Archives de catégorie : Stylistique

Sur Paris?

Peut-on revenir sur Paris? Sur Montréal?

Vous avez sûrement entendu ce genre d’expression… sur TV5 ou sur TVA. Le francophone nord-américain sursaute quelque peu, bien que le sur géographique se fraie un chemin dans nos médias.

Faut-il condamner cet usage?

Pas selon les dictionnaires européens. Le Larousse est explicite : le sur indique la localisation, la direction. Revenir sur Paris. D’ailleurs, le Hachette va dans le même sens avec un exemple : Faire cap sur Terre-Neuve.

Le Robert, quant à lui, signale qu’on peut l’utiliser avec un verbe de mouvement. Toutefois, le même ouvrage donne un exemple qui semble déconseiller son emploi : « Elle articule qu’elle ne va pas sur Toulouse, mais à Toulouse, qu’il est regrettable et curieux que l’on confonde ces prépositions de plus en plus souvent. » La citation est de l’écrivain français Jean Échenoz.

Le Robert donne également une définition géographique de la préposition : dans le voisinage immédiat, exemple : Boulogne-sur-Mer. Ici, on pourrait penser à Saint-Jean-sur-Richelieu.

Odonymes

Les règles régissant les prépositions ne sont jamais logiques, surtout quand on les compare d’une langue à l’autre. En français, on attend quelqu’un; en anglais, on attend pour quelqu’un; en allemand, on attend sur quelqu’un. Cherchez l’erreur.

Le français, jamais à court de complexité, propose diverses prépositions pour les voies de circulation, appelées odonymes en langage savant. Ainsi, on rencontre une personne dans la rue, mais sur un boulevard ou sur une place. Mais on peut la rencontrer aussi bien sur une avenue ou dans une avenue. Et on habite rue Laurier, et non sur la rue Laurier. Comprenne qui pourra.

Anglicismes

La maîtrise des prépositions est l’un des pièges les plus insidieux lorsqu’on apprend une autre langue. On peut dépister un anglophone avec un accent parfait en français à l’usage qu’il fait des prépositions. Par contre, beaucoup de francophones au Canada déclinent régulièrement des prépositions en fonction de la logique de l’anglais, même s’ils ne parlent pas cette langue.

Entendu à la radio ce matin : « Elle n’est pas sur un groupe. » J’espère bien! Elle en fait partie.

Avez-vous grandi sur une ferme? Non, vous avez grandi dans une ferme.

Il travaille à son manuscrit sur semaine. Non, il y travaille en semaine, pendant la semaine.

Vous avez lu une nouvelle sur le journal? Non, dans le journal.

Il travaille sur le train? Non, il travaille dans le train.

Bref, nous n’en avons pas fini avec la préposition sur.

 

Discriminer

La série des mots orphelins se poursuit avec discriminer et discrimination.

Tout le monde s’entend sur le sens du mot discrimination, ce traitement inégal réservé à certaines personnes à cause de leur race, de leur religion, de leur rang social ou de leur âge.

La notion de discrimination positive, qui a fait son entrée dans les dictionnaires, vient de l’anglais. Mais elle exprime une réalité moderne qu’aucun terme français ne peut rendre avec précision.

Jusqu’ici, pas de problème.

Pourtant il y en a un : le verbe discriminer ne devrait-il pas signifier « exercer de la discrimination contre un groupe, une personne »? La logique la plus élémentaire le prescrit.

Pourtant, les ouvrages de langue deviennent étrangement vagues quand ils traitent de ce verbe. Par exemple, le Robert le définit ainsi : « Avoir une attitude discriminante envers un groupe. » Le verbe est transitif, donc requiert un complément. Pourtant, le seul exemple donné n’en a pas : « Recruter sans discriminer. »

De fait, que ce soit dans le Trésor de la langue française, Le Petit Larousse, Le Grand Dictionnaire terminologique, Le Multidictionnaire de la langue française, on ne voit nulle part un exemple comme discriminer tel groupe ethnique.

