Inaugurer

L’élection présidentielle américaine approche à grands pas et un nouveau président prendra les rênes de la Maison-Blanche dès l’an prochain. Le nouvel élu prêtera serment sur les marches du Congrès en janvier. Cette cérémonie s’appelle en anglais inauguration.

Bon nombre d’analystes francophones se laissent berner par ce faux ami et parlent de l’inauguration de la présidence, voire, du président des États-Unis.

Il faut savoir qu’en français, on inaugure un monument, un bâtiment, une exposition. La Banque de dépannage linguistique du Québec donne comme exemples : une bibliothèque, une école primaire, le Salon de la femme. On ne peut donc pas inaugurer un président. Le président est assermenté.

Par conséquent, on parlera de la cérémonie d’assermentation et non d’inauguration.

Un président ne peut donc pas être inauguré; peut-il être intrônisé?

Un roi, un évêque, à la rigueur, parce qu’ils s’assoient sur un trône. Mais pas un président.

Certains seraient tentés de parler de l’inauguration de la présidence. Cette cooccurrence me paraît pour le moins douteuse, bien qu’on parle de l’inauguration d’une ère nouvelle. Il serait plus exact de dire le début de la présidence, le début du mandat de Johnson a été difficile.

La terminologie états-unienne recèle bien d’autres pièges. On pensera notamment au mandat présidentiel de quatre ans, qu’il ne faut surtout pas appeler un terme, autre anglicisme à fuir.

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