Record

Les Jeux olympiques de Rio battent leur plein et, déjà, des records sont brisés… Oups! L’anglicisme nous guette encore une fois… En français, on pulvérise, on  bat un record.

Les journalistes donnent souvent dans l’hyperbole. Ils se sentent obligés de qualifier les records, comme si ce dernier mot n’était pas suffisamment porteur de sens.

On dira par exemple que tel athlète a établi un nouveau record. Cette formulation m’apparaît un peu douteuse parce que, par définition, un record est toujours nouveau. De la même manière, dira-t-on que Penny Oleksiak a battu son ancien record canadien à la piscine olympique?

À force de vouloir accentuer nos propos, on peut facilement tomber dans le pléonasme. Combien de fois entend-on les journalistes sportifs clamer qu’un athlète vient d’établir un record absolu, un record inégalé?

Pourtant, le Robert est clair quand il définit un record : « Exploit sportif qui dépasse ce qui a été fait avant dans le même genre. »

Le détenteur du record est malheureusement appelé recordman, faux anglicisme, incompréhensible pour des anglophones.

Mis en apposition, record peut aussi servir d’adjectif. Par conséquent, il est logique de l’accorder : des bénéfices records.

Certains grammairiens estiment qu’il devrait être invariable, parce que le mot vient de l’anglais. Idem pour standard. Certains battent tous les records quand il s’agit de compliquer inutilement le français.

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