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Prendre pour acquis

« Les êtres humains ont une capacité infinie à tout prendre pour acquis. »

Cette citation d’Aldous Huxley en fera sourciller beaucoup. Il s’agit évidemment d’une traduction servile de take for granted, que les traducteurs alertes auront tôt fait de condamner.

D’ailleurs, diverses sources reconnues font chorus pour dénoncer l’expression. Que l’on pense à la Banque de dépannage linguistique de l’Office québécois de la langue française; au Dictionnaire des anglicismes de Colpron et au Multidictionnaire de la langue française, de Marie-Éva de Villers.

Tous ces ouvrages proposent comme solution de rechange tenir pour acquis.

La cause est entendue, passons à une autre affaire. Pourtant…

Dans un article paru en 1998 dans L’actualité terminologique, Jacques Desrosiers y allait du commentaire suivant : « Tout se passe comme si on avait édicté un commandement : to take for granted tu traduiras toujours par tenir pour acquis! La correspondance entre les deux est si forte que chaque fois qu’on voit l’un dans l’anglais, on peut être sûr que la traduction nous servira l’autre; et, inversement, quand tenir pour acquis apparaît dans un texte français, on peut souvent gager qu’on est en train de lire une traduction et non un original. »

Mais il y a plusieurs hics dans cette histoire.

Tout d’abord les dictionnaires bilingues traduisent take for granted par des expressions comme :

  • Considérer comme allant de soi
  • Considérer comme admis
  • Considérer quelque chose comme acquis
  • Tenir pour certain ou établi
  • Être convaincu

Le Larousse anglais-français donne « Vous semblez convaincu qu’il donnera son accord. » pour You seem to take it for granted that he’ll agree.

Mais où est donc tenir pour acquis?

Un peu partout, certes, mais pas dans les dictionnaires. Ni le Robert, ni le Larousse ni le Trésor de la langue française n’en font mention. Voilà qui est étrange pour une expression qui avait tous les atours d’une panacée.

On peut voir l’expression aussi bien au Canada qu’en Europe. On peut même avancer qu’elle est d’usage courant. Le fait qu’elle ne figure pas dans les grands dictionnaires ne signifie pas qu’elle est incorrecte, mais cette absence étonne quand même.

Conclusion

C’est peut-être aller trop vite de voir un anglicisme dans prendre pour acquis. D’ailleurs, l’anglais semble l’avoir calqué et, comme on le sait, une grande partie du vocabulaire anglais vient de l’ancien français. Il me semble fort possible que prendre pour acquis soit une vieille tournure. De ce fait, elle deviendrait moins condamnable, en somme.

Birmanie ou Myanmar?

Le terrible tremblement de terre qui a ravagé la Birmanie et la Thaïlande vient remettre sur le tapis la question du double toponyme Birmanie/Myanmar.

Il y a de quoi : au Québec, Le Devoir emploie le toponyme Myanmar, tandis que son concurrent La Presse utilise Birmanie.

La Birmanie

Les francophones s’étonneront peut-être de voir le terme Myanmar s’insinuer un peu partout, alors que le pays en question a longtemps été désigné sous le nom de Birmanie.

Ce dernier toponyme ne posait pas de problème. En anglais, on disait Burma; le gentilé français était Birman, Birmane. Son ancienne capitale, Yangon, était  orthographiée à l’anglaise Rangoon. Le gouvernement siège maintenant à Naypyidaw.

Le Myanmar

En 2010, la junte militaire au pouvoir a changé le nom du pays en Myanmar. Bien des pays et des médias ont tout d’abord refusé d’emboîter le pas, dont le Canada, qui s’en tenait à l’appellation Birmanie. La Liste des noms de pays du Bureau de la traduction du Canada précise qu’en septembre 2016, le gouvernement de notre pays a reconnu l’appellation Myanmar. Par ailleurs, la liste des noms d’États souverains du gouvernement français retient l’appellation Birmanie; Myanmar ne figure pas dans la nomenclature. 

