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En vertu de

Les infortunes d’« en vertu de » sont infinies. Cette locution qui relève d’abord et avant tout du droit envahit insidieusement la langue courante. Faut-il s’en formaliser?

Les dictionnaires courants en limitent le sens au monde juridique : en conséquence de; au nom de. Toutefois, Le Petit Robert signale quand même un usage un peu plus général : En vertu des grands principes. En vertu de quoi.

Le Trésor de la langue française définit l’expression ainsi : par le pouvoir de. Assez curieusement, le Littré ne parle pas de droit, puisque l’exemple donné est d’ordre général… Mais la citation est de Bossuet…

Les Clefs du français pratique signalent qu’en vertu de s’emploie surtout dans la langue juridique et la langue administrative. Mais la locution a parfois un sens plus large : Un objet qui flotte sur l’eau en vertu du principe d’Archimède.

On remarquera que l’usage plus général semble limité à des notions, des principes. Il faudra se garder d’étendre l’emploi de la locution à des contextes plus vastes, auxquels elle pourrait être inappropriée.

Une autre expression maltraitée est nonobstant. Rappelons-nous la fameuse clause nonobstant, calque de l’anglais notwithstanding clause, en français, la disposition de dérogation. Un gouvernement peut invoquer cette disposition pour soustraire une loi à la Charte des droits et liberté.

Jadis, nonobstant signifiait cependant, néanmoins, mais cet usage est vieilli. Cette préposition s’emploie uniquement dans le domaine du droit.

Sauver de l’argent

Le champ sémantique du verbe anglais save est plus vaste que celui du français sauver. Le Robert lui attribue trois sens précis : 1) Faire échapper quelqu’un ou un groupe à un grave danger; 2) Empêcher la destruction, la ruine, la perte de; (sauver des emplois; sauver son honneur); 3) RÉGIONALISME (Canada; critiqué) Économiser.

Les deux premiers sens circonscrivent bien la portée de sauver, tandis que le troisième signale clairement l’anglicisme.

L’expression qui revient le plus souvent est Sauver de l’argent. Pourtant, deux verbes simples permettent d’éviter ce calque de l’anglais : économiser et épargner.

Par exemple : J’ai économisé deux dollars : les dentifrices étaient en solde (et non en vente) à la pharmacie. J’épargne pour mes vieux jours (et non je sauve de l’argent).

Un autre intrus qui revient souvent : sauver du temps, ou pire, acheter du temps. En bon français, gagner du temps.

Par exemple : Le ministre gagne du temps pour essayer de réparer les pots cassés (et non pour contrôler les dommages).

En informatique, on sauvegarde un fichier pour le conserver. On sauve un fichier si le disque dur est en perdition et qu’on tente de le récupérer avant qu’il ne soit effacé. C’est le seul cas où on sauve un fichier.

Université Oxford ou d’Oxford?

On entend souvent une phase du genre : «John a fait ses études à Oxford». La célébrissime institution n’a pas besoin de présentation, et certains l’appellent plus explicitement Université Oxford.

Cette appellation est pourtant erronée. Elle s’inspire en effet de l’anglais, langue de juxtaposition, qui dit Oxford University, qui pourrait aussi être rendu «à la française» par University of Oxford.

Dans notre langue, il faut toujours insérer un de entre le générique Université et le toponyme. Ainsi : Université de Sherbrooke, de Paris, de Moscou. Par conséquent, on dira Université d’Oxford.

Toujours en français, il y a apposition uniquement quand l’élément déterminatif – le nom de l’institution – est un nom propre de personne, pas un nom de lieu. Par exemple : l’Université McGill, l’Université Harvard.

Certains mettront en apposition les appellations géographiques qu’on ne traduit pas : l’Université Western Ontario. L’usage, dans ces cas, n’est pas établi. Ainsi, le Bureau de la traduction du gouvernement fédéral recommande l’Université de Western Ontario.

