Depuis quelques années déjà, l’ancien prince Andrew est en disgrâce en Grande-Bretagne pour avoir fréquenté le pédophile Jeffrey Epstein. Or, il vient tout juste d’être arrêté parce qu’il aurait révélé des secrets d’État à des entreprises étrangères.
Certains diront que les agissements de Andrew Mountbatten sont une véritable disgrâce.
C’est aussi dans ces termes que s’exprime le président des États-Unis après le jugement de la Cour suprême qui statue que les droits tarifaires imposés à plusieurs autres pays sont illégaux.
« Ce jugement est une disgrâce », s’est exclamé le grand homme, outré.
Un autre faux ami?
Employer le mot disgrâce en français c’est comme marcher sur un fil de fer. Un faux pas et c’est l’anglicisme insidieux qui nous guette.
Dans le cas du président étasunien, il faudrait dire que le jugement est une honte, qu’il est scandaleux. En effet, le terme anglais disgrace peut se traduire ainsi. Autrement dit, les juges du tribunal suprême ont pris une décision inacceptable, une très mauvaise décision.
Là où le français rejoint l’anglais, c’est lorsque l’on dit qu’une personne est en disgrâce à cause des actes répréhensibles qu’elle a commis. C’est le cas de Andrew Mountbatten Windsor.
Disgrâce en français
Dans notre langue, une perte de faveur est une disgrâce. On dira que l’ancien prince britannique est tombé en disgrâce, parce qu’il a eu des rapports sexuels avec des personnes mineures.
Ce scandale secoue la Grande-Bretagne et ébranle la monarchie britannique. C’est une honte, mais non pas une disgrâce, au sens strict du français.
Nous n’avons pas (encore) eu droit à cette dérive en France. Les personnalités tombées en disgrâce sont légion et y sont restées. Bien peu ont eu droit à un ‘retour en grâce’. Il faut dire que nous n’avons plus depuis plus de deux siècles de Gracieuse Majesté apte à repêcher les disgracieux tombés à l’eau…