chute du communisme en 1991. Pour ceux qui se le demandent, le nom des habitants est Pétersbourgeois.

Une autre ville marquante de l’histoire de la Russie est Iékatérinbourg, que j’écris avec des accents, alors que dans le Larousse il n’en prend pas. L’encyclopédie nous apprend que la famille impériale a été exécutée à Iekaterinbourg, sans aucun accent. Voilà une curieuse incohérence.

Incohérence il y également avec Boris Ieltsine, que les ouvrages s’entêtent trop souvent à écrire Eltsine. L’anglais est plus près du russe : Yeltsin.

Lénine (avec accent aigu) a été le leader de la Révolution bolchévique. Le nom du révolutionnaire a été francisé un peu partout… Lenine? Niet!

Mais si on écrit Lénine, pourquoi trouve-t-on Tchekhov? Le nom en cyrillique est bien Чехов, le E se prononçant IÉ. On devrait donc écrire Tchiékhov, ou à tout le moins Tchékhov. En anglais : Chekhov.

Force est donc de constater que la transcription en français des noms russes est souvent approximative et ne reflète pas fidèlement la prononciation en langue originale.

Un autre exemple en ce sens est l’adjectif bolchevique, parfois bizarrement écrit bolchevik. La graphie en russe comporte bel et bien un E, prononcé IÉ, ce qui ne semble pas suffire pour lui attribuer un accent aigu dans notre langue. Est-ce que bolchevik et bolchevique font plus exotiques?

Les finales en SKI ET SKY

Les langues slaves comportent une forme de I allongé et mouillé qui s’écrit en russe avec un double I : ий.

Prenons l’exemple connu de Fiodor Mikhaïlovitch Dostoïevski.

En russe : Фёдор Михайлович Достоевский. Ceux qui lisent le cyrillique voient tout de en finale est le fameux I allongé. On devrait donc écrire Dostoïevsky, le Y servant à illustrer ce I allongé qui n’existe ni en français ni en anglais.

D’ailleurs, les anglophones nous livrent une orthographe bien plus précise du nom de l’écrivain russe : Fyodor Dostoyevsky.

On remarquera que le Y remplace le Ï français dans le prénom, mais que la finale du nom de famille comporte le Y du I allongé.

On observe le même phénomène avec le nom d’un ancien oligarque russe : Михаил Борисович Ходорковский,

Mikhaïl Khordorkovski en français et Mikhail Khordorkovsky en anglais.

Là encore deux graphies légèrement différentes et celle de l’anglais est plus précise.

Conclusion

Il semble que les lexicographes et rédacteurs francophones ont adopté un système graphique s’écartant légèrement de la prononciation du russe. Néanmoins, les Européens francophones se donnent la peine de translittérer vers le français, au lieu d’adopter platement les graphies de l’anglais, comme cela se voit trop souvent au Canada français.

Pour ceux et celles qui veulent éviter de s’embrouiller…

Écrire les noms russes en français

Écrire les noms ukrainiens en français