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Hollande ou Pays-Bas?

La Hollande est célèbre pour ses moulins à vent, pour employer une image d’Épinal. Elle est surtout un pays dont la majeure partie est située en dessous du niveau de la mer. L’aéroport de sa capitale, Amsterdam, s’appelle Schiphol, ce qui signifie littéralement « trou de bateau ».

Une bonne partie du paragraphe précédent est fausse.

À commencer par cet emploi abusif de Hollande, une région septentrionale des Pays-Bas, dont la capitale est certes Amsterdam, mais les institutions publiques, dont le Parlement, sont à La Haye.

Comme on le voit, certains lieux communs demandent vérification.

Tout d’abord le pays s’appelle les Pays-Bas, justement en raison de sa faible altitude. Ses habitants sont des Néerlandais, mot qui s’inspire de Nederland, nom de cet État en néerlandais. En anglais : Netherlands, peuplé de Netherlanders.

Qu’en est-il de la Hollande?

C’est la principale région du pays. De fait, les Pays-Bas comportent plusieurs régions, dont la Frise, le Brabant-Septentrional, Utrecht. Appeler le pays complet Hollande revient à dire que l’Ontario représente l’ensemble du Canada… Dans un pays grand comme un mouchoir de poche, les mentalités régionales sont quand même sensibles; il faut donc éviter de qualifier de Hollandais qui ne l’est pas.

L’anglais s’embrouille également quelque peu. Les Néerlandais sont souvent appelés Dutch, une déformation de l’allemand Deutsch… qui signifie Allemand. Le terme exact Netherlanders n’est pas très usité. D’ailleurs, les germanophones de Pennsylvanie sont souvent appelés Dutch.

On évitera aussi de qualifier les Néerlandais de Flamands. Ces derniers habitent la partie néerlandophone de la Belgique. La langue qu’ils parlent est très similaire à celle de leurs voisins néerlandais. Soulignons en terminant que la langue néerlandaise a essaimé en Afrique du Sud, pour devenir l’afrikaans, un idiome sensiblement différent de la langue mère.

Viêt Nam ou Vietnam?

Le monde de la toponymie est parfois assez déroutant. La graphie d’un pays aussi connu que le Vietnam varie d’un auteur à l’autre. Au palmarès : Vietnam, Viêtnam, Viêt Nam, Viet Nam…

Du chinois, tout cela! D’entrée de jeu, soulignons que les Nations unies écrivent Vietnam, ce qui signifie que la graphie serait la même en anglais et en français. Quant à lui, le Petit Robert des noms propres y va avec Viêt nam ou Viêt Nam; le Larousse enchaîne avec Viêt Nam ou Vietnam.

Assez déroutant, n’est-ce pas? Au fond, les deux ouvrages ne font que constater la multiplicité des graphies qui circulent.

Un petit coup d’œil à la presse française semble confirmer l’usage Vietnam, celui de l’ONU.

Il faut savoir que les graphies utilisées par l’organisation internationale répondent aux vœux des États concernés. La graphie en un seul mot a l’avantage de la simplicité; elle nous évite quantité de questions quant à la troncature et à l’utilisation ou pas de l’accent circonflexe.

C’est donc celle que je vous conseille d’employer.

 

Finnois ou Finlandais?

Lancement d’une nouvelle série sur les mythes en toponymie. Aujourd’hui, la Finlande.

Comment s’appellent les habitants de ce pays nordique? Beaucoup répondront les Finnois, ce qui est en partie vrai. En fait, les habitants de la Finlande sont des Finlandais. Pourquoi?

Les Finnois sont un peuple de souche finno-ougrienne, ce qui signifie qu’ils appartiennent au même groupe ethnique que les Hongrois et les Estoniens. Ces peuples parlent des langues qui ne sont pas rattachées aux langues germaniques ou slaves. Les racines ne sont pas les mêmes.

Les Finnois ne font pas partie de la même famille que les Danois, Norvégiens, Suédois et Islandais, dignes descendants des Vikings.