Pourtant, le nom traditionnel de Birmanie prévaut dans le monde francophone. L’Encyclopédie Larousse parle encore de la Birmanie, Myanmar en birman, précise-t-elle. Le Monde, Le Figaro parlent surtout de Birmanie.

Aux Nations unies, le pays a le nom officiel de Myanmar, le gentilé étant, le gentilé étant Myanmarais et Myanmaraise. Les changements de noms officiels posent souvent un dilemme pour les francophones. Des appellations comme Birmanie, Biélorussie, Bombai, Pékin persistent, malgré l’apparition de nouveaux noms comme Myanmar, Bélarus, Mumbai et Beijing. On constate que les sources anglophones adoptent rapidement les nouveaux noms, alors que les francophones résistent.

Au Canada français et au Québec, les médias parlent couramment de Myanmar, car ce nom a été reconnu par le Canada. Mais on lit aussi Birmanie ici et là.

Collision frontale entre deux mentalités. L’anglais toujours prêt à évoluer et à s’adapter; le français qui reste sur ses gardes. La question se pose toujours : le français doit-il adopter d’emblée les nouvelles appellations étrangères? Ou bien doit-il continuer d’utiliser les noms traditionnels? Bref, les autres pays doivent-ils dicter aux francophones la manière dont ils doivent écrire certains toponymes?

Sur une base régulière

La syntaxe anglaise est tellement incrustée dans le français du Canada que cette expression n’étonne plus personne. Parions que la majorité des locuteurs francophones de notre beau pays n’y voient rien de mal.

Elle est omniprésente dans le vocabulaire des sports, mais aussi dans les autres sphères.

L’expression est la calque intégral de l’anglais on a regular basis. Il faut dire que l’emploi abusif du mot régulier est lui aussi très répandu. L’Office québécois de la langue française a publié un article fort intéressant sur ce mot.

On peut facilement remplacer sur une base régulière par régulièrement. Comme l’œuf de Colomb, il fallait y penser. Aussi : de manière régulière, fréquemment, souvent, presque toujours, etc.

La construction avec le mot base vient directement de l’anglais. On peut facilement la contourner, comme je l’ai expliqué dans un autre billet.

Low cost

En France, le français vole parfois bien bas. On a l’anglicisme facile pour tenter de se faire croire qu’on parle anglais. Ce petit jeu innocent finit par irriter.

La concurrence féroce qui règne dans les cieux de l’aviation a amené l’apparition des transporteurs low cost. Quand j’ai entendu cette expression dans la bouche d’un Français, je me suis dit : « Ah non! C’est pas vrai. » Encore un de ces anglicismes spontanés qui va survoler le ciel avant de se perdre dans les nuées.

Eh bien non. Le terme affreux et inutile se trouve dans le Petit Robert. On en a même fait un substantif : « Le modèle économique du low cost. », signale le dictionnaire. Celui-ci recommande l’expression française à bas prix.

Au Québec, on parle des transporteurs à rabais. Ces deux traductions soulignent l’inutilité flagrante de l’anglicisme.

Lorsque j’ai traversé l’Atlantique pour la première fois, je l’ai fait à bord d’un vol nolisé, traduction de charter, autre anglicisme qui figure dans le Robert. Le dictionnaire propose vol affrété, expression inusitée chez nous. Et sans doute en France aussi. Pourtant, affréter entre dans la définition de noliser.

Jadis, un avion s’écrasait. Aujourd’hui, il se crashe. Considère-t-on que le verbe anglais a plus d’impact, plus de punch? L’anglais s’exprime parfois par onomatopées. Le verbe anglais s’entend, il résonne dans nos têtes. Il est irrésistible pour certains.

Un écrasement est moins spectaculaire, d’autant plus que le substantif a un champ sémantique assez étendu. On peut affirmer que la rectitude politique écrase la liberté de parole; les policiers ont écrasé les émeutiers; les Canadiens ont écrasé les Maple Leafs (au hockey).

