Archives de catégorie : traduction

Noël

La façon d’exprimer la fête de la Nativité, le 25 décembre, est assez constante dans les langues latines et les langues germanique, bien qu’on y décèle certaines exceptions.

Christmas est une contraction de Christ et de Mass. Le mot viendrait de l’expression médiévale de Cristes Maesse, qui signifie la messe du Christ.

D’autres langues germaniques expriment Noël de différentes manières :

  • En suédois, norvégien et danois : Jul.
  • En islandais (la langue germanique la mieux conservée) : Jólin.
  • En néerlandais : Kerstmis; en afrikkans (qui dérive du néerlandais) : Kerstfees.

Dans ces deux dernières langues, la transparence avec l’anglais Christmas est assez claire : la messe ou la fête du Christ. L’allemand Weihnachten fait bande à part.

Pour ce qui est des langues scandinaves, le lien avec l’anglais est moins clair sauf si on songe au mot Yule, qui apparait dans l’expression Yule log, la buche de Noël. Le mot Yule est un synonyme désuet de Christmas.

Langues latines

Dans les langues latines, le mot Noël renvoie à la Nativité.

  • En portugais : Natal
  • En espagnol : Navidad
  • En italien : Natale

Le roumain fait exception avec Crăciun.

Le français Noël étonne. Il vient du latin natalis dies, qui signifie jour de naissance. Le lien avec la Nativité est maintenu, bien que moins évident par rapport au portugais, à l’espagnol et à l’italien.

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Demain : suite de mes prédictions pour 2023…

Capitaliser

Le verbe capitaliser est souvent employé au Canada et au Québec dans le sens de tirer profit de, profiter de, ce qui est un anglicisme.

Au sens propre, capitaliser signifie « Transformer un revenu en capital », comme l’indique le Larousse. Le mot peut également avoir le sens de « Amasser de l’argent », comme le précise le Robert. Cependant, ce dernier ouvrage ajoute un troisième sens, qui est justement de tirer profit de.

Or, cette acception vient directement de l’anglais, comme le signalent des ouvrages québécois comme le Multidictionnaire de la langue française, Le dictionnaire Usito et le Dictionnaire des anglicismes, de Colpron. En outre, cette formulation est absente du Dictionnaire de l’Académie. Elle n’est donc pas un retour de l’ancien français. C’est bel et bien un anglicisme.

D’ailleurs, le premier sens donné par Collinspour capitalize est bel et bien de profiter d’une situation.

Le Robert donne plusieurs exemples de capitaliser pris dans ce sens. Une courte recherche sur le web montre que cette acception est assez courante en France.

Des mots français infléchis par l’anglais

Ce n’est pas la première fois qu’un mot français voit son sens élargi sous l’influence de l’anglais. On peut penser à réaliser, au sens de « prendre conscience de »; à drastique, au sens d’énergique, de rigoureux; à attractif, au sens d’attrayant.

Dans les trois cas ci-dessus, le Robert indique soit qu’il d’un anglicisme soit que c’est un emploi critiqué.

Il semble maintenant que le dictionnaire ne veuille plus mentionner l’origine d’un sens nouveau, à savoir qu’il est inspiré de l’anglais. Les francophones européens deviennent de plus en plus influencés par l’anglais. Ils ne se contentent plus d’emprunts lexicaux comme black-out (prononcé blaca-outte) ou discount (prononcé discountte), ils rejoignent maintenant les Québécois avec des emprunts sémantiques.

Sur une ferme

Nora a grandi sur une ferme. Voilà une phrase que l’on entend couramment au Canada français. Une faute de syntaxe dont la plus proche voisine est « Il siège sur un comité. »

Ce sont des calques syntaxiques de l’anglais : « Nora grew up on a farm. He sits on a committee. »

Comme je l’ai expliqué à maintes reprises, les francophones du Canada vivent dangereusement proche du monde anglo-saxon et leur langue s’en ressent.