Ce qui amène deux questions : 1) Faut-il traduire les noms d’universités canadiennes et étrangères? 2) Que fait-on avec des appellations atypiques, c’est-à-dire qui s’écartent du modèle Université + de + nom de lieu?

Traduire les noms d’universités?

Il est encore étonnant que les gens se posent la question. J’ai eu le bonheur d’étudier à l’Université de Bonn en Allemagne; il ne me viendrait jamais à l’idée de dire Universität Bonn. La traduction des appellations simples m’apparaît une nécessité, autrement nous pourrions farcir nos textes d’appellations étrangères comme Helsingin Yliopisto… Tout le monde a reconnu l’Université d’Helsinki, j’espère…

De la même manière, personne n’oserait énoncer en langue originale les universités de Tokyo, Moscou ou Buenos Aires. La tendance naturelle est de traduire.

Les universités américaines

Certains hésitent devant les institutions américaines. Bien sûr, elles n’ont pas de nom français officiel, mais c’est exactement le même problème pour les universités espagnoles, allemandes, turques, zimbabwéennes… Faux problème.

Pourquoi s’obstiner à dire la University of New York, quand on parle pourtant de l’Université de Grenade en Espagne? L’Université de New York se dit tout aussi bien.

Mais on ne peut tout traduire, car certaines institutions sont connues sous leur appellation originale. Le MIT est un bel exemple. Même dans la Grande Toile on trouve très peu d’Institut de technologie du Massachusetts. On respectera cet usage qui penche vers la conservation de l’anglais Massachusetts Institute of Technology.

Si les appellations géographiques se rendent bien en français, il faut prendre garde à certaines d’entre elles. Songeons à la Northwestern University, à Chicago. Vous pouvez bien la traduire par Université du Nord-Ouest, mais vous risquez de perdre vos lecteurs dans la brume. Certes, l’appellation anglaise est tout aussi floue, mais le fait est que ce nom n’est pratiquement jamais traduit.

Appellations atypiques

L’anglais a des dénominations particulières pour certaines universités et il est quelque peu risqué de les traduire intégralement. Pensons à la London School of Economics. Voilà un autre cas d’institution bien connue sous son nom anglais. De plus, le mot école en français désigne le plus souvent des établissements primaires et secondaires, bien que l’on voie certaines institutions d’enseignement universitaire, comme l’École polytechnique et l’École nationale d’administration, en France.

Le Trinity College de Dublin est une autre appellation atypique. On pourrait parler du Collège de la Sainte-Trinité, mais, encore une fois, l’usage penche pour l’anglais. On rangera dans le même lot le Boston College, qu’il serait risqué de rendre par le Collège de Boston, possiblement confondu avec un… collège, au sens québécois du terme. («Il a fait son cégep à Boston!»)

Morale de cette histoire, avant de traduire une appellation, un petit coup de sonde dans Google s’impose, ne serait-ce que pour voir si le nom de l’institution est traduit ou non.

La majuscule à Université

On se tiendra loin des guides de typographie franco-européens, encore englués dans les règles désuètes du XIXe siècle. À moins de vouloir infliger à ses lecteurs l’hallucinant jeu de bascule suivant : université de Montréal, mais Université laurentienne, on mettra systématiquement la majuscule à Université, qu’il s’agisse d’une institution canadienne ou étrangère. C’est d’ailleurs ce que recommande le Guide du rédacteur du gouvernement fédéral canadien.

 

Faire la différence

L’expression faire la différence envahit le discours public. À l’instar de tous ces leitmotivs répercutés par les porte-parole, les journalistes et rédacteurs de tout acabit, elle est un calque grossier de l’anglais.

Comme le signalent si bien les Clefs du français pratique du Bureau de la traduction : «La personne qui fait la différence, ou fait une différence, entre deux choses « établit une distinction » : Faire la différence entre le bien et le mal. Elle ne fait pas de différence entre eux. On peut lui servir du lapin pour du lièvre, elle ne fera pas la différence.»