Les concordanciers comme Linguee sont curieusement avares quand il s’agit de discriminate. Un seul exemple trouvé dans lequel on parle de « discriminer en faveur des écoles qui ont un intérêt explicite à promouvoir… »

Même chose du côté de Tradooit. Les exemples de traduction européens tournent autour d’opérer une discrimination… Un exemple du Parlement européen ressort du lot : « La Commission salue également la position du ministre Nigérian de la justice, qui a déclaré l’an dernier qu’il n’était pas juste de discriminer les musulmans à travers le fait qu’ils étaient condamnés différemment pour un même délit. »

On notera la faute de majuscule pour Nigérian et la maladresse du libellé. Pas convaincant… Les seuls cas d’emploi de discriminer + complément d’objet direct se voient dans les débats du Parlement du Canada.

Pourtant, si un groupe est victime de discrimination, pourquoi ne peut-on dire que le gouvernement, la population discriminent ce groupe?

Et si on peut, pourquoi est-ce que les dictionnaires ne donnent pas d’exemple clair en ce sens?

Suite de cet article.

 

 

Encore des pléonasmes : le corrigé

Mon article d’hier a piqué la curiosité des lecteurs, dont certains ont tenté de détecter tous les pléonasmes qu’il recelait. En voici donc le corrigé, avec quelques explications.

Les instances décisionnelles mènent actuellement une étude en vue de lancer un futur projet de péage sur les autoroutes. Elles n’entendent pas aller de l’avant sans l’autorisation préalable des autorités gouvernementales, qui veilleront à ce que toutes les phases successives soient menées comme il convient.

Pour ce faire, les divers intervenants devront commencer d’abord par collaborer ensemble pour identifier des avenues de solution qui priorisent les enjeux (bel exemple de charabia chic), l’issue ultime étant de venir à bout de la problématique à laquelle nous sommes confrontés (venir à bout du problème, tout simplement). Dans la conjoncture actuelle, il sera difficile d’établir un solide consensus (un consensus est déjà un accord solide) entre les acteurs. Ainsi, par exemple, il faudra réviser nos attitudes quant à la gratuité universelle (superflu, le contexte est assez clair) des ponts, des autoroutes. Il faudra amener la population à évoluer graduellement. Bien entendu, il est évident que les groupes populaires feront tout en leur pouvoir pour alerter les médias d’information.

Pourtant, il n’existe aucune véritable panacée universelle au problème de la densification de la circulation. Il est certain que la moindre petite baisse d’affluence sur les autoroutes, entraînée par la mise en œuvre du péage, sera minutieusement scrutée à la loupe.

En fait, difficile de prédire d’avance les résultats d’une telle décision. Chose certaine, la première priorité sera de ne pas improviser et ainsi éviter un tollé de protestations. Comme dit le vieil adage : « petit train va loin ».

Un petit mot sur actuellement. Cet adverbe est le plus souvent inutile et vient souvent encombrer nos phrases. En outre, le contexte général nous permet d’éviter certaines précisions inutiles. Le fait de répéter deux fois certains détails alourdit le texte et crée une impression de maladresse. Un peu comme quand nos ados saupoudrent leur discours de «genre», «comme», «tsé veut dire»?

Avez-vous trouvé la faute de grammaire de l’article précédent? «Combien en avez-vous trouvés

Encore des pléonasmes

Pour clôturer l’été, un petit texte ludique qui se veut un florilège de pléonasmes que l’on entend et lit régulièrement. Les pléonasmes sont des fautes insidieuses qui se glissent un peu partout, si on n’y prend garde. Ce sont les moustiques de la langue.

À vous de les repérer dans le texte suivant, un bel exemple de parlure institutionnelle ronflante.

Les instances décisionnelles mènent actuellement une étude en vue de lancer un futur projet de péage sur les autoroutes. Elles n’entendent pas aller de l’avant sans l’autorisation préalable des autorités gouvernementales, qui veilleront à ce que toutes les phases successives soient menées comme il convient.