On habite dans une ferme, on siège à un comité.

Êtes-vous sûr?

La confusion entre l’anglais et le français est telle qu’une chatte n’y retrouverait pas ses petits, pour employer une expression populaire. La préposition sur engendre de nombreux calques de l’anglais, calques qui pour un grand nombre de gens sont indétectables parce qu’on les entend partout.

En voici quelques-uns :

  • Être sur un avion – être dans l’avion.
  • Être sur la ligne – être en ligne.
  • Être sur le téléphone – être au téléphone.
  • Surfer sur Internet – surfer dans Internet.
  • Il y a beaucoup de monde sur la rue Principale – dans la rue Principale.

Amusons-nous un peu.

  • Être sur l’avion : j’espère que vous êtes bien attaché… Il fait un froid de canard, demandez une couverture supplémentaire.
  • Être sur la ligne : vous êtes équilibriste?
  • Être sur le téléphone : vous êtes assis dessus?
  • Surfer sur Internet : attention au tsunami!
  • Beaucoup de monde sur la rue Principale? Oui, les gens sont empilés et attendent le feu vert à l’intersection.

Des ouvrages comme le Colpron et le Multidictionnaire en répertorient bien d’autres.

Diktat

Le mot sonne comme un coup de poing sur la table et c’est probablement ce qu’ont éprouvé les représentants allemands devant les conditions de paix imposées à leur pays par le traité de Versailles, après la Grande Guerre.

Ce sont eux, les politiciens allemands, qui ont imposé le mot , dont le sens ne laisse aucune place à l’ambigüité, et celui-ci s’est propagé en français et dans d’autres langues. En français, il a pris deux sens :

1. Traité imposé par le vainqueur au vaincu.

2. Exigence absolue imposée à un groupe ou à une autre personne.

Employé dans un contexte politique, Diktat a un sens très fort et il n’est pas très courant. Il semble qu’on préfère le réserver à la situation de l’après Grande Guerre. Le deuxième sens a percé dans l’usage, mais il a un concurrent : oukase.

Lui aussi vient du vocabulaire politique et historique. Un oukase est un édit du tsar. Mais lui aussi peut prendre le sens d’ordre impératif.

Dans le contexte politique actuel, il serait certainement pertinent de parler des diktats des mollahs iraniens quant au port du voile islamique et des oukases de Vladimir Poutine à l’Ukraine.

Célébrer

 Peut-on célébrer la Journée internationale des personnes en situation de handicap? C’est ce que m’a demandé un lecteur la semaine dernière.

De prime abord, la formulation ne me parait pas erronée, mais en tant que langagier, ne suis-pas une personne qui doute sans arrêt?

Il faut dire que la formulation naturelle serait de souligner, de marquer une journée. Certes oui, et une petite consultation aux dictionnaires semble le confirmer. Célébrer peut signifier : « Marquer (un évènement) par une cérémonie, une démonstration », nous dit le Robert. Il ajoute : « Faire publiquement la louange de. »

On peut célébrer un mariage, une victoire ou encore les mérites de quelqu’un. L’ennui étant ici que l’ouvrage ne donne pas journée comme cooccurent. Faut-il en conclure que c’est une faute? Pas du tout, car les dictionnaires courants n’énumèrent pas systématiquement toutes les constructions possibles avec un mot. Absence n’est pas erreur.

Une recension dans la Toile permet de découvrir que l’expression « célébrer une journée » se voit surtout au Canada. Cause entendue? Ce qui est canadien est forcément faux? Pantoute!

L’Organisation des Nations unies a une page web sur les diverses journées soulignées dans le monde. En bas de la photo, on remarquera le texte suivant « Des femmes de la Côte d’Ivoire se sont réunies pour célébrer la Journée internationale de la femme… »

La rubrique en-dessous de la photo s’intitule Célébrations.