Le verbe crasher s’applique aux tragédies aériennes : il est donc plus précis. Néanmoins, son emploi est assez rare de ce côté-ci de l’Atlantique. Nous avons encore ce réflexe curieux de défendre le français. Les loopings linguistiques de l’Hexagone sont autant d’acrobaties aériennes qui nous désolent. On a parfois l’impression que le français tombe en vrille.

 

Taon

« J’ai été piqué par un taon. » Nouveau cas d’incompréhension entre Québécois et Européens. Tout d’abord l’interlocuteur d’outre-mer ne comprendra pas de quoi il retourne, puisque le Québécois prononcera le mot ainsi : « J’ai été piqué par un ton. »

Un changement de ton s’impose, en effet. Les Québécois ignorent que le mot taon se prononce de la même manière que paon ou faon.

Ensuite, il y a confusion quant à l’identité de l’insecte. Un Européen verra une grosse mouche noire qui pique. Ce qu’on appellerait ici une mouche à chevreuil.

Mais ce qui m’a piqué n’est rien d’autre qu’un bourdon. Ce mot est rarement employé sous nos latitudes.

Dans un article précédent, j’avais parlé des définitions parfois surprenantes attribuées aux mots français en terre d’Amérique. Par exemple, je pourrais vous dire que j’ai été choqué quand le bourdon m’a pris en chasse avant de me planter son dard dans le cou.

Non, je ne me suis pas évanoui; j’étais fâché.

Parfois, le Québécois se choque après quelqu’un (par exemple un Européen qui feint de ne pas comprendre ce qu’il dit). Ne vous demandez pas quelle mouche l’a piqué.

Turluter

Les Québécois aiment turluter. Si, si. Ils offrent même des gâteries en cadeau lorsqu’on les invite à la maison.

Les routes du Québec sont parsemées de nids-de-poule; ce qui explique que les passagers arrière des autos se branlent parfois. Il arrive aussi que le chemin soit barré.

Les lecteurs européens sont sans doute éberlués en lisant ces quelques phrases.

Le français d’Amérique a évolué d’une manière différente après la coupure que fut le Traité de Paris, en 1763, qui a marqué la rupture entre la France et sa colonie de Nouvelle-France, qu’on appelait déjà Canada.

Certains mots, on le voit, on pris un sens différent.

La turlute est une manière particulière de chanter. Turluter signifie donc chanter et n’a rien à voir avec un acte sexuel. Même chose pour gâterie. Au Canada, branler peut vouloir dire bouger ou encre hésiter. La forme pronominale peut elle aussi susciter la confusion…

L’ancien français imprègne encore la langue française des Nord-Américains. Les habitants de certaines régions françaises comprendront aisément la phrase suivante : « Paul ne se rappelle plus où il a serré ses lunettes. » Le verbe marier peut signifier donner en mariage. Mais, au Québec, il est employé couramment pour dire qu’untel a épousé unetelle. « Patrick a marié Audrey. » Audrey étant l’épouse et non la fille.

Autre reliquat de l’ancien français : garde-robe. Chez nous, il s’agit surtout du placard où l’on range les vêtements, bien que le sens plus courant « Ensemble des vêtements d’une personne. » (Robert) se voie aussi.

Au chapitre de l’ancien français, on notera le nom des repas, source infinie de confusion entre Européens et Canadiens. Les Européens francophones qui s’établissent au Canada sont toujours un peu surpris d’entendre leurs nouveaux compatriotes parler du souper. Ici, on soupe vers dix-huit heures… et pas nécessairement après un spectacle.

Les Québécois sont en bonne compagnie pour faire bombance : les Africains, Belges, Suisses appellent souper leur repas du soir.