Avec un peu d’imagination, on peut éviter les traductions serviles. Voici un florilège de belles tournures, pour divers contextes, glanées dans des traductions gouvernementales : À vous de jouer; influer sur le cours des choses; changer les choses; apportez votre contribution; agissez concrètement; visez l’excellence; les mots ont tout leur poids; contribuer au mieux-être de l’ensemble; le pouvoir des enseignants; votre contribution est importante; notre force est notre solidarité; les mentors ont-ils une influence?

Comme je le signalais dans un article précédent, on peut aussi dire faire pencher la balance. Un rédacteur ayant un peu de culture générale peut aisément tirer son épingle du jeu et éviter de penser en anglais quand il écrit en français.

Alternative

L’anglicisation du français se fait de diverses manières. Contrairement à ce que l’on peut croire, le français ne s’anglicise pas uniquement par les emprunts multiples et effrénés des Européens. Beaucoup de ces emprunts ne sont que des étoiles filantes qui se perdent vite dans les galaxies éloignées de notre système langagier…

Phénomène moins connu, un certain nombre de mots français voient leur sens élargi, sous l’influence de l’anglais. Pour le meilleur et pour le pire. L’un des derniers en date est spéculation, mot auquel le Petit Larousse attribue la définition suivante «Construction abstraite, commentaire arbitraire et invérifiable : Leur entretien secret a donné lieu aux spéculations des journalistes.»

On est loin des considérations théoriques de la définition originale. Sous l’influence de l’anglais, le mot se démocratise, en quelque sorte.

Le mot alternative a aussi évolué. Traditionnellement, on définissait le terme comme un choix entre deux options opposées. Sous l’influence de l’anglais, influence critiquée, d’ailleurs, le mot a pris le sens de solution de remplacement.

Ce nouveau sens a essaimé dans d’autres expressions. Par exemple, les alternatifs est un nom collectif qui embrasse l’ensemble des forces politiques qui combattent le néolibéralisme, c’est-à-dire le capitalisme débridé. Les alternatifs proposent une alternative à l’exploitation sans vergogne des richesses naturelles, au triomphe du capitalisme financier; ils luttent aussi pour le développement durable et un meilleur partage de la richesse.

D’autres expressions, inspirées par l’idée de solution de rechange, ont bourgeonné. Pensons à la médecine alternative. Quand un sens nouveau s’immisce un peu partout, il devient très difficile de revenir en arrière. D’ailleurs le faut-il absolument?

 

 

Seconde ou deuxième guerre mondiale?

On s’entend pour considérer les conflits de 1914-1918 et 1939-1945 comme étant des conflits mondiaux. Certains historiens considèrent la Guerre de Sept Ans (j’assume les majuscules) comme une sorte de guerre mondiale, ce qui me paraît quelque peu contestable. C’est à la suite de cette guerre, qui a mis aux prises plusieurs grands empires européens, que la France a cédé le Canada à la Grande-Bretagne.

La plupart des ouvrages et rédacteurs s’entendent pour écrire le nom des deux guerres mondiales avec majuscule. Il y a bien, ici et là, quelques esprits minimalistes qui veulent supprimer la majuscule de tous les noms propres, des gens qui, par exemple, écrivent le parti communiste. Ces personnes écriront la première guerre mondiale comme s’il s’agissait de la trompette du musicien.  Je m’élève contre ce réductionnisme absurde, qu’on ne voit pas dans les langues sœurs comme le portugais, l’espagnol ou l’italien.

J’ai déjà dénoncé ce réductionnisme dans un précédent article sur les noms des périodes historiques.

Bien entendu, la Première Guerre mondiale ne s’est pas appelée ainsi d’emblée. À l’époque, on croyait et on espérait que l’humanité ne serait pas encore assez folle pour se lancer dans une autre boucherie du genre. C’est pourquoi ce nouveau conflit a été baptisé la Grande Guerre, avec deux majuscules. Les règles tatillonnes sur l’emploi des majuscules étaient respectées.