Pour ce faire, les divers intervenants devront commencer d’abord par collaborer ensemble pour identifier des avenues de solution qui priorisent les enjeux, l’issue ultime étant de venir à bout de la problématique à laquelle nous sommes confrontés. Dans la conjoncture actuelle, il sera difficile d’établir un solide consensus entre les acteurs. Ainsi, par exemple, il faudra réviser nos attitudes quant à la gratuité universelle des ponts, des autoroutes. Il faudra amener la population à évoluer graduellement. Bien entendu, il est évident que les groupes populaires feront tout en leur pouvoir pour alerter les médias d’information.

Pourtant, il n’existe aucune véritable panacée universelle au problème de la densification de la circulation. Il est certain que la moindre petite baisse d’affluence sur les autoroutes, entraînée par la mise en œuvre du péage, sera minutieusement scrutée à la loupe.

En fait, difficile de prédire d’avance les résultats d’une telle décision. Chose certaine, la première priorité sera de ne pas improviser et ainsi éviter un tollé de protestations. Comme dit le vieil adage : « petit train va loin ».

Combien en avez-vous trouvé?

En lien

L’expression fait peur parce qu’omniprésente. La présentatrice de la météo parle d’une tempête en lien avec une dépression; l’analyste de l’économie qui discute des fluctuations boursières en lien avec un nouveau conflit en Iraq…

On entend tellement d’anglicismes dans les médias… Alors on se méfie. En lien, c’est trop beau pour être vrai. L’expression est forcément erronée.

Et pourtant non. Voici ce qu’en dit la Banque de dépannage linguistique :

En fait, la forme est tout à fait correcte, elle ne doit rien à l’anglais et sa seule faute est d’être (encore) ignorée des ouvrages de référence. Pourtant, en lien avec est une formule qui est tout à fait courante dans la langue commune, et ce, dans toute la francophonie; elle n’est pas propre au français québécois.

D’ailleurs, l’Académie française l’emploie dans son dictionnaire à l’article Relatif : « Qui est en relation, en lien avec une chose. »

En outre, elle figure dans le titre d’un rapport de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale de la France : « Inégalité sociales de santé en lien avec l’alimentation et l’activité physique : une expertise collective de l’Inserm ».

Elle est aussi utilisée au Parlement européen : « …un rapport de situation en lien avec le Forum démographique européen… »;

Et en Suisse : « …diverses questions en lien avec la protection juridique… »

Pour ceux qui doutent encore, l’expression est même signalée comme exemple dans le Robert : Une affaire en lien avec une autre.

On aurait donc tort de considérer en lien comme un calque de l’anglais in connection with. Cette interprétation me paraît douteuse, d’autant plus qu’elle n’est pas partagée par d’autres sources à l’affût des anglicismes.

Courriel

Soyons franc : le e-mail des francophones européens tape royalement sur les nerfs des Québécois. Si on a pu inventer un mot pour traduire computer, on peut certainement le faire pour l’affreux e-mail, abrégé en mail, qui a engendré une autre monstruosité : mailer.

L’emploi de courriel, pourtant consacré par l’Académie française, demeure restreint en Europe. Bien sûr, je pourrais m’étendre en long et en large sur l’anglomanie délirante qui sévit en Europe francophone, avec ces magazines sérieux ou people, dont les articles sont farcis d’anglicismes aussi ridicules qu’inutiles. Mais ce serait enfoncer une porte ouverte…

Les Québécois ont souvent l’impression que leur inventivité pour tenter de juguler l’invasion des anglicismes en français ne suscite aucun intérêt chez nos cousins d’Europe. Ce n’est toutefois pas tout à fait exact.

Commençons par les dictionnaires courants. Des surprises nous attendent.

À l’entrée courriel, le Petit Robert 2014 parle d’un « Message échangé entre ordinateurs connectés à un réseau informatique; courrier électronique. » Aucun renvoi à e-mail. Curieux.

