Archives de catégorie : Anglicismes

Insécure

Insécure est un anglicisme fréquemment employé au Canada. Et il l’est probablement parce que les traductions habituelles semblent marquer un léger glissement de sens par rapport à la langue originale.

Une personne insécure est inquiète, anxieuse. C’est ce que nous disent les dictionnaires de traduction. Mais quand on consulte les ouvrages anglais, on apprend aussi qu’elle manque de confiance en elle, qu’elle a des appréhensions. Bref, elle a peur.

Pour éviter insécure, on pourrait recourir à une périphrase comme « Elle se sent en état d’insécurité. Elle a des appréhensions. »

Bien sûr, il serait facile de dire qu’elle est tout simplement anxieuse, l’anxiété étant la crainte d’un danger imminent.

La popularité de l’anglicisme insécure s’explique probablement par la transparence de cet emprunt, qui renvoie à insécurité. Or, une personne souffrant d’insécurité est forcément anxieuse et nerveuse.

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Woke

Le mot est sulfureux et suscite la controverse. Je me contenterai d’en faire l’analyse linguistique.

Le dictionnaire en ligne Collins le définit ainsi : « Someone who is woke is very aware of social and political unfairness. » Le Robert me parait plus précis « Qui est conscient et offensé des injustices et des discriminations subies par les minorités et se mobilise pour les combattre, parfois de manière intransigeante. »

Le mot dérive du verbe wake qui signifie s’éveiller. Les wokes prétendent posséder un degré de conscience supérieur à celui de la population; ils sont donc éveillés. Le prétérit de wake est woke et le passé composé est woken, comme dans « He has woken up early. »

On voit tout de suite que c’est le prétérit woke qui a généré un nouveau substantif, et non pas l’infinitif, ce qui est assez surprenant. Mais les langues n’empruntent pas toujours des chemins très logiques.

Amusant aussi de voir le sort réservé au passé composé woken, qui s’emploie régulièrement… contrairement à awoken, considéré comme dépassé. On dira plutôt qu’une personne est awake, de sorte que l’infinitif s’est transformé en adjectif ou en une nouvelle forme de participe passé. Tout le monde est bien éveillé?

Engagement policy

En anglais, on appelle engagement policy le fait de maintenir des relations harmonieuses avec un pays qui ne respecte pas les conventions internationales; il peut s’agir dans certains cas d’un État voyou (voir l’article précédent).

En français, les traductions penchent souvent en direction du simple calque politique d’engagement ou encore engagement tout court, ce qui, à mon avis, est imprécis.

Au ministère des Affaires étrangères du Canada, le service de traduction avait retenu l’expression engagement constructif. Au sens de contrat, de pacte, le mot engagement se rapproche de la notion décrite, mais ne l’atteint pas tout à fait. Politique d’engagement est moins clair qu’engagement constructif.

Un exemple d’engagement constructif

Prenons l’exemple de la République islamique d’Iran. Sous le précédent gouvernement conservateur, le Canada a décidé de rompre les relations diplomatiques avec Téhéran, notamment à cause du non-respect des droits de la personne. Précisons que l’Irano-Canadienne Zahra Kazemi avait été assassinée en prison par le régime des ayatollahs.

Beaucoup ont salué la fermeté du Canada. La rupture des relations diplomatiques avec Téhéran complique cependant beaucoup le règlement des questions consulaires et Ottawa peut difficilement venir en aide aux Canadiens qui ont des problèmes avec le gouvernement iranien, car il n’a plus de légation diplomatique en Iran. Le gouvernement doit donc faire appel à des pays tiers.

D’aucuns estiment que ce genre d’approche radicale est contre-productif. Ils font valoir qu’il est plus judicieux pour les démocraties occidentales de maintenir des relations harmonieuses avec des régimes dictatoriaux pour mieux faire passer leurs messages.