Mon lecteur curieux, qui voulait en avoir le cœur net, m’envoya ensuite une citation de Racine, dans Athalie : « Je viens, selon l’usage antique et solennel, célébrer la fameuse journée… »

La question était quand même pertinente, car les formulations maladroites s’entendent un peu partout et qu’il faut être vigilant.

En situation de handicap?

Je reviens sur la formulation étonnante mentionnée en début de texte. « Personnes en situation de handicap »? En cette période d’extrême sensibilité, il aurait été risqué de parler des handicapés tout simplement. Même la tournure « personnes handicapées » en aurait choqué quelques-uns. Dure journée…

Qatari

La coupe du monde du football bat son plein au Qatar ce qui devrait attirer l’attention des langagiers sur ce toponyme.

L’orthographe Qatar semble avoir été adoptée partout – ce qui est une bonne chose. Car, ici et là dans le paysage contrasté des graphies, on peut trouver encore un peu la graphie Katar, que l’on aurait pu aussi bien écrire Catar, quant à y être.

En cherchant dans Internet, on découvre assez vite qu’un katar est un couteau… Quant à Catar, il s’agit de la graphie espagnole de l’émirat du Qatar.

Qatar et Iraq

L’orthographe française de ce pays peut intriguer à cause de l’absence de U après la lettre Q. Comme je l’ai souligné dans un autre article, cette lettre symbolise une sorte de raclement léger dans le fond de la gorge, bref un son qu’il est difficile de reproduire dans les langues occidentales. Pour tout simplifier, on le prononce comme un K ou un C, ce qui est en soi inexact.

Ce qui ramène la question épineuse de bien prononcer les noms étrangers. Bien entendu, il y a des limites à tout; il serait sûrement très amusant de voir les commentateurs essayer de prononcer, l’arabe, le chinois ou le swahili avec le ton exact… Par conséquent, on normalise la prononciation des noms étrangers.

Le cas le plus patent est Iraq, que l’on en est venu à prononcer IRAK au lieu Ira(raclement). La graphie Irak a suivi. Le problème est le même avec Qatar, dont la prononciation simplifiée KATAR fait sûrement sourire nos amis arabophones.

Qatari

Les médias francophones comme anglophones ont ad opté le terme Qatari pour désigner les habitants de l’émirat. La cause semble entendue, alors qu’elle ne l’est pas. Une petite consultation dans la Liste des noms de pays du gouvernement canadien, dans celle des Affaires étrangères de la France permet de constater que le gentilé Qatarien existe aussi. C’est d’ailleurs celui que propose l’Encyclopédie Larousse, tout en citant également Qatari et Qatariote.

Qatarien et Qatariote sont des traductions françaises. Mais dans l’usage, Qatari, plus exotique peut-être et sûrement plus authentique, l’emporte clairement. Dans le Figaro, j’ai vu Qatar et Qatarien, notamment dans le même article…

Comme quoi l’usage peut parfois être aussi chaudement disputé qu’un match de foot.

Backlash

La récente déconfiture des républicains aux élections de mi-mandat est interprétée comme un backlash résultant du jugement de la Cour suprême sur le droit à l’avortement.

Le terme anglais est séduisant : on entend presque le coup de fouet. Séduisant, certes, mais pas incontournable.

Les républicains sont peut-être victimes des conséquences négatives de ce jugement, eux qui sont généralement hostiles à l’avortement. Ils sont victimes d’un effet boomerang, mieux d’un retour de flamme. Le ressac a été dur.

Le moins que l’on peut dire, c’est que le contrecoup a été dur. Il y a eu réaction brutale; défavorable; musclée. La décision du plus haut tribunal états-unien a suscité un tollé.

Prétention

Le mot prétention m’est toujours apparu suspect. Les exemples suivants, puisés dans La Presse et Le Devoir alimentaient mes doutes.

Selon les prétentions de la Poursuite…

Le juge Christian Immer a toutefois considérablement réduit leurs prétentions.

Des prétentions juridiques différentes ou opposées.

Une étude qui n’avait aucune prétention scientifique.