La confusion s’intensifie lorsqu’un Français d’origine parle d’aller déjeuner. Le Canadien s’imagine qu’il veut aller prendre… le petit déjeuner, car pour lui, le repas du midi c’est le… dîner. Le sens européen de petit déjeuner (matin) et de déjeuner (midi) se voit aussi en Amérique, mais il est plus rare. Par ailleurs, le verbe dîner n’a résolument pas le sens de prendre le repas du soir. Au Canada, on dîne à midi.

Le français québécois est parsemé d’impropriétés qui ne manqueront pas de surprendre nos amis francophones. Un cabaret est un plateau pour transporter les plats, et non une boîte de nuit. Plusieurs est continuellement employé au sens de beaucoup, même dans les médias réputés.

Les amateurs de jeux de cartes seront étonnés d’entendre un joueur annoncer qu’il va piger une carte. Le Canadiens tombera des nues lorsque son adversaire européen dira qu’il veut en piocher une.

Piger : mesurer avec une pige; comprendre, nous disent les dictionnaires. Au Québec, le verbe signifie prendre une carte.

Piocher : Remuer avec une pioche; travailler dur. C’est ainsi qu’on comprend ce verbe au Québec. Le sens de prendre une carte est inusité ici.

Churchill disait que les États-Unis et la Grande-Bretagne sont deux pays séparés par une même langue. Les divergences entre le français nord-américain et celui de l’Europe sont donc tout à fait normales.

Spécifique

L’utilisation de l’adjectif spécifique est tellement répandue que personne ne s’en formalise. D’ailleurs, les définitions des dictionnaires convergent.

Le Robert : « Propre à une espèce et elle seule. »

Larousse : « Qui appartient en propre à une espèce, qui est particulier à quelque chose. »

Trésor de la langue française : « Qui est propre à; qui présente une caractéristique originale et exclusive. »

Il y aurait toutefois lieu d’être plus prudent, comme en témoigne l‘exemple ci-dessous.

« La police a été spécifique sur ce point, aucun désordre ne sera toléré. »

« Notre gestionnaire ne nous a rien dit de spécifique au sujet à propos du fiasco de ce système informatique. »

Les définitions précitées paraissent soudainement peu pertinentes. Trop souvent, le sens donné à spécifique est celui qui nous vient de l’anglais : précis, explicite, déterminé, comme l’indiquent les Clefs du français pratique.

En tenant compte de ce qui précède, le premier de nos exemples devient :

« La police a été formelle, claire, explicite… »

Formel, que les médias confondent avec officiel, reprend son véritable sens.

Quant au second exemple, on peut le reformuler ainsi :

« Notre gestionnaire n’a pas parlé en détail »

Bien des mots permettent d’éviter le piège de l’anglicisme, comme juste, exact, concis, déterminé, etc.

Alors comment utiliser correctement le mot en question?

La Banque de dépannage linguistique donne des exemples éclairants.

« Le goût spécifique du cèpe accompagne cette viande à merveille. »

« Une nouvelle réglementation spécifique aux aliments importés vient d’être adoptée. »

On voit tout de suite que le sens n’est pas le même.

Compenser

Les tics langagiers des médias causent, à la longue, beaucoup de ravages. Ils finissent par se répercuter dans le langage populaire. Ici, la répétition agit comme un conditionnement. Ces impacts font en sorte que tout le monde finit par se les partager, écriraient certains plumitifs de la presse.

L’abus du verbe partager sombre dans le délire le plus total.

Les dix millions de dollars versés à Omar Khadr font énormément jaser. Des médias sérieux comme Le Devoir parlent de compensation à l’ancien prisonnier de guerre.

Or, comme l’explique le Petit Robert, compenser c’est « Équilibrer (un effet, généralement négatif, par un autre). Parmi les synonymes : racheter, réparer.

On n’est pas tellement loin du sens de l’anglais, il faut l’avouer. Pourtant, les dictionnaires français ne donnent pas d’exemples semblables à celui de Khadr, qui défraie la chronique.

Le Colpron, Le dictionnaire des anglicismes, est catégorique : compensation se rend par indemnisation, dédommagement; à ces deux solutions, on pourrait ajouter remboursement.