Bien entendu, une dictature demeure une dictature, mais une politique d’engagement constructif, une attitude stratégique ou le maintien de relations de coopération (autres traductions possibles) peut donner plus de résultats que la dénonciation systématique d’un régime honni et la rupture complète des relations.

Les démocraties occidentales sont continuellement confrontées à ce genre de dilemme. Adopter une attitude intransigeante à l’égard de tous les régimes politiques contestables qui bafouent les droits de la personne reviendrait à entretenir des relations avec une poignée de pays, ce qui mènerait à une impasse.

De plus, les démocraties occidentales ont toujours eu du mal à gérer leurs relations avec des régimes abusifs, comme le démontre le retour au pouvoir des talibans en Afghanistan et l’indécision des chancelleries occidentales.

Rogue state

La notion de rogue state en anglais désigne des pays qui ne se conforment pas au droit international et ont des pratiques répréhensibles. Ces pays ne tiennent pas compte des protestations de la communauté internationale et poursuivent leurs activités comme si de rien n’était. Les rogue states soutiennent souvent le terrorisme.

Cette notion peut être traduite de plusieurs manières :

  • État voyou
  • État dévoyé
  • État hors-la-loi
  • État paria
  • État renégat
  • État sans-foi-ni-loi
  • État délinquant
  • État rebelle
  • Sans scrupules
  • Qui se livre à des opérations illicites

La première traduction de la liste revient le plus souvent. L’idée de les percevoir comme des parias de la communauté internationale est également courante. Les autres traductions se défendent, mais avouons que la dernière, une périphrase, ne gagnera pas un concours de popularité auprès des langagiers…

Une notion subjective

Bien entendu, le fait de qualifier un pays d’État voyou ne relève pas d’un jugement objectif; il s’agit d’un acte politique, car aucun État ne reconnaît candidement en être un. Ce qualificatif est généralement appliqué à des puissances moyennes ou à des petits pays, rarement aux grandes puissances, bien que chacune d’entre elles considère sûrement les autres comme des États voyous.

Dans le passé, les États-Unis ont déclaré que la Libye, l’Iran et l’Iraq étaient des États voyous.

Tout dépend du point de vue. Par exemple, les pays arabes pourraient considérer Israël comme un État voyou, notamment à cause de l’occupation illégale de la Cisjordanie et des colonies de peuplement qu’il y installe. Pourtant Washington ne voit pas les choses sous le même jour et ne dénonce pas vertement ces colonies, condamnées par des résolutions des Nations unies.

À l’heure actuelle, le Bélarus est perçu comme un État paria, puisque le président Loukachenko a été réélu de manière frauduleuse et que l’opposition est persécutée, même à l’étranger.

Le gouvernement de la République populaire de Chine se comporte indubitablement en État voyou. La violente répression contre les Tibétains et les Ouïghours, ainsi que l’écrasement du mouvement démocratique à Hong Kong viennent étayer cette thèse, sans compter la persécution dont sont victimes les dissidents chinois installés à l’étranger.

Comble de tout, le régime communiste de Pékin retient en otage deux Canadiens pour faire pression sur le gouvernement canadien dans une affaire judiciaire, ce qui est contraire à toutes les lois internationales. Si le Zimbabwe avait agi ainsi, il y a longtemps que le Conseil de sécurité en aurait été saisi et qu’il aurait été condamné par la communauté internationale. Mais, comme je le disais plus haut, on ne traite une grande puissance d’État voyou, même si son gouvernement est exécrable.

DEMAIN : ENGAGEMENT POLICY

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Automobiles

Pour bien démarrer la semaine sur les chapeaux de roue.

Pendant longtemps au Québec les dénominations utilisées dans le monde de l’automobile ont été largement influencées par l’anglais.

Une berline était un sedan; une décapotable, une convertible; un coupé, un hardtop; une familiale, une station wagon. Heureusement, ces termes sont aujourd’hui archaïques.