Ces peuples arrivent assez bien à se comprendre, car leurs langues respectives se ressemblent; ce sont des langues germaniques. Les mots sont souvent semblables. Par exemple, boire se dit drikke en danois et en norvégien, dricka en suédois et drykkur en islandais. En Finlande, on dira plutôt juoma.

Peu de gens le savent, mais la Finlande a une minorité suédoise, dont les racines ethniques sont germaniques, contrairement à la majorité finnoise. Il serait fautif de qualifier de Finnois un Finlandais de souche suédoise. Il possède la nationalité finlandaise, certes, mais il n’est pas de souche finno-ougrienne.

C’est pourquoi les habitants de la Finlande sont des Finlandais, alors que la langue nationale est le finnois.

La Scandinavie, l’Europe du Nord, la même chose? Réponses dans cet article. Aussi : la Norvège et ses deux langues nationales.

Significatif

Les meilleures plumes journalistiques, comme Michel David du Devoir, l’emploient constamment. Il se glisse dans toutes les conversations au point de se fondre dans le décor, et la plupart des gens n’y voient que du feu.

Un exemple illustrant le problème, tiré d’un article de Chantal Hébert, autre bonne plume : « Il est possible que l’arrivée fracassante de M. Péladeau constitue la goutte d’eau qui fait déborder le vase et que sa candidature ait un effet repoussoir significatif auprès des électeurs progressistes. »

Justin Trudeau qui explique que le Canada « peut jouer un rôle significatif en Iraq. Une plate-forme politique qui marque un tournant significatifSoit dit en passant, autre pléonasme, un tournant étant par définition une chose importante.

Les fonctionnaires emboitent le pas : malgré les risques significatifs pour la santé… disent-ils.

Autant de gens ne peuvent se tromper se disaient les caribous avant de plonger dans le vide.

Le significatif en question est une mauvaise traduction de l’anglais significant. Une petite recherche dans Le guide anglais français de la traduction, de René Meertens, nous donne les équivalents suivants pour significant  : important, sensible, appréciable, net, fort, marqué, accusé, tangible, substantiel, notable…

Alors que veut dire significatif? Qui signifie clairement quelque chose; révélateur. Nulle part ne voit-on les mots considérable ou énorme. En français, une chose significative est porteuse de signification.

Un exemple puisé dans Le Monde flirte avec le danger. On y lit une citation du ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve : « Les actes antisémites sont en augmentation significative depuis le début de l’année. » Dans le titre, significative est mis entre guillemets.

Cet extrait montre deux choses : les Français sont réticents devant l’utilisation erronée de significative; par ailleurs, on voit un ministre français commettre l’anglicisme.

Une utilisation plus exacte de significatif peut être trouvée dans Le Monde Diplomatique : « Un pas significatif vers la fin du communautarisme a été franchi avec l’adoption, en juillet, d’un amendement à la Constitution… »

Dans le cas présent, si on remplace le mot par révélateur, on voit que le sens réel de significatif est respecté. C’est dans cette direction qu’il faut aller.

Les Oscars


La course aux Oscars est amorcée et la quête du précieux trophée fera les manchettes d’ici la remise des prix, lundi prochain.

Une rare unanimité règne dans les médias quant à la graphie d’Oscar. Tout le monde a tendance à l’écrire avec la majuscule et, la plupart du temps, il reçoit la marque du pluriel également. Mais in peutres bien l’écrire au singulier, comme tout nom propre

Pourtant, il y a des questions à se poser, sans vouloir en faire un mélodrame…

Dans la mesure où le mot Oscar est lexicalisé, pourrait-on l’écrire en minuscule? C’est ce que recommandaient les ouvrages de langue, jusqu’à tout récemment. Il aurait fallu écrire La cérémonie des oscars. Denys Arcand a remporté l’oscar du meilleur film étranger.

