Sauver de l’argent

Le champ sémantique du verbe anglais save est plus vaste que celui du français sauver. Le Robert lui attribue trois sens précis : 1) Faire échapper quelqu’un ou un groupe à un grave danger; 2) Empêcher la destruction, la ruine, la perte de; (sauver des emplois; sauver son honneur); 3) RÉGIONALISME (Canada; critiqué) Économiser.

Les deux premiers sens circonscrivent bien la portée de sauver, tandis que le troisième signale clairement l’anglicisme.

L’expression qui revient le plus souvent est Sauver de l’argent. Pourtant, deux verbes simples permettent d’éviter ce calque de l’anglais : économiser et épargner.

Par exemple : J’ai économisé deux dollars : les dentifrices étaient en solde (et non en vente) à la pharmacie. J’épargne pour mes vieux jours (et non je sauve de l’argent).

Un autre intrus qui revient souvent : sauver du temps, ou pire, acheter du temps. En bon français, gagner du temps.

Par exemple : Le ministre gagne du temps pour essayer de réparer les pots cassés (et non pour contrôler les dommages).

En informatique, on sauvegarde un fichier pour le conserver. On sauve un fichier si le disque dur est en perdition et qu’on tente de le récupérer avant qu’il ne soit effacé. C’est le seul cas où on sauve un fichier.

La Grande Guerre

L’excellente série Apocalypse présentée les lundis à TV5 est une excellente réflexion sur l’engrenage maléfique des petits conflits qui peuvent dégénérer en boucherie.

Pour les soldats, ce fut la guerre la plus meurtrière : quelque huit millions d’entre eux périrent. Les pertes civiles s’élevèrent à environ dix millions de personnes. Ce fut la première guerre totale de l’histoire.

Pas étonnant que l’on se soit dit que ce serait la «der des der». Jamais l’humanité n’atteindrait un tel degré de barbarie… On ne perdait rien pour attendre.

On la baptisa Grande Guerre. La double majuscule s’explique par le fait que l’appellation commence par un adjectif. Habituellement, le mot guerre s’écrit en minuscule.

Après la Deuxième Guerre mondiale, la Grande Guerre fut rebaptisée Première Guerre mondiale. Là encore majuscule à guerre, puisqu’il est précédé d’un adjectif commençant par une majuscule. Ainsi le veut la règle.

Ceux qui se demandent s’il ne serait pas préférable de dire Seconde Guerre mondiale se réfèreront à un précédent article.

La série Apocalypse est constituée de films d’époque colorisés, ce qui les rend plus vivants. Le commentaire est intelligent et permet de comprendre les enjeux de ce conflit qui a modelé le XXe siècle.

En tout cas, une source de réflexion quand on songe à la guerre d’agression masquée qui dévaste l’Ukraine.

 

Université Oxford ou d’Oxford?

On entend souvent une phase du genre : «John a fait ses études à Oxford». La célébrissime institution n’a pas besoin de présentation, et certains l’appellent plus explicitement Université Oxford.

Cette appellation est pourtant erronée. Elle s’inspire en effet de l’anglais, langue de juxtaposition, qui dit Oxford University, qui pourrait aussi être rendu «à la française» par University of Oxford.

Dans notre langue, il faut toujours insérer un de entre le générique Université et le toponyme. Ainsi : Université de Sherbrooke, de Paris, de Moscou. Par conséquent, on dira Université d’Oxford.

Toujours en français, il y a apposition uniquement quand l’élément déterminatif – le nom de l’institution – est un nom propre de personne, pas un nom de lieu. Par exemple : l’Université McGill, l’Université Harvard.

Certains mettront en apposition les appellations géographiques qu’on ne traduit pas : l’Université Western Ontario. L’usage, dans ces cas, n’est pas établi. Ainsi, le Bureau de la traduction du gouvernement fédéral recommande l’Université de Western Ontario.

