Pléonasmes et élections

Mon article précédent sur les pléonasmes avait suscité un certain intérêt. Je reviens donc à la charge encore une fois en espérant ne pas être redondant ni trop répétitif, comme aurait dit La Palice.

Une bonne méthode pour déterminer si nous allons commettre un pléonasme est de comparer ensemble les deux mots, le mieux étant d’ouvrir le dictionnaire. À moins d’un hasard imprévu, vous devriez y voir plus clair. Cela vous évitera de répéter deux fois la même chose.

Parlons un peu d’élections, puisque nous y sommes. À quand une loi sur des élections précipitées à date fixe? Car nos valeureux politiciens se dévisagent mutuellement en s’accusant d’être responsables de ce scrutin inutile. Bien sûr, ils n’ont pas le monopole exclusif de la duplicité et du mensonge trompeurs, mais pourquoi jurent-ils tous, la main sur le cœur, qu’ils feront de la politique autrement, pour aussitôt retomber dans les manœuvres électoralistes? D’ailleurs, essayez d’en trouver un qui réponde directement aux questions, par exemple en commençant sa phrase pour «oui» ou «non».

De fait, ils ne divulguent jamais publiquement le fond de leur pensée. Sur ce plan, ils sont plutôt solidaires les uns des autres.

Cynique moi? Bien oui, c’est une évidence qui crève les yeux.

Un dernier mot avant de finir. Triste de voir M. Couillard se sentir obligé de glisser des phrases en joual dans ses discours, pour faire plus «vrai». Il est un des rares politiciens à manier la langue avec élégance. Bien dommage.

 

One Thought on “Pléonasmes et élections

  1. « Répéter deux fois la même chose » est bien un pléonasme, puisque « répéter » suffirait.

    Mais il n’y a pas pléonasme si l’on dit « répéter trois fois (quatre fois…) la même chose » JR

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