Normalement, le mot guerre s’écrit en minuscule et l’élément déterminatif qui suit doit prendre la majuscule initiale, s’il s’agit d’un substantif. On dira la guerre du Péloponnèse, la guerre d’Indépendance américaine. Mais si le mot guerre est suivi d’un simple adjectif, alors aucune majuscule nulle part. Sidérant. Ainsi : la guerre froide.

Alors pourquoi la double majuscule dans la Grande Guerre? Tout simplement parce que l’adjectif précède le substantif et qu’il fait partie intégrante du nom. On ne pourrait, par exemple, écrire lénorme guerre. Le mot Grande n’est pas fortuit, il fait partie du nom.

Je vous laisse mesurer toute l’ineptie de ce genre de distinction.

Il y eut malheureusement un second conflit mondial. On abandonna l’appellation Grande Guerre pour parler de la Première Guerre mondiale. Quant à la suivante, elle fut qualifiée de Deuxième Guerre mondiale. Pendant longtemps, cette appellation a été décriée, certains argüant que le mot deuxième laissait entendre qu’il y en aurait une troisième. Ils préféraient donc le terme Seconde Guerre mondiale.

Certains rédacteurs, traducteurs et grammairiens débattent encore de la question. Voici ce qu’en dit Le Petit Robert : La règle selon laquelle deuxième s’emploierait lorsque le nombre des objets dépasse deux, et second lorsqu’il n’y en aurait que deux, est selon Littré « tout arbitraire », mais observée cependant par certains puristes.

Assez drôle de voir un dictionnaire en citer un autre…

Joseph Hanse, dans son Nouveau Dictionnaire des difficultés du français moderne, tranche la question : Jamais la langue n’a fait couramment entre les deux (deuxième et second) la distinction que des théoriciens ont voulu établir.

Par conséquent, les deux appellations Seconde Guerre mondiale et Deuxième Guerre mondiale sont aussi valides l’une que l’autre.

On remarquera, toutefois, qu’une désignation générique, qui s’écarte des termes consacrés, ne prendra pas de majuscule. Ainsi :  Les deux conflits mondiaux ont fait des dizaines de millions de morts.

Élections et anglicismes

Le Canada ira aux urnes le 19 octobre, mais il n’ira pas en élection, un calque de l’anglais. Dans le merveilleux monde de la politique, et des élections, les anglicismes pullulent, comme partout ailleurs.

Le prochain gouvernement aura un mandat de quatre ans. Il serait erroné d’écrire « la prochaine administration aura un terme de quatre ans. »

Le gouvernement sortant n’a pas dissous le Parlement, pas plus que le premier ministre, d’ailleurs. Cette prérogative revient au gouverneur général, qui représente la reine dans notre pays. Seule le gouverneur général a le pouvoir de déclencher un scrutin et, par la suite, de désigner le premier ministre.

Toutefois, le gouvernement aurait pu être renversé au Parlement par un vote de censure, de défiance ou de blâme. L’expression vote de non-confiance est un autre calque de l’anglais.

Le Parlement examine les projets de loi. Ils peuvent faire l’objet d’amendements, avant d’être adoptés. En français, on amende un projet de loi mais on modifie une loi. Amender une loi est un autre anglicisme.

Au Parlement, il y a deux catégories de députés : ceux d’arrière-ban (et non d’arrière-banc), communément appelés backbenchers. Ceux qui siègent dans les premières rangées s’appellent des députés de premier rang, désignés en anglais sous le nom de frontbenchers.

On compte aussi deux catégories de ministres : les ministres influents ou de premier plan, souvent appelés ministres séniors par ceux qui ont perdu leur français; les ministres moins importants, ceux de second plan, de second rang, sont affublés du titre un peu dérisoire de ministres juniors. Portent-ils la culotte courte?

Le caucus des députés de chaque parti se réunit à huis clos, belle expression française déclassée par l’affreux derrière les portes closes.

Les députés ne passent pas les lois, mais les adoptent. Avis (encore une fois) aux journalistes : une loi n’est PAS une législation. Un ensemble de lois est une législation dans un domaine précis.