Ce qui amène deux questions : 1) Faut-il traduire les noms d’universités canadiennes et étrangères? 2) Que fait-on avec des appellations atypiques, c’est-à-dire qui s’écartent du modèle Université + de + nom de lieu?

Traduire les noms d’universités?

Il est encore étonnant que les gens se posent la question. J’ai eu le bonheur d’étudier à l’Université de Bonn en Allemagne; il ne me viendrait jamais à l’idée de dire Universität Bonn. La traduction des appellations simples m’apparaît une nécessité, autrement nous pourrions farcir nos textes d’appellations étrangères comme Helsingin Yliopisto… Tout le monde a reconnu l’Université d’Helsinki, j’espère…

De la même manière, personne n’oserait énoncer en langue originale les universités de Tokyo, Moscou ou Buenos Aires. La tendance naturelle est de traduire.

Les universités américaines

Certains hésitent devant les institutions américaines. Bien sûr, elles n’ont pas de nom français officiel, mais c’est exactement le même problème pour les universités espagnoles, allemandes, turques, zimbabwéennes… Faux problème.

Pourquoi s’obstiner à dire la University of New York, quand on parle pourtant de l’Université de Grenade en Espagne? L’Université de New York se dit tout aussi bien.

Mais on ne peut tout traduire, car certaines institutions sont connues sous leur appellation originale. Le MIT est un bel exemple. Même dans la Grande Toile on trouve très peu d’Institut de technologie du Massachusetts. On respectera cet usage qui penche vers la conservation de l’anglais Massachusetts Institute of Technology.

Si les appellations géographiques se rendent bien en français, il faut prendre garde à certaines d’entre elles. Songeons à la Northwestern University, à Chicago. Vous pouvez bien la traduire par Université du Nord-Ouest, mais vous risquez de perdre vos lecteurs dans la brume. Certes, l’appellation anglaise est tout aussi floue, mais le fait est que ce nom n’est pratiquement jamais traduit.

Appellations atypiques

L’anglais a des dénominations particulières pour certaines universités et il est quelque peu risqué de les traduire intégralement. Pensons à la London School of Economics. Voilà un autre cas d’institution bien connue sous son nom anglais. De plus, le mot école en français désigne le plus souvent des établissements primaires et secondaires, bien que l’on voie certaines institutions d’enseignement universitaire, comme l’École polytechnique et l’École nationale d’administration, en France.

Le Trinity College de Dublin est une autre appellation atypique. On pourrait parler du Collège de la Sainte-Trinité, mais, encore une fois, l’usage penche pour l’anglais. On rangera dans le même lot le Boston College, qu’il serait risqué de rendre par le Collège de Boston, possiblement confondu avec un… collège, au sens québécois du terme. («Il a fait son cégep à Boston!»)

Morale de cette histoire, avant de traduire une appellation, un petit coup de sonde dans Google s’impose, ne serait-ce que pour voir si le nom de l’institution est traduit ou non.

La majuscule à Université

On se tiendra loin des guides de typographie franco-européens, encore englués dans les règles désuètes du XIXe siècle. À moins de vouloir infliger à ses lecteurs l’hallucinant jeu de bascule suivant : université de Montréal, mais Université laurentienne, on mettra systématiquement la majuscule à Université, qu’il s’agisse d’une institution canadienne ou étrangère. C’est d’ailleurs ce que recommande le Guide du rédacteur du gouvernement fédéral canadien.

 

La République d’Irlande

On voit cette appellation partout : dans les journaux, les dictionnaires; les politiciens l’utilisent parfois. Pourtant, elle n’existe pas officiellement. Bienvenue en République d’Irlande.

C’est ainsi que l’on appelle couramment cet État né en 1922, après la sécession avec le Royaume-Uni. Après des centaines d’années d’occupation par les Britanniques, les Irlandais obtiennent enfin leur pays, mais non sans un compromis déchirant : une partie du pays leur échappe toujours.