Ces graphies surprennent quelque peu et sont en marge de l’usage courant. C’est pourtant ce que l’on trouve encore dans le dernier Larousse, tandis que la dernière édition du Robert penche désormais pour la majuscule.

Le Français au bureau signale que les trophées peuvent devenir des noms communs et perdre leur majuscule, la minuscule indiquant la lexicalisation. Mais la tendance lourde, dans les médias, est d’attribuer une majuscule initiale lorsque le nom du trophée provient d’un nom propre. L’ouvrage signale toutefois que l’usage est fluctuant.

Un Félix, un félix

Un Jupiter, un jupiter

La majuscule se justifie parfaitement lorsque le nom d’un trophée vient d’un nom propre. Que l’on pense aux Jutra. La marque du pluriel, comme on le voit, ne fait pas l’unanimité. Habituellement, les noms propres ne prennent pas de s. Pourtant, on voit bel et bien Oscars un peu partout dans les médias.

J’en profite pour signaler encore une fois cette faute largement répandue, soit de parler des mises en nomination, des nominations aux Oscars. Il s’agit d’un anglicisme insidieux, qui vient de nominate. Ce mot n’a pas tout à fait le même sens qu’en français.

En effet, nominate peut signifier à la fois to propose for election que to appoint to an office. En français, une nomination signifie que vous avez été nommé directeur, ou encore que vous avez obtenu un prix. Une nomination aux Oscars veut donc dire que vous avez remporté le prix.

Certains ont tenté de contourner la difficulté en créant nominer, un avorton issu de l’anglais. D’ailleurs ce mot est critiqué et ne règle pas le problème.

Alors que faut-il dire? Sélectionner, qui signifie que vous êtes sur une liste de candidats.

      Nous aimerions que Xavier Dolan soit un jour sélectionné aux Oscars. Il sera intéressant de voir s’il remportera le prix.

 

Référer

Quand on réfère à quelque chose, on y fait référence? Vrai ou faux?

La plupart des gens diraient vrai, car, après tout, référer est un verbe français, n’est-ce pas? Oui, c’est vrai. Mais, il ne s’emploie pas de la même manière dans notre langue.

Une phrase comme « Pierre réfère à l’accident de la semaine dernière. » est incorrecte, malgré les apparences. On pourrait dire, cependant, « Pierre fait référence à l’accident de la semaine dernière. »

Autre phrase que l’on entend souvent : « Le médecin l’a référé à un spécialiste. » Encore une faute. « Le médecin l’a adressé à un spécialiste. »

Comme on le voit, le verbe référer comporte son lot de difficultés. Un petit coup d’œil dans les dictionnaires nous montre que le verbe se construit à la forme réflexive. En effet, se référer a le sens de faire référence à, se rapporter à. Il peut aussi avoir le sens de rendre compte, en appeler à une autorité. Par exemple : « Je vais en référer aux autorités responsables afin d’avoir un avis éclairé. »

Le verbe référer ne se construit plus avec un complément d’objet direct.

En anglais, refer peut avoir le sens plus général de parler de quelqu’un ou de quelque chose. I am not refering to you signifie : « Je ne parle pas de vous. »

Le tandem refer/référer est donc l’un des nombreux faux amis de l’anglais et du français.

Iraq ou Irak?

Lorsque tout le monde dit la même chose sur un sujet, il faut parfois s’interroger. Ce qui est trop évident peut être faux, et ce n’est pas parce la quasi-totalité des rédacteurs préfère une graphie qu’elle est exacte. Pensons à nénufar, conspué par les amants de la langue française. Tout le monde sait qu’on écrit nénuphar, c’est dans tous les dictionnaires, après tout. Eh bien non. Cette graphie avec le ph est une faute de transcription qui s’est incrustée dans l’usage. Habituellement, le ph signale un mot venant du grec; or, nénuphar vient de l’arabe nînufâr…

L’ensemble des médias et dictionnaires écrivent Irak. Donc, c’est une bonne graphie, attestée par Le Petit Robert des noms propres, Le Monde, Le Figaro, L’Express, Le Devoir et La Presse.

