La notion de balance of power est courante dans le monde anglo-saxon. Le Collins la définit ainsi : « The balance of power is the way in which power is distributed between rival groups or countries. »
Cette définition est vaste et touche les relations internationales. Les dictionnaires bilingues nous proposent équilibre des forces, équilibre des puissances. En français, le Larousse parle de « Juste proportion entre des éléments opposés, entre des forces antagonistes, d’où résulte un état de stabilité, d’harmonie : Une période d’équilibre politique. »
La traduction est toutefois moins aisée dans le contexte plus restreint de la cohabitation des partis politiques dans un parlement minoritaire. Un tiers parti peut permettre à un autre de se hisser au pouvoir, grâce à son appui. On dit que ce deuxième parti détient la balance du pouvoir.
Jusqu’à tout récemment, cette expression était contestée. On pouvait — et on peut toujours — la remplacer par toute une ribambelle de solutions, par exemple : être l’arbitre de la situation; être en position d’arbitre; jouer le rôle d’arbitre; être le maître du jeu; être en position charnière, etc.
Celle qui me parait la plus intéressante, si on ne veut pas calquer l’anglais, consiste à dire que tel parti détient la clé du pouvoir. Mettons ça dans la balance…