L’Irlande du Nord (faussement appelée Ulster, une région qui ne couvre pas toute l’Irlande du Nord) est peuplée en majorité par des protestants qui ne veulent en aucun cas être rattachés à la nouvelle république de Dublin.

Cette république, elle ne veut surtout pas être appelée Irlande du Sud; non, elle représente tous les Irlandais, même ceux du Nord. Pour bien marquer son indépendance, elle prend le nom officiel d’Irish Free State, l’État libre d’Irlande. C’est cette appellation qui est utilisée dans les traités et la correspondance diplomatique.

Par la suite, le régime de Dublin a tenté de restaurer le gaélique, sans grand succès d’ailleurs. Le pays a pris le nom d’Eire de 1937 à 1949. D’où le surnom de verte Érin, en français.

De nos jours, l’Irlande républicaine s’appelle l’Irlande tout court, encore une fois dans les traités et la correspondance diplomatique. Cette appellation crée une certaine ambigüité, car elle peut aussi bien désigner l’île au complet que le gouvernement de Dublin. De plus, elle met de côté l’Irlande du Nord.

On comprend pourquoi les rédacteurs se réfèrent constamment à la République d’Irlande. Il serait bien commode que Dublin adopte ce nom comme appellation officielle, mais ce n’est pas le cas. Bien entendu, on peut l’utiliser dans les textes courants pour éviter la confusion. Toutefois, son emploi dans un traité le rendra invalide en droit international parce qu’aucun État n’est inscrit sous ce nom aux Nations Unies.

Par exemple, si le Canada envoyait une lettre officielle à l’ambassadeur de la République d’Irlande, il créerait un petit incident diplomatique. L’Irlande pourrait envoyer une note de protestation au Dominion du Canada…

Bref, la République d’Irlande est pour l’instant un petit troll dans le vocabulaire diplomatique.

Deux ministres, deux impropriétés

Ce qui est remarquable au Québec, c’est que même les personnes instruites s’expriment mal, et les fautes se frayent un chemin jusque dans les titres des ministères.

Deux exemples :

David Heurtel est nommé au Développement durable, à l’Environnement et à la Lutte aux changements climatiques.

Francine Charbonneau devient ministre responsable des Aînés, de la Famille, de la Lutte à l’intimidation.

Dans un article précédent, j’expliquais que le verbe lutter se construit avec la préposition contre; par conséquent, on parlera de la lutte contre l’intimidation, contre les changements climatiques.

La grande question, à présent, est de savoir si cette faute de langue sera corrigée. Rien n’est moins sûr, car il y a une constante : gens instruits comme gens moins instruits au Québec sont souvent réticents à corriger leurs fautes. Les prétextes sont bien connus : c’est pas important; les gens comprennent quand même; on n’est pas en France ici, etc.

Il y a quelques années, quand le nouveau gouvernement Harper prêchait la transparence, il a présenté un projet de loi intitulé Loi sur l’imputabilité. Les pressions exercées par le Bureau de la traduction avaient amené le Bloc québécois à proposer un amendement, miraculeusement accepté : on changea le titre de la loi. Elle est devenue la Loi sur la responsabilité.

Verra-t-on le même scénario à Québec?

Le jargon des hôpitaux

Les fonctionnaires n’ont pas leur meilleur pour créer des appellations horribles, des bouillies infectes qu’ils nous font ensuite ingurgiter sous forme de sigles. Une médecine aussi indigeste que fatale pour le commun des mortels.

Je me limiterai à quelques termes pour ne pas donner la nausée à mon lectorat.

Parlons-en des hôpitaux! Ils n’existent plus. Ce sont maintenant des centres hospitaliers. Le terme « hôpital » était-il si effrayant? Je ne le crois pas, mais dans le monde de la fonction publique, on raffole des expressions composées, qui se rapprochent du charabia chic dont j’ai déjà parlé.