Enfin, les députés commettent un anglicisme quand ils répètent « Ce gouvernement… ». Un autre calque de l’anglais. En français, on dénonce LE gouvernement.

Des Russes ethniques?

Le conflit en Ukraine met en lumière l’existence de minorités russes en Ukraine. Elles sont regroupées en Crimée, que vient d’envahir la Russie, et dans la partie orientale du pays, où sont situées des villes comme Kharkiv et Donetsk. Les Pays baltes comptent aussi des minorités russes.

En anglais, on parle d’ethnic Russians, que l’on ne doit absolument pas traduire par Russes ethniques. 

Car, à son compte-là, les Ukrainiens sont aussi ethniques. Je m’explique.

En français, est ethnique ce qui est relatif à une ethnie. En anglais, le mot a pris un sens très différent et désigne les personnes appartenant à une minorité ethnique. Donc, les ethnic Russians sont les Russes de souche vivant en Ukraine.

Les noms ukrainiens

L’ukrainien, tout comme le russe, s’écrit en caractères cyrilliques. Cela signifie que les noms ukrainiens doivent être translittérés dans les langues écrites en caractères latins, comme l’anglais et le français. La graphie de ces noms variera par conséquent dans les deux langues officielles du Canada.

Ainsi le président déchu, Viktor Ianoukovitch voit son nom transcrit en anglais de la manière suivante : Viktor Yanukovich. C’est évidemment une graphie qu’il faut éviter en français.

Le président intérimaire de l’Ukraine se nomme Olexandre Tourtchinov (et non Olexander Turchinov, comme on l’a vu dans certains médias francophones). Le nouveau premier ministre est Arseni Iatseniouk. Son ministre des Finances s’appelle Iouri Kolobov. Iouri sans Y initial, comme vous le voyez.

Le premier ministre de la Crimée se nomme Serguiï Axionov.

Le renversement du président par le Parlement ukrainien, appelé la Rada, a amené la libération de l’égérie de la Révolution orange de 2004, Ioulia Timochenko.

Une autre figure dominante de l’opposition est l’ancien boxeur Vitali Klitschko.

En ukrainien le mot майдан (Maïdan) signifie carré ou place. Il est par conséquent redondant de parler de la place Maïdan. Le vrai nom de ce théâtre de la contestation populaire est place de l’Indépendance.

L’Ukraine russifiée

La chute du président Ianoukovitch ainsi que les protestations que suscite sa destitution dans l’est de l’Ukraine mettent en lumière la dualité de ce pays. Bien que les Ukrainiens d’origine russe ne représentent que dix-sept pour cent de la population, la partie orientale du pays est fortement russifiée. De fait, la langue russe en mène large en Ukraine.

Son influence se fait sentir dans la toponymie même du pays. Certains noms de lieux importants sont connus sous leur appellation russe, à commencer par la capitale Kiev, dont le nom véritable est en ukrainien Kyïv. Le Y et le I tréma reproduisent dans notre alphabet un I très allongé. La prononciation véritable est donc Kiiiv.

Même phénomène pour la ville de Kharkov, dont le vrai nom est Kharkiv.

La ville de Lvov est un cas intéressant. Les bouleversements historiques l’ont fait passer de la Pologne (Lwów), à l’Empire d’Autriche (Lemberg), à la Russie (Lvov), avant d’être attribuée à l’Ukraine après la Seconde Guerre mondiale. En ukrainien, elle s’appelle Lviv, pourtant, on continue de l’orthographier à la russe, Lvov.

Le saviez-vous, mais l’accident de la centrale nucléaire de Tchernobyl est survenu en Ukraine, et non en Russie? Pourtant, encore une fois, c’est le nom russe qui a droit de cité. Étrange, non? La ville abandonnée s’appelle Tchornobyl en ukrainien.

Est-elle un symbole à elle seule de la russification des Ukrainiens? Je vous laisse en juger.