Donc, Khadr sera indemnisé à hauteur de dix millions de dollars. Rien de très sorcier, chers journalistes.

Dans le Trésor de la langue française, on parle de compensation de créances, de dettes. Signification : « Annulation réciproque de créances de même nature, jusqu’à concurrence de la plus faible, lorsque deux personnes sont respectivement débitrices et créancières l’une de l’autre. »

Le verbe compenser est souvent victime d’une erreur de syntaxe. Certains écriront :

Compenser les producteurs pour les pertes subies.

Le verbe en question est transitif direct, comme le précisent les Clefs du français pratique.

Cet apport d’argent frais compense le manque à gagner.

Les Clefs donnent un autre exemple d’usage correct de compenser, verbe qui admet la construction absolue.

Pour compenser, nous paierons les dégâts.

Un autre fléau médiatique : les sigles. Comment les éliminer et rendre les textes plus lisibles : article.

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Kakistocratie

Un nouveau mot est né : la kakistocratie. En anglais : kakistocracy.

La kakistocratie est un effet collatéral de l’arrivée au pouvoir du nouveau président américain. Il est l’antonyme d’aristocratie.

Comme le signale le site slate.fr, « Après la première vague de nominations de Donald Trump, certains commentateurs proposent de désigner l’ère qui s’ouvre comme une kakistocratie. »

Un exemple parmi d’autres : Trump nomme à la tête de l’Agence de protection de l’environnement un individu qui lui est hostile et l’a poursuivie en justice!

Pour bon nombre d’observateurs, le gouvernement américain a été détourné par un groupe hostile à l’État tout court et qui cherche à le diminuer, voire à le détruire.

Le terme kakistocracy apparaît donc dans certains médias. Il se définit comme « le pire gouvernement… celui des plus mauvais. » dixit slate.fr.

En anglais, le terme a déjà sa page Wikipédia (https://en.wiktionary.org/wiki/kakistocracy). Il figure notamment dans le Webster (https://www.merriam-webster.com/dictionary/kakistocracy) et l’Oxford Dictionary (https://en.oxforddictionaries.com/definition/kakistocracy).

En français, le mot n’est pas encore très implanté. Aucune page Wikipédia, mais le terme est mentionné dans celle qui traite des formes de gouvernements (https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_formes_de_gouvernements).

Ce n’est qu’une question de temps, le gouvernement Trump ayant été élu pour quatre ans…

Je tiens à remercier Stéphanie Saint-Gelais de m’avoir signalé l’avènement de ce nouveau terme.

Délai de pluie

La météo vient souvent jouer les trouble-fêtes lors des tournois de tennis. Chaque fois, aussi bien Radio-Canada, RDS, TVA, etc tombent dans le panneau et parlent de délai de pluie. En un tour de smash, les médias québécois ont trouvé la traduction de rain delay.

Une traduction absurde qui n’a aucun sens en français. Malheureusement, les journalistes ici ont un mal fou à faire la distinction entre le sens français de délai, qui est un laps laps de temps et celui de l’anglais qui est retard.

J’ai écrit un article complet à ce sujet.

Comment rendre rain delay en français? Tout d’abord en arrêtant de penser en anglais. En s’enlevant de la tête que délai est un retard. Non c’est un anglicisme. UN DÉLAI N’EST PAS UN RETARD EN FRANÇAIS. Bien hâte que les médias finissent par le comprendre.

Après cette brève tempête, revenons à la traduction… Le match est interrompu ou arrêté à cause de la pluie. Il connaît un retard à cause de la pluie.

Si l’ondée se prolonge, on peut dire que le match est reporté à cause de la pluie. On peut donc parler d’un report à cause de la pluie, d’une interruption à cause du mauvais temps, etc.

En toute simplicité, on peut aussi dire que la pluie a retardé le match. Ainsi, on évite la faute directe.

Articles connexes :

Le tennis en français

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Délais judiciaires