Plus délirante encore, l’expression Centres hospitaliers de soins de longue durée, abrégée en CHSLD. Ici, on frôle la barbarie, quand on pense que nos aînés y finissent leurs jours. Bien sûr, cela vaut mieux que les anciens « hôpitaux pour chroniques », comme on disait dans le langage populaire, mais on aurait pu trouver une meilleure expression.

Pourquoi pas des maisons de la vieillesse? Je sais, je sais. Avec la rectitude politique, la langue est devenue un champ de mines… « vieillesse » pourrait en offenser quelques-uns, et patati et patata. Au diable! Il faudrait cesser une fois pour toutes de craindre sans cesse d’offenser quelqu’un et d’essayer de faire plaisir à tout le monde. Juste pour une fois.

Je passe très vite sur les pauvres patients devenus des bénéficiaires. Quelle insulte pour tous ces pauvres gens qui poireautent une douzaine d’heures dans les urgences. Les entubés du système.

Enfin, les CSSS. Les quoi? C’est probablement la question que se posent la plupart des lecteurs. Ce sont des centres de  santé et de services sociaux. Et si on les appelait tout simplement les Centres de santé, tout court, comme ça, sans sigle abscons, pour une fois?

 

 

 

Écrire les dates

L’énonciation des dates peut devenir un problème. Dans les langues que je connais (allemand et italien), on commence par le jour, suivi du mois et de l’année. Il en va de même dans deux autres langues sœurs du français : le portugais et l’espagnol.

L’anglais fait exception. On dira April 16, 2014. Dans une conversation normale, dire que son père est né un certain April 16 ne pose aucun problème, bien que l’on puisse également l’énoncer «à la française», the 16th of April. Toutefois, la forme inversée est ancrée dans l’usage des anglophones.

Ce n’est pas le premier cas d’inversion entre l’anglais et le français, on en conviendra, mais celui-ci est plus difficile à avaler.

Les choses se compliquent quand on lit des dates énoncées de façon numérique, comme sur les litres de lait. Bon nombre d’entreprises sont anglophones et leurs traductions peuvent laisser à désirer. Le doute nous saisit lorsqu’on lit une date abrégée, comme 04-06-10. Une telle date peut prêter à confusion. S’agit-il du 4 juin 2010? Du 6 avril 2010?

On a cherché à remédier à ce problème en suggérant une forme universelle : 10-06-04 voudrait dire le 4 juin 2010. Cette méthode a l’avantage d’être sans équivoque, mais je la trouve très artificielle. En effet, qui va énoncer une date en commençant par l’année? Personne. La logique habituelle est bousculée.

Vous ne direz jamais que Beethoven est né en 1770, au mois de décembre, le 17. Ce serait plutôt l’inverse. Si vous désirez mettre l’accent sur l’année, vous indiquerez que le génial compositeur de Bonn est né après Mozart (1756), soit en 1770, pour être plus précis le 17 décembre. «Vous savez, il est né en décembre le 17». On croirait entendre Jolitorax dans Astérix chez les Bretons. Un peu de magique potion avec ça?

À mon sens, on a voulu ménager la susceptibilité des anglophones, dont la logique, dans ce cas, n’est pas linéaire. Plutôt que d’imposer une norme jour-mois-année à l’échelle internationale, on a tenté de noyer le poisson avec une solution bancale année-mois-jour. En fait, cette séquence est l’envers de la logique.

À une plus petite échelle, c’est comme si on renonçait au système métrique pour réadopter le fastidieux système impérial. By jove!

 

Faire la différence

L’expression faire la différence envahit le discours public. À l’instar de tous ces leitmotivs répercutés par les porte-parole, les journalistes et rédacteurs de tout acabit, elle est un calque grossier de l’anglais.

Comme le signalent si bien les Clefs du français pratique du Bureau de la traduction : «La personne qui fait la différence, ou fait une différence, entre deux choses « établit une distinction » : Faire la différence entre le bien et le mal. Elle ne fait pas de différence entre eux. On peut lui servir du lapin pour du lièvre, elle ne fera pas la différence.»