Il s’agissait pourtant de remplacer prétention par allégation, affirmation, etc. Aucun doute, le français canadien se vautrait encore dans l’ignoble fange des anglicismes.

Pourtant, une courte vérification dans le Collins sema le doute dans mon esprit. Le mot anglais pretension a le sens d’une affirmation exagérée, le fait de prétendre être quelqu’un de plus important qu’en réalité. Dixit :

1. a pretext or allegation

2. a claim, as to a right, title, distinction, etc.

3. assertion of a claim

4. pretentiousness; ostentation

On n’est plus très loin de la définition que donne le dictionnaire en ligne Usito :

Revendication d’un droit réel ou supposé, d’un privilège jugé mérité.

Par ailleurs, le Robert ne retient pas le sens de simple allégation :

Haute idée que l’on se fait de ses propres capacités. Estime trop grande de soi-même.

Une incursion dans Trésor de la langue française a permis d’isoler la remarque suivante :

Dans quelques textes, prétention prend des valeurs qui se rattachent au sens II de prétendre et tend à signifier « affirmation catégorique, abusive ».

Le mot en l’objet n’est donc pas carrément fautif, mais il me parait s’éloigner du sens traditionnel du terme retenu dans les ouvrages de langue. Le Trésor considère qu’il est marginal de lui attribuer le sens d’allégation ou d’affirmation.

Livrer la marchandise

L’ancienne cheffe libérale du Québec, Dominique Anglade, n’a pas livré la marchandise. Son parti a obtenu le pire résultat de son histoire aux élections de 2022, sans compter que le lien avec les francophones est rompu, ce qui est très grave.

Un calque

L’expression livrer la marchandise est un calque de l’anglais deliver the goods et, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est expressif. Il a malheureusement fait plusieurs bâtards dans le franglais parlé au Québec, particulièrement par les personnalités politiques.

Encore une fois, en calquant l’anglais, on dira livrer sur quelque chose, dans le sens de livrer la marchandise. En poussant un peu, on finira par avancer que le gouvernement n’a pas livré tout court.

En français

Au sens littéral, on peut livrer des marchandises, ce que confirment les dictionnaires courants, aussi bien que le TLF. Ces ouvrages ne signalent que le sens propre. Le sens figuré… livré par l’anglais ne s’y trouve pas.

Pour en revenir à Mme Anglade, on peut affirmer qu’elle n’a pas été à la hauteur des attentes, qu’elle n’a pas répondu aux attentes. Elle n’a pas tenu le pari de relancer le Parti libéral du Québec. Bref, elle n’a pas rempli sa mission.

Chose promise, chose due

Une personne qui ne « livre pas la marchandise » n’a pas tenu ses promesses. Elle n’a pas respecté sa parole, elle n’a pas tenu parole.

L’expression livrer la marchandise illustre bien la force d’attraction de l’anglais, toujours prêt à recourir à une image pour exprimer une réalité abstraite.

Néofascisme

L’expression néofascisme existe depuis un certain temps avec un sens précis. Elle est d’ailleurs répertoriée dans le Trésor de la langue française avec la définition suivante :

Doctrine ou système politique qui s’inspire de la doctrine fasciste.

Le fascisme est né en Italie sous Mussolini. Ce terme a un sens particulier qui a été élargi pour englober les régimes politiques d’extrême droite.

Il est temps aussi de réviser le sens du néofascisme que les dictionnaires classiques associent à l’extrême droite italienne, qui vient de prendre le pouvoir en Italie sous la houlette de Giorgia Meloni.

Un peu partout dans le monde, on peut constater l’affaiblissement de la démocratie et la montée de l’extrême droite. On peut donc parler à bon droit d’un retour du fascisme, au sens large du terme. La définition restreinte à l’Italie ne convient plus.

Qu’est-ce que le néofascisme?