Le langagier curieux ne peut manquer d’être décontenancé par celle figurant dans Le Petit Larousse : Iraq, le gentilé étant Iraquien.

S’agit-il d’une fantaisie? Pas du tout. Non, nous avons tout simplement devant nous la vraie graphie de cet État du Proche-Orient.

En arabe, le nom en question se prononce approximativement ainsi : « Éraarr », la lettre q en finale étant un raclement léger dans le haut de la gorge. Comme ce son n’existe pas en français, on le symbolise par la lettre q. D’ailleurs, les anglophones, plus précis, écrivent Iraq.

De plus, bon nombre de graphies de villes et de régions dans les pays arabes sont orthographiées avec la même lettre q, non suivie du u. Que l’on pense à Qatar, Al Qaiyah, Shaqra et bien d’autres. Ces noms sont des transcriptions graphiques en français et en anglais.

Bien entendu, les non-arabophones ne prononceront pas Qatar correctement, pas plus d’ailleurs qu’ils ne prononcent Iraq selon les règles. Toutefois, la translittération des langues non écrites en caractères latins pose de graves problèmes. Les transcriptions dans les langues occidentales sont souvent approximatives. On n’a qu’à penser au russe.

Iraq amène un autre problème, celui du gentilé. Logiquement, on devrait écrire Iraqien, puisqu’il ne s’agit pas d’un qu authentique. Mais cette graphie fait vraiment bande à part. Le Larousse, quant à lui, écrit Iraquien.

La graphie Irak découle d’une normalisation de la prononciation arabe. Comme à peu près personne ne sait comment prononcer le nom correctement, on s’est rabattu sur une prononciation approximative. On peut donc comprendre que la graphie ait suivi.

Donc, difficile de condamner Irak, malgré les erreurs que cette graphie comporte.

 

Priorité

Si un mot mérite bien de remporter la palme du mot le plus galvaudé, c’est bien priorité.

Les exemples abondent : priorité absolue accordée à un projet. La première priorité, déjà dénoncée par Antoine Robitaille, dans un article paru dans Le Devoir. En anglais, ce n’est guère mieux : top, utmost priority.

Je me souviens même d’un texte vu à l’Agence canadienne de développement international dans lequel l’auteur énumérait des dizaines de priorities, divisées en sub-priorities. Quand on écrit n’importe quoi.

Et qui n’a pas oublié la soixantaine de priorités de l’ancien premier ministre Paul Martin?

Quand un mot est vidé de son sens.

Car la définition du Larousse est claire :

Fait pour quelque chose d’être considéré comme plus important que quelque chose d’autre, de passer avant toute autre chose : Priorité donnée à la lutte contre l’inflation.

Dire qu’une chose est une priorité absolue relève du pléonasme le plus pur. De même, une première priorité laisse entendre qu’il en existe une deuxième, une troisième. Or, difficile de comprendre comment une chose qui passe avant toute autre peut se voir reléguer au second rang, et encore moins en troisième position.

Priorité n’est que la dernière victime des mots à la mode employés sans discernement. Il vient rejoindre les rangs d’expressions comme impact, problématique et bien d’autres.

Un peu plus de rigueur ne ferait pas de tort en 2015. Sur ce, bonne année!

Collecter

Voici un nouveau chapitre de mon article précédent, C’est français, sur ces mots et expressions que partagent l’anglais et le français.

Les francophones du Canada ne ménagent pas les anglicismes. Bien des mots et des expressions courantes viennent de l’anglais et la plupart des gens n’en ont que vaguement conscience. Certains s’en fichent.

La réticence à utiliser collecter et collecte dans la langue courante est paradoxale. On craint le calque, semble-t-il. Pourtant, ces deux mots sont corrects.

Le Petit Robert définit collecter comme suit : Réunir par une collecte. Collecter des fonds, des dons, des signatures.

Collecte : Action de recueillir des dons. Faire une collecte pour, au profit d’une œuvre. Collecte de vêtements. Le produit d’une collecte.