Avec un peu d’imagination, on peut éviter les traductions serviles. Voici un florilège de belles tournures, pour divers contextes, glanées dans des traductions gouvernementales : À vous de jouer; influer sur le cours des choses; changer les choses; apportez votre contribution; agissez concrètement; visez l’excellence; les mots ont tout leur poids; contribuer au mieux-être de l’ensemble; le pouvoir des enseignants; votre contribution est importante; notre force est notre solidarité; les mentors ont-ils une influence?

Comme je le signalais dans un article précédent, on peut aussi dire faire pencher la balance. Un rédacteur ayant un peu de culture générale peut aisément tirer son épingle du jeu et éviter de penser en anglais quand il écrit en français.

Compressions à Radio-Canada

Les compressions infligées à Radio-Canada sont choquantes à plusieurs égards. Tout d’abord parce qu’elles ramèneront sur le tapis l’impropriété coupures, une faute récurrente, pourtant facile à corriger quand on le veut bien.

Qu’est-ce qu’une coupure? Le Robert : Blessure faite par un instrument tranchant… Une séparation nette, brutale… Une interruption (du courant électrique, du gaz, de l’eau). Nulle part n’est-il question de coupes budgétaires de coupes dans le personnel, car c’est bien de cela qu’il s’agit.

Ces coupes entraîneront des suppressions d’émissions, une réduction de l’effectif des stations régionale et, bien sûr, une diminution de la qualité de la programmation.

Radio-Canada a tout l’argent qu’il lui faut? Vraiment? Alors pourquoi tant de reprises en pleine saison?

Quiconque regarde la télévision étrangère peut qu’envier la qualité de certaines chaînes comme la BBC, dont notre diffuseur public achète les reportages. Or chaque Britannique paie 111 dollars par année pour financer la prestigieuse chaîne. Les Allemands en déboursent 147 pour leur chaîne d’État. Ici? Seulement 34 dollars.

Ce n’est guère rassurant. Ce n’est pas la meilleure façon de protéger l’identité nationale canadienne.

Alternative

L’anglicisation du français se fait de diverses manières. Contrairement à ce que l’on peut croire, le français ne s’anglicise pas uniquement par les emprunts multiples et effrénés des Européens. Beaucoup de ces emprunts ne sont que des étoiles filantes qui se perdent vite dans les galaxies éloignées de notre système langagier…

Phénomène moins connu, un certain nombre de mots français voient leur sens élargi, sous l’influence de l’anglais. Pour le meilleur et pour le pire. L’un des derniers en date est spéculation, mot auquel le Petit Larousse attribue la définition suivante «Construction abstraite, commentaire arbitraire et invérifiable : Leur entretien secret a donné lieu aux spéculations des journalistes.»

On est loin des considérations théoriques de la définition originale. Sous l’influence de l’anglais, le mot se démocratise, en quelque sorte.

Le mot alternative a aussi évolué. Traditionnellement, on définissait le terme comme un choix entre deux options opposées. Sous l’influence de l’anglais, influence critiquée, d’ailleurs, le mot a pris le sens de solution de remplacement.

Ce nouveau sens a essaimé dans d’autres expressions. Par exemple, les alternatifs est un nom collectif qui embrasse l’ensemble des forces politiques qui combattent le néolibéralisme, c’est-à-dire le capitalisme débridé. Les alternatifs proposent une alternative à l’exploitation sans vergogne des richesses naturelles, au triomphe du capitalisme financier; ils luttent aussi pour le développement durable et un meilleur partage de la richesse.

D’autres expressions, inspirées par l’idée de solution de rechange, ont bourgeonné. Pensons à la médecine alternative. Quand un sens nouveau s’immisce un peu partout, il devient très difficile de revenir en arrière. D’ailleurs le faut-il absolument?

 

 

Blogue destiné à tous ceux qui ont à cœur l'épanouissement de la langue française.