À l’entrée e-mail que lit-on? « Adresse électronique. Courrier, message électronique. Recommandation officielle : courriel. » Tiens, le voilà enfin.

Le Petit Larousse 2014 donne une définition plus détaillée d’un courriel et indique les synonymes suivants : courrier électronique, message électronique. Mais c’est à l’entrée e-mail que la foudre nous frappe : « Anglicisme déconseillé. Courriel. » Voilà, un mot suffit.

La Commission générale de terminologie et de néologie de la France l’a aussi adopté et a publié un avis à cet effet au Journal officiel de la République française le 20 juin 2003.

Par contre, le site français Arobase.org, l’e-mail sous toutes ses coutures (sic), signale que dans les moteurs de recherche, e-mail est beaucoup plus courant que courriel : près de 900 millions d’occurrences pour mail et e-mail, contre 550 mille pour courriel.

Malgré tout, courriel fait son chemin en France. À preuve, cette page fort intéressante du gouvernement français sur la sécurité informatique; le terme courriel est utilisé tout au long de l’article et le fameux phishing (quelle graphie aberrante!) est traduit par filoutage. Contrairement à ce que l’on voit dans ce genre d’article, le texte ne grouille pas d’anglicismes. On parle même d’espiogiciels

Comme quoi, il y peut-être de l’espoir.

 

Comment remplacer «communauté»?

Ce matin, petite montée de lait. Voici des exemples éloquents de servilité à l’anglais provenant de notre diffuseur national, Radio-Canada. Pourtant, il est si simple d’être plus précis en français.

À Moncton, la communauté est choquée par les récents meurtres : ville

Intégrer les jeunes dans la communauté : société

La communauté des gens d’affaires : les gens d’affaires

La communauté artistique en Alberta : les artistes

La communauté francophone de Victoria : les francophones de Victoria

Quel bâtiment de votre communauté voulez-vous sauver? : de votre quartier

Une communauté se rassemble pour embellir son quartier dans l’est de Vancouver : les habitants d’un quartier de l’est de Vancouver lancent un projet d’embellissement

L’homme était considéré comme un héros dans sa communauté : dans sa région

Assurer la survie des communautés de langue anglaise au Québec : des groupes de langue anglaise ou, plus simplement, des anglophones du Québec (on devine qu’ils sont dispersés, donc pas besoin de parler des communautés).

Cas dans lesquels le mot est bien employé : communauté religieuse; communauté internationale, communauté de biens.

Promesses

En cette période de dépôt du budget, quoi de plus pertinent que de parler du mot promesse? Quels sont les cooccurrences souhaitables?

Le ministre des Finances du Québec, M. Carlos Litao, saura-t-il respecter les promesses de son parti, ou bien les brisera-t-il? On peut en effet manquer à sa parole, tout comme à sa promesse. Pour toutes sortes de raisons, les politiciens (anglicisme accepté) ou les politiques (terme classique, moins usité au Canada) en viennent à rompre leurs promesses, ce qui revient à dire qu’ils les ont violées.

C’est souvent à la suite d’un reality check, d’une prise de conscience de la situation réelle, que les politiciens finissent par faire le contraire de ce qu’ils avaient dit. Bien entendu, c’est la faute du gouvernement sortant, autre classique.

Ceux qui ont plus de courage et d’imagination parviennent toutefois à remplir, à respecter, à honorer leurs promesses.

C’est ce que nous verrons cet après-midi.

 

En vertu de

Les infortunes d’« en vertu de » sont infinies. Cette locution qui relève d’abord et avant tout du droit envahit insidieusement la langue courante. Faut-il s’en formaliser?

Les dictionnaires courants en limitent le sens au monde juridique : en conséquence de; au nom de. Toutefois, Le Petit Robert signale quand même un usage un peu plus général : En vertu des grands principes. En vertu de quoi.