Les efforts de francisation au Québec et dans le reste du Canada ont porté fruit, car ce n’étaient pas seulement le nom des véhicules qui étaient déclinés en anglais, mais aussi toutes les pièces et tous les accessoires. Et là, le travail est loin d’être terminé. On entend couramment des mots comme bumper, windshield, flasher, etc. Toutefois, les équivalents français sont connus et également utilisés.

Même si le vocabulaire a été francisé, certaines différences terminologiques avec les pays européens peuvent étonner de ce côté-ci de l’Atlantique.

SUV

L’anglicisme SUV s’est frayé un chemin des deux côtés de l’océan, sauf que chez nous on emploie aussi VUS, pour véhicule utilitaire sport. De fait, cette traduction est courante, alors qu’en Europe le sigle SUV domine.

Ce sont des véhicules monocoques, qui s’apparentent aux voitures familiales de jadis, mais avec une allure différente. Les VUS sont surélevés, ce qui procure un faux sentiment de sécurité puisqu’ils peuvent capoter plus facilement, leur centre de gravité étant plus élevé.

Soit dit en passant, la terminologie utilisée m’apparait fautive, car ces véhicules au lourd gabarit, avec une garde au sol élevée sont tout sauf des voitures sports. Le plus souvent, ils manquent d’entrain et sont même poussifs, pour rester poli. En fait, il s’agit de petits camions, utilitaires, certes, mais des camions quand même. Il serait plus exact de les appeler véhicules utilitaires tout simplement.

L’engouement pour les VUS a donné naissance à une autre catégorie de véhicules, plus près de l’automobile, sans être nécessairement à traction intégrale : les crossovers.  Ce sont des véhicules hybrides, mi-auto, mi-camion, mais sans les capacités hors route des VUS. En français on les appelle multisegment.

Car et autocar

Dans les années 1970 et 1980, Renault avait lancé un nouveau modèle appelé Le Car, ce qui n’avait pas manqué d’irriter les Québécois, pourtant massivement anglicisés derrière le volant.  Comme on dit chez nous, les Français avaient pris le champ!

Certes, le mot n’était pas correctement employé. Il s’agissait d’un diminutif d’autocar, terme peu fréquent au Québec. Chez nous, il y a des autobus partout, même pour les liaisons interurbaines. Autocar, inspiré de l’anglais, permet de faire une distinction entre les autobus de ville, comme on dit ici, et ceux qui nous amènent à Québec ou à Gaspé.

Le mot a aussi donné naissance à une autre expression, le car de reportage : « véhicule équipé à la manière d’une régie de studio, et qui permet la transmission télévisée en direct des événements se déroulant à l’extérieur. », nous dit le dictionnaire québécois Usito. Une définition semblable figure dans le Trésor de la langue française, définition qui n’est pourtant pas reprise dans le Robert et le Larousse.

Van

Le mot circule des deux côtés de l’Atlantique, au sens de « Fourgonnette ou minibus servant au transport de personnes. » – Le Petit Robert. La seule différence, c’est le genre grammatical, masculin en Europe et féminin au Canada.

Break

Pour les Canadiens, un break est une petite pause : un break syndical. Rien à voir avec un véhicule qui, en Europe, désigne une petite camionnette, une voiture pouvant servir de fourgonnette. Ce qui s’appelle chez nous une voiture familiale. Collision frontale entre un anglicisme étonnant et une traduction française.

Je m’interroge sur l’origine de ce mot en français, car les dictionnaires anglais actuels n’en recensent pas du tout le sens qui lui est attribué dans notre langue. Un dérapage surprenant.

Monospace

Autre terme inconnu au Québec, synonyme de monocorps. Il s’agit d’un véhicule où le coffre n’est pas séparé de l’espace passager. Une voiture familiale, un multisegment et un VUS sont des véhicules monospace.

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Exit

Il y eut tout d’abord le Brexit, mot valise composé de Britain et Exit. C’est aussi le nom d’une crise existentielle qui a secoué la Grande-Bretagne, forçant sa population à choisir une fois pour toute si elle voulait faire partie de l’Union européenne. On connait le résultat.