On peut collecter autre chose que des dons ou des signatures. Le terme peut s’employer parréunir, de recueillir (des produits, des éléments) en vue d’un traitement. Pensons à la collecte des données pour une enquête, sans oublier la collecte des déchets ménagers.

Combien de fois entend-on le ramassage des ordures?

Une expression semblable, souvent condamnée, est la levée de fondsLa menace de l’anglicisme se profile : fund raising.

Pourtant, le verbe lever est associé à des fonds, dans les dictionnaires. Un premier exemple : lever des impôts, avec renvoi à  collecter, percevoir et recueillir. Un des exemples est justement lever des fonds

En terminant, Joyeux Noël à tout le monde! Et parlons notre langue avec fierté, elle le mérite bien.

 

 

Vocabulaire de Twitter

Aimez-vous gazouiller? Vous arrive-t-il de partager des gazouillis? Avec vos followers? Postez-vous souvent des tweets dans Twitter?

Devant pareille cacophonie, le langagier ne peut que pousser des cris d’orfraie.

Encore une fois, deux mentalités entrent en collision de part et d’autre de l’Atlantique : la volonté de tout traduire, que l’on observe au Canada, et cette pulsion européenne d’aligner les mots anglais dans le discours, comme on enfile les perles.

En informatique, le contraste entre Canadiens et Français, Belges et Suisses est frappant. Des termes comme email, spyware, spam sont traduits de ce côté-ci de l’Atlantique, tandis qu’ils demeurent comme tels en Europe. En français : courriel, espiogiciel, polluriel.

Devant cette domination de l’anglais, on pouvait s’attendre à ce que le vocabulaire de Twitter soit massivement anglais. Il l’est. En même temps, les efforts de francisation montrent leur limite.

Bien sûr, l’Office québécois de la langue française et d’autres instances linguistiques suggèrent le terme gazouillis pour remplacer tweet. La traduction donne de l’urticaire à bien des langagiers nord-américains, pourtant dévoués à la défense du français.

Les choses se corsent lorsqu’on tente de traduire to tweet par gazouiller. Par exemple : « Il a gazouillé une bonne partie de l’après-midi. » Pour beaucoup, ce genre de traduction à tout prix sonne le glas de la traduction tout court. Après tout, a-t-on traduit hamburger et spaghetti? Bien des mots anglais sont passés en français parce qu’ils comblaient un vide ou étaient plus faciles à employer.

La fonction Retweet pose également un sérieux problème. Nul n’oserait dire qu’il a regazouillé un gazouillis. Bien entendu, on peut le redistribuer, voire le partager.

Mais nous venons de trébucher sur un autre anglicisme, partager n’ayant pas le sens de communiquer, diffuser, faire connaître en français. Toutefois, l’emploi généralisé de ce verbe dans de nombreux sites, comme Facebook, amènera tôt ou tard un infléchissement de son sens français. Comme pour réaliser, dans le sens de se rendre compte de quelque chose, d’une réalité. Cette évolution est fatale.

Les Québécois et autres Canadiens de langue française emploient également hashtag, ce mot-clic que les Français appellent parfois mot-clé diésé. Là encore, la brièveté de l’anglais fait des adeptes et le hashtag est fort populaire, au point de faire son entrée dans Le Petit Robert, où il rejoindra… tweet.

On peut donc dire qu’Européens et Canadiens emploient finalement le même vocabulaire pour Twitter, bien que ces derniers fassent davantage d’efforts pour franciser les termes de microblogage.

Notons quand même deux exceptions : follower, qui se dit abonné chez nous, et poster un tweet, qui est rendu par afficher, publier un tweet.

Si vous tweetez, vous faites partie de la  Twittosphère (la majuscule est volontaire). Quelle belle trouvaille! Et si vous bloguez, vous faites partie de la blogosphère. Curieusement, le premier terme n’est pas encore entré dans le Robert, mais le second l’attend patiemment…