Le Trésor de la langue française définit l’expression ainsi : par le pouvoir de. Assez curieusement, le Littré ne parle pas de droit, puisque l’exemple donné est d’ordre général… Mais la citation est de Bossuet…

Les Clefs du français pratique signalent qu’en vertu de s’emploie surtout dans la langue juridique et la langue administrative. Mais la locution a parfois un sens plus large : Un objet qui flotte sur l’eau en vertu du principe d’Archimède.

On remarquera que l’usage plus général semble limité à des notions, des principes. Il faudra se garder d’étendre l’emploi de la locution à des contextes plus vastes, auxquels elle pourrait être inappropriée.

Une autre expression maltraitée est nonobstant. Rappelons-nous la fameuse clause nonobstant, calque de l’anglais notwithstanding clause, en français, la disposition de dérogation. Un gouvernement peut invoquer cette disposition pour soustraire une loi à la Charte des droits et liberté.

Jadis, nonobstant signifiait cependant, néanmoins, mais cet usage est vieilli. Cette préposition s’emploie uniquement dans le domaine du droit.

Faire en sorte que

La locution « faire en sorte que » est devenue tellement envahissante qu’on l’entend plusieurs fois dans une conversation. Dans les médias, elle est devenue épidémique. À peu près tous les reportages, vox populi, entrevues nous assènent cette locution massue.

Heureusement, il est assez facile de s’en débarrasser.

La solution la plus simple est souvent de s’en tenir au verbe faire. Voyons deux exemples tirés du journal La Presse.

La séquence de progressions (inhabituellement) longue depuis l’an dernier fait en sorte que le PIB affiche toujours une solide hausse.

L’abus de certains clients fait en sorte que le nombre d’articles outrepasse largement le nombre maximum prescrit.

La séquence de progressions (inhabituellement) longue depuis l’an dernier fait que le PIB affiche toujours une solide hausse.

L’abus de certains clients fait que le nombre d’articles outrepasse largement le nombre maximum prescrit.

Le verbe devoir est un remède efficace :

Il est nécessaire de faire en sorte que les consommateurs et utilisateurs se voient reconnaître le même niveau de protection de la vie privée…

Les consommateurs et utilisateurs doivent obtenir le même niveau de protection… OU ENCORE : Il faut que les consommateurs…

Nous devons faire en sorte que ces exceptions deviennent la norme.

Ces exceptions doivent devenir la norme.

Ne pas oublier la locution il faut…

Il faut que ces exceptions deviennent la norme

On peut aussi recourir au verbe permettre.

Nous prenons également des mesures pour faire en sorte que nos personnes âgées puissent vivre dans la dignité.

Ces mesures permettront aux personnes âgées de vivre dans la dignité.

La préposition pour est également d’un grand secours.

Afin de faire en sorte que les autorités nationales reçoivent les informations nécessaires en temps utile.

Pour que les autorités…

Avec un peu d’imagination, il est toujours possible de réaménager la phrase.

En fait, cette technologie peut faire en sorte que le haut fourneau fonctionne à une intensité énergétique plus élevée.

Grâce à cette technologie, le haut fourneau…

Une conjonction est également très utile :

La décision de la ministre fait en sorte que les garderies pourront ouvrir.

Les garderies pourront ouvrir leurs portes, car la ministre a donné son aval.

Un participe présent aussi :

Ayant obtenu la permission de la ministre, les garderies pourront ouvrir leurs portes.

Et un adverbe qui sert de conjonction :

La ministre a donné son aval, ainsi les garderies pourront ouvrir leurs portes.

La locution à cause de permet aussi de sauver la mise.

La fermeture de l’usine fait en sorte que 500 employés perdront leur emploi.

À cause de la fermeture de l’usine, 500 employés…

Enfin, le recours à un substantif fait passer par la trappe l’encombrant faire en sorte que.

La fermeture de l’usine entraîne la perte de 500 emplois.

Morale de cette histoire : reformuler, reformuler et reformuler. On peut facilement se passer de la locution faire en sorte que.