Ce genre d’expression est la parfaite illustration des capacités infinies de l’anglais à forger des termes succincts et fulgurants pour décrire des réalités complexes.

Exit est un mot venant du latin exitus, le participe passé de exire, qui signifie sortir. L’anglais a repris le sens du latin, car exit peut aussi bien être un verbe qu’un substantif qui désigne une sortie.

Autres dérivés

La construction de l’Union européenne demeure controversée dans les populations du Vieux Continent et les groupes eurosceptiques se font entendre. En France existe la possibilité très réelle que le deuxième tour de l’élection présidentielle de 2022 mette à nouveau aux prises Emmanuel Macron et la candidate d’extrême droite Marine Le Pen, une eurosceptique. Déjà, certains évoquent une possible sortie de la France de l’UE, ce que les commentateurs anglophones appellent Frexit.

La crise de la dette publique en Grèce, en 2008, a mis sur la table la possibilité que la République hellénique soit expulsée de l’Union européenne. Il avait alors été question de Grexit… Aristote, Platon et Socrate auraient sûrement trouvé un autre terme.

Comme on le voit, le latinisme Exit offre d’immenses possibilités pour la création de néologismes.

La Pologne

La Pologne ne cherche pas à sortir de l’Union européenne, mais elle est affectée par une crise politique inquiétante. En effet, le gouvernement national-conservateur de Jarosław Kaczyński pourrait forcer un juge à comparaître devant le bureau du procureur national, qui est dirigé par le ministre de la Justice.

De nombreux Polonais dénoncent cette manœuvre et parlent de Polexit juridique, en ce sens que Varsovie ne respecterait plus les règles en vigueur dans les pays européens de séparation du politique et du juridique.

Force est de constater qu’Exita essaimé pour coloniser de nouveaux domaines. Reste à voir maintenant si d’autres expressions dérivées du même genre apparaitront prochainement.

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Self identification

Dans la terminologie moderne, le mot sexe a été supplanté par le mot genre, à propos duquel j’ai écrit un article. De nombreuses personnes s’affichant comme progressistes estiment maintenant que les genres traditionnels, homme et femme, sont des notions dépassées. Pour ces personnes, le genre est une construction sociale qui doit être dissociée du genre biologique. Autrement dit, une personne peut naître avec un sexe masculin, mais se considérer comme une femme.

Théorie du genre et auto-identification

Ces idées ne sont pas sans conséquence. Les parlements espagnols et allemands ont rejeté des projets de loi permettant aux individus de décider eux-mêmes de leur genre. Pourtant, la France et l’Irlande ont adopté des lois en ce sens, respectivement en 2016 et en 2015.

En anglais, cette capacité de décider de son propre genre est appelée self identification, ou self-ID. Le français suit la même logique que l’anglais et donne auto-identification. Dans le Lexique sur la diversité sexuelle et de genre du Bureau de la traduction du Canada, cette notion est définie ainsi : « Manière dont une personne choisit de décrire son identité de genre ou son orientation sexuelle. »

Pour être plus précis, il conviendrait de dire auto-identification de genre. Une autre explication tout aussi précise aurait pu être créée : identification personnelle du genre.

Quel avenir?

Beaucoup s’interrogeront sur l’avenir de ce nouveau concept. Je ne crois pas qu’il soit appelé à disparaître avec les feuilles de l’automne. D’autres propositions de loi sont en voie de rédaction en Allemagne, pays où les verts seront probablement appelés à entrer au gouvernement, après les élections de septembre.

En outre, les sociétés sont de plus en sensibles à la situation particulière des personnes qui changent de sexe, ceux qu’on appelle maintenant les transgenres, sans oublier ceux dont l’identité sexuelle (ancienne terminologie!) n’est pas clairement définie.

