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S’infliger une blessure et s’objecter

Les verbes pronominaux constituent un des éléments difficiles du français. Leur utilisation devient encore plus problématique… quand il ne s’agit pas vraiment d’un verbe pronominal.

Crosby s’est infligé une blessure en bloquant un lancer. Que signifie en réalité infliger? Ce n’est pas du tout ce que l’on croit : appliquer une peine. Exemple : infliger une sanction. Faire subir quelque chose à quelqu’un : infliger un affront, un supplice.

La forme pronominale existe dans le sens de s’imposer quelque chose, de s’astreindre. Il s’agit donc d’un acte volontaire. Lorsqu’un joueur de hockey se blesse, ce n’est certainement pas un choix délibéré.

S’objecter est une expression courante qui a toutes les allures de l’innocence. Là encore, il faut se méfier : on objecte un argument pour en rejeter un autre. On objecte la fatigue pour ne pas sortir.

La forme pronominale s’objecter est fautive. Il suffit de dire s’opposer.

Partager des documents?

Vous venez de prendre des photos de votre petit dernier et désirez les partager  sur Facebook. Quoi de plus naturel? Vous buvez un digestif au coin du feu, un soir d’hiver, et voulez partager vos expériences de randonnée en montagne avec vos invités. Tout le monde vous écoute. Encore une fois, quoi de plus naturel?

On entend régulièrement des employés qui veulent partager des renseignements avec leurs collègues pendant une réunion.

Encore un cas d’usage abusif du verbe partager. En fait, que veut dire au juste ce mot tellement à la mode qu’il est en train d’envahir le discours public?

Les dictionnaires sont formels : on partage une chose lorsqu’on la divise en plusieurs parties. Par exemple, on partage une tarte entre cinq invités; chacun en reçoit un morceau. On peut aussi partager l’avis de quelqu’un, c’est-à-dire être d’accord avec lui.

Si on prend au pied de la lettre les exemples donnés en début de texte, il faut comprendre que les photos seront découpées en petits morceaux, que chacun aura une bribe des histoires de randonnée en montagne et que vos collègues recevront des fragments d’information pendant la réunion, l’un connaissant la fin, l’autre le début, et l’autre le développement.

Bien entendu, l’anglais ne réfléchit pas de la même manière et le verbe to share possède le sens élargi de communiquer, diffuser. On pourrait également relayer un courriel, un tweet. C’est joli et c’est français.

Il faut dire que les sites Web comme Facebook et tant d’autres n’aident pas les francophones à faire la différence lorsqu’ils affichent des boutons Partager. La plupart des gens n’y voient que du feu et c’est bien dommage.

S’il vous plait, ne partagez pas cet article avec vos amis, diffusez-le.

 

 

Dévaster

On l’entend souvent : Untel est dévasté par le décès de son grand-père. Cette formulation paraît tout à fait normale puisqu’on l’entend un peu partout, mais il y aurait lieu de se méfier.

Les exemples dans les dictionnaires vont plutôt dans le sens suivant : une vilaine chose en dévaste une autre ou encore une personne. La passion a dévasté son coeur, nous dit le Petit Larousse. Il n’y a par ailleurs aucun exemple d’une personne dévastée par un évènement.

Bien sûr, on trouvera des exemples dans la Grande Toile de personnes dévastées par une tragédie. Mais, en observant attentivement les sources, on constate qu’elles sont en grande partie canadiennes; celles qui viennent de l’Europe renvoient le plus souvent à la presse à potin : Brad Pitt serait dévasté parce qu’il est un mauvais amant…

Depuis la rédaction de la première version de cet article, j’ai repéré l’expression dans un roman d’Hélène Grémillon, Le Confident.  Il semble donc que certains écrivains français la voient comme une métaphore.

En conclusion, je crois malgré tout qu’il serait plus prudent de dire qu’une personne est anéantie, abasourdie, atterrée par une nouvelle.

Communauté : de quoi parle-t-on?

En anglais, tout est devenu est une communauté : un hameau, un village, une ville, un quartier et même une province. Les anglophones emploient ce mot à profusion au point qu’on ne sait pas toujours de quoi il est question. Les anglophones s’expriment parfois avec imprécision, se contentent de généralités et jugent le contexte assez éclairant pour que l’on devine ce qu’ils veulent dire. Malheureusement, le contexte ne suffit pas toujours. Mais, parfois, il est tellement explicite qu’on se demande pourquoi on n’emploie pas le bon mot, au lieu de se cramponner à communauté.

Les incidents survenus récemment à Moncton en sont un bel exemple. Les francophones de l’endroit vivent en milieu anglophone et sont influencés par les tics de langage de l’autre langue officielle. C’est un phénomène normal qui mène à de petits dérapages qui s’insinuent dans notre langue et qu »on ne voit plus. Le même phénomène se produit à Ottawa, autre ville, et non communauté, où les francophones subissent la lourde influence de l’anglais.

Moncton est une VILLE, pas une communauté. Mais les médias sont des propagateurs aussi efficaces que zélés de l’optique anglaise. Preuve, encore une fois, que nous parlons une langue de traduction. Il était écrit dans le ciel que les journalistes de l’endroit parleraient de la communauté secouée par les meurtres de la semaine dernière.