Un régime autoritaire qui réprime les contre-pouvoirs, comme les partis d’opposition, les syndicats, les médias, particulièrement ceux de l’opposition. Est néofasciste un pays qui, bien qu’officiellement démocratique, concentre le pouvoir entre les mains d’un personnage indélogeable. Le néofascisme ne supprime pas nécessairement les élections, mais il cherche à les contrôler et à empêcher l’alternance du pouvoir.

On aurait tort de croire que le néofascisme apparait uniquement dans des pays pauvres et instables. À l’instar de son ancêtre le fascisme, le néofascisme peut s’installer dans un cadre démocratique.

En effet, le fascisme traditionnel italien est issu d’un régime démocratique. Benito Mussolini a pris le pouvoir à la suite de la Marche sur Rome, en 1922. On peut ici parler ici d’un coup d’État, auquel a consenti le roi italien Victor-Emmanuel III. Vif admirateur du duce, Adolf Hitler a pris le pouvoir légalement, en 1933.

L’effritement de la démocratie

L’effritement de la démocratie est un terreau fertile pour le néofascisme. Celui-ci s’insinue par le biais de partis nationalistes-conservateurs qui jouent le jeu de la démocratie. Mais sitôt élus, ils en prennent large avec les contrepoids démocratiques et installent un régime autoritaire. Certains d’entre eux finissent par être battus aux élections, comme Jair Bolsonaro au Brésil.

Ce genre de recul peut laisser croire que le terme néofascisme est quelque peu exagéré. Pourtant, ce n’est pas le cas. La question à se poser est la suivante : que se serait-il passé si le président brésilien avait été réélu?

La même question se pose avec Donald Trump – et avec une plus grande acuité. L’ancien président clame que l’élection présidentielle de 2020 a été volée, alors qu’il sait très bien que c’est faux. Tout au long de son mandat, il a outrepassé les pouvoirs que lui accorde la constitution américaine et a été visé par deux procédures de destitution. Comble de tout, il a encouragé une tentative de coup d’État le 6 janvier 2021 alors que ses partisans ont pris l’assaut du Congrès. Des insurgés voulaient assassiner le vice-président Mike Pence et la leader démocrate Nancy Pelosi. (Les trumpistes néofascistes n’en démordent pas et ont encore voulu s’en prendre à Mme Pelosi à son domicile de San Francisco, le 28 octobre 2022.)

La défaite de Trump n’a rien de rassurant, car ses partisans convaincus d’avoir été floués briguent des postes de gouverneurs, de shérifs, de directeurs des élections un peu partout dans les États américains. pis encore, ils intimident les électeurs noirs dans les États du Sud pour les dissuader de voter aux élections de mi-mandat.

La démocratie américaine est profondément malade. Les États-Unis sont à un ou deux coups de fusil près d’une guerre ouverte entre partisans de la démocratie et néofascistes. Et tout le monde est armé…

Et la Russie

Le pays de Tchékhov représente un autre bel exemple de néofascisme. L’intermède démocratique de Boris Ieltsine a été éphémère et a ouvert, la porte du Kremlin à un autocrate du KGB dont on réalise aujourd’hui tout le caractère pernicieux.

Poutine est l’exemple parfait du néofasciste : il a joué le jeu de la démocratie pour peu à peu centraliser le pouvoir et éliminer tous ses adversaires en les emprisonnant ou les faisant assassiner.

Au Canada

Le Canada échappe Dieu merci au virus du néofascisme et du trumpisme… de moins pour l’instant. Pourtant, il n’y a pas si longtemps des camionneurs manipulés par des néofascistes américains ont occupé la capitale pendant trois semaines. Ils étaient encouragés par le chef actuel du Parti conservateur, Pierre Poilièvre.

Ce dernier prend la relève du libertarien Maxime Bernier, qui a fondé le Parti populaire du Canada. Alors que Bernier ressemble davantage à un amuseur de foire sans grande intelligence, Poilièvre, lui, est à la tête d’un grand parti national en train de se radicaliser. Il faut s’en inquiéter.