Que l’on soit d’accord ou non avec ses concepts, il faudra s’habituer à en discuter.

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Spot

Spot est un anglicisme couramment employé au Canada français. Il peut désigner un endroit précis ou une tache. Parfois, il est question d’un projecteur.

Le casse-croûte s’est trouvé un bon spot près de la route régionale.

Il y avait un gros spot de graisse sur sa robe.

Un spot est tombé sur la scène pendant le concert.

Les gens d’ici pourraient croire que cet emprunt leur est propre, alors qu’il a fait sa place en français depuis plus d’un siècle. Le Petit Robert répertorie quatre sens différents, dont celui de « Petit projecteur à faisceau lumineux assez étroit destiné à éclairer un acteur ou une partie du décor. » L’ouvrage donne comme synonyme projecteur directif. On entend parfois réflecteur, une impropriété, car le réflecteur réfléchit la lumière; il n’est pas un appareil d’éclairage comme tel.

Un autre sens courant est celui de bref message publicitaire, que l’on voit aussi dans nos contrées.

Les émissions télé de Radio-Canada et de TVA sont truffées de spots publicitaires qui en brisent le rythme.

Spot est aussi un acronyme : Système pour l’observation de la Terre. Avouons-le, une belle trouvaille.

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Enregistrer

Le verbe enregistrer peut paraitre parfaitement innocent, mais il peut parfois devenir un anglicisme. C’est notamment le cas lorsqu’on vous demande si vous vous êtes enregistré à l’hôtel. Inscrire est le verbe que nous cherchons. De la même manière, un colis enregistré est un colis recommandé.

Le sens initial d’enregistrer est de consigner dans un registre. Le sens plus courant, de nos jours, est de transcrire une image ou un son sur un support matériel. Par exemple, enregistrer une chanson, une entrevue.

Un bel exemple, aussi, est l’assistant vocal Google qui peut enregistrer ses utilisateurs par erreur. L’iPhone également, car Siri peut démarrer une recherche en entendant un seul mot lorsque vous parlez à quelqu’un; cela m’est arrivé. Nous oublions un peu vite que ces belles innovations techniques peuvent se retourner contre nous et servir à nous espionner. J’en ai discuté l’autre fois avec ma télé intelligente.

Un autre sens du verbe en question est de consigner par écrit. Le Robertdonne comme exemple : « enregistrer un mot, une locution dans un dictionnaire. »

Autre définition intéressante de notre verbe : prendre note de… Quelques exemples :

Le Québec enregistre un nombre de contaminations inférieur à l’Ontario et à l’Alberta.

Statistique Canada enregistre une hausse du cout de la vie.

En somme, enregistrer peut être utilisé sans crainte de se tromper dans la plupart des cas.

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Newsletter

Il est presque impossible de consulter un site Web franco-européen sans y voir annoncé une newsletter, c’est-à-dire un bulletin d’information qui vous tient au courant des activités de l’entreprise.

Ce que l’on pourrait appeler de manière plus française un bulletin d’information, une lettre d’information ou encore une infolettre.

D’ailleurs, la recommandation officielle en France est lettre d’information. Mais on pourrait dire aussi : lettre de diffusion, bulletin de liaison et même note d’information, comme le suggère la linguiste Marie-Éva de Villers. Certains feront valoir, cependant, qu’une note d’information est plus courte qu’une lettre d’information.

Toujours est-il qu’une newsletter s’envoie surtout par courriel, pardon par e-mail, de sorte que, comme c’est souvent le cas avec tout ce qui relève de l’électronique, la formulation est en anglais.

Malheureusement, tout ce qui est électronique rime avec anglais, la langue de la modernité. Les Européens n’en démordent pas.

Même le site larousse.fr n’est pas épargné : vous pouvez vous abonner à sa newsletter. Ironiquement, le dictionnaire papier indique que le terme se dit en français lettre d’information.

J’espère qu’elle est rédigée en français.

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