Ce qui est triste, sur le plan linguistique, c’est que les médias francophones, à force de se faire l’écho de l’anglais, voient des communautés partout, au point d’éviter des expressions idiomatiques plus évocatrices en français. Lamentable. Bref, nous sommes piégés, voire hypnotisés par l’anglais, et nous nous cramponnons au mot community que nous tentons de traduire tant bien que mal.

Pour nous libérer de cette chausse-trape, il faut déterminer avec précision de quoi il est question. Si, par exemple, une ville veut offrir de nouveaux services à la communauté, qui en bénéficiera? Les citoyens, la population, tout simplement.

Autre exemple : le gouvernement fédéral veut assurer la sécurité des communautés. Que veut-on dire exactement? La sécurité dans les villes, probablement, ou encore la sécurité des Canadiens en général. Bref, comme dans un roman policier, il faut identifier le coupable!

D’autres calques de l’anglais nous guettent : la communauté des affaires, la communauté artistique, la communauté médicale, la communauté universitaire. Il est pourtant possible d’y échapper : le monde des affaires, les gens d’affaires; le milieu des artistes, le monde des artistes, les artistes tout court; le corps médical; les universitaires.

Comme on le voit, il suffit de réactiver des expressions idiomatiques bien connues pour recommencer à parler français. Ce n’est pas plus compliqué que cela.

Communauté est un mot dont on peut largement se passer en français.

Dans un autre article, vous trouverez des exemples pour remplacer facilement communauté.

Derrière les portes closes

Au Canada, nous parlons le plus souvent une langue de traduction. Bon nombre de francophones parlent anglais à longueur de journée sans même s’en rendre compte parce que les mots utilisés sont bel et bien français, bien que les structures de phrase et le vocabulaire ne le soient pas.

L’expression « derrière les portes closes » est un calque de l’anglais behind closed doors. Elle s’est frayé un chemin dans les médias, qui l’emploient sans restriction, pour ensuite essaimer dans la langue populaire. On en a même fait un titre de livre, ce qui est assez troublant, car si même les éditeurs ne voient plus l’erreur faut-il baisser pavillon? Je ne le pense pas.

L’expression française équivalente est « à huis clos ». Le Robert la définit ainsi : toutes portes fermées; sans que le public soit admis. Audience à huis clos.

Il me semble que c’est clair. D’ailleurs, il n’y a pas de « derrière les portes closes » dans les dictionnaires français.

Déporter un réfugié?

L’arrivée massive d’Haïtiens au Québec, les velléités du président américain de fermer ses frontières ainsi que la montée de l’extrême droite un peu partout ramènent les termes déporter et déportation sur la sellette.

Les termes déporter et déportation sont des faux amis parfaits. On les voit et on les entend partout et le piège qu’ils recèlent passe le plus souvent inaperçu. De fait, il y a une différence énorme entre déporter quelqu’un en français et faire la même chose en anglais.

En fait, que signifie déporter? Voyons le Robert : « 1. Infliger la peine de déportation. 2. Envoyer à l’étranger dans un camp de concentration. » Déportation : « 1. Peine politique afflictive et infamante qui consistait dans le transport définitif du condamné hors du territoire continental français. 2. Internement dans un camp de concentration à l’étranger. »

À en croire les médias, le gouvernement des États-Unis déporte à tour de bras les demandeurs du statut de réfugié dont la demande est refusée. Le phénomène est beaucoup plus rare au Canada. Le problème, on le voit tout de suite, est que les journalistes se sont probablement inspirés de dépêches rédigées en anglais, langue dans laquelle le terme deportation a le sens plus large d’expulser. Car c’est bel et bien d’expulsion qu’il s’agit.

On ne déporte pas des étrangers du Canada ou des États-Unis, on les expulse, on les renvoie.

On gardera le mot déportation pour des situations dramatiques comme la déportation des Acadiens en 1755 et celle des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. On ne déporte pas un réfugié du Canada, à moins de l’envoyer au bagne à l’autre bout du monde.

Bref, oubliez le mot déportation.

Délai ou retard?

S’il est un faux-ami qui a la vie dure, particulièrement dans les médias, c’est bien délai. Le mot est le plus souvent employé dans le sens de retard, ce qui est son sens en anglais.

Il y a plusieurs délais à l’aéroport à cause de la tempête. On prévoit des délais dans la construction de cet immeuble.

En passant, si délai signifiait vraiment retard, il faudrait dire que les vols ont été délayés… On voit bien que ça ne colle pas. Dans les cas précités, le locuteur pense en anglais, car il faudrait parler de retard, et non de délai.

Mais qu’est-ce qu’un délai? Rien d’autre qu’une période de temps comportant une échéance à respecter.

Un truc pour faire la différence entre délai et retard : le retard commence là où le délai finit. Vous aviez un délai, vous ne l’avez pas respecté, vous êtes en retard.

Un délai peut aussi être une prolongation de temps accordée pour faire quelque chose. Le Petit Robert donne les exemples suivants : Demander, donner, accorder, prolonger, proroger, refuser un délai . Se donner un délai pour décider d’une chose ; s’accorder des délais par paresse : renvoyer, remettre au lendemain, retarder. Délai de réflexion.

En clair, vous aviez un délai de dix jours, vous ne l’avez pas respecté, donc vous êtes en retard. Votre client vous accorde un nouveau délai, donc une prolongation.

Le Trésor de la langue française précise qu’un délai peut être un « Ajournement, atermoiement, retard. Le moindre délai à la réalisation d’un de ses désirs, devenait pour lui une véritable torture. » C’est Zola que l’on cite.

Les dictionnaires courants ne mentionnent pas ce sens, qui semble être tombé en désuétude en Europe. Chose certaine, les auteurs d’ici ne s’inspirent pas de Zola quand ils voient des délais partout.

 

Pékin ou Beijing?

La question m’est souvent posée : lequel des deux termes faut-il préférer? La réponse n’est pas simple.

En fait, se pose ici la question de la traduction ou non d’un toponyme étranger. Le français a traduit environ 7000 noms de lieux étrangers, particulièrement ceux de pays latins, comme l’Italie et l’Espagne, de pays voisins de la France, comme la Belgique flamande, les Pays-Bas et l’Allemagne. Les noms de villes et de régions connues dans le monde ont souvent été traduits, mais pas toujours. À ce chapitre, ni constance ni cohérence.

La civilisation chinoise revêt une grande importance dans l’histoire de l’humanité et c’est pourquoi bon nombre de toponymes chinois ont été traduits en français, dont Pékin.

Le chinois est l’une des six langues officielles de l’ONU et, en 1979, le système de transcription Wade-Giles a été abandonné au profit du pinyin. Auparavant, la façon de transcrire les noms chinois, originalement écrits en idéogrammes, variait selon le système phonétique de la langue d’arrivée. Par exemple, Pékin s’écrivait Peking en anglais, tandis que Nankin devenait Nanking dans la langue de Shakespeare.

L’avènement du pinyin a changé la donne. À présent, Pékin s’écrit Beijing dans toutes les langues occidentales utilisant l’alphabet romain. La graphie des noms de lieux et des noms de personnes, y compris les personnages historiques, a été normalisée, ce qui a donné lieu à des transformations parfois spectaculaires. Quelques exemples : Teng Hsiao-Ping qui devient Deng Xiaoping; Lao Tseu qui devient Laozi et, bien sûr, le Grand Timonier Mao Tsé-toung qui se réincarne en Mao Zedong.

Cela signifie-t-il que le français est tenu d’adopter ces nouvelles graphies? Pas nécessairement. Les ouvrages de langue et les publications en ligne ont généralement fait la conversion vers le pinyin, mais il reste des îlots de résistance : Pékin, Canton et Nankin. Les nouvelles graphies sont les suivantes : Beijing, Guangzhou et Nanjing.

L’anglais intègre généralement les néologismes plus vite que le français, de sorte que les nouvelles graphies des trois villes précitées figurent dans les dictionnaires anglais et sont employées dans les médias. Du côté francophone,  on s’en tient encore aux trois transcriptions originales. Ce conservatisme très présent chez les francophones européens s’observe également pour la Biélorussie, devenue le Bélarus en 1991, mais toujours appelée Biélorussie dans les dictionnaires récents.

Bien entendu, on peut le déplorer, certains estimant que Beijing, Guangzhou et Nanjing sont les noms officiels de ces villes chinoises; d’autres soutiennent au contraire que ce ne sont pas aux Chinois à décider de la façon de s’exprimer en français. Le débat est ouvert…

États-Uniens ou Américains?

Tout le monde s’entend pour dire que le terme Américains, pour désigner les habitants des États-Unis, est une impropriété, dans la mesure où son sens véritable qualifie les habitants de l’Amérique, vue en tant que continent et non de pays.

L’usage en a cependant décidé autrement. Dès la naissance des États-Unis, la question du nom des habitants s’est posée avec acuité, car, quand on y songe bien, il est difficile de construire un nom d’habitants avec un terme qui décrit le régime politique d’un pays. Habituellement, un pays possède un nom propre. Les colons se sont donc rabattus sur le nom du continent, pour le meilleur et surtout le pire….

À défaut de mieux, Americans s’est donc implanté, tout comme le mot America qui en est venu à désigner le pays, au lieu du continent. De fait, nos voisins du Sud utilisent America au sens de continent uniquement quand ils parlent de la « découverte » de l’Amérique par Christophe Colomb; autrement, America est le nom de leur pays, point à la ligne et coup de pistolet au plafond.

L’erreur a fini par déborder sur d’autres langues, dont le français. Et certains ont également fini par se révolter, à bon droit.

L’expression États-Uniens, ou Étasuniens ou Étazuniens, est apparue en français en 1955, si l’on se fie au Petit Robert. Contrairement à ce que l’on peut croire, états-unien employé comme gentilé ou comme adjectif n’a rien de saugrenu ou de péjoratif, bien au contraire. On peut le voir régulièrement dans certains médias, dont Le Devoir, dans lequel il remplