Quitter sans complément

Lu dans La Presse du 22 septembre : «Le patron de Volkswagen quitterait vendredi.»

On l’entend partout et personne ne semble voir l’erreur. Pourtant, le verbe quitter n’est PAS intransitif : il requiert un complément. La Presse aurait pu tout simplement écrire : «Le patron de Volkswagen partirait vendredi.»

Partir est le verbe parfait quand on veut faire l’élision du complément.

Quelques exemples dans lesquels partir remplace avantageusement quitter : Maryse part tous les soirs à cinq heures. Jacques? Il est parti ce matin. Paul est parti en Louisiane hier (et non : a quitté pour la Louisiane…).

Comme on le voit, il est très facile de corriger cette erreur, car erreur il y a.

Le Robert décrit le verbe quitter sans complément comme un régionalisme canadien. Il est largement répandu dans notre pays, mais soyons au moins conscients qu’il s’agit d’une faute et que d’autres francophones pourraient s’étonner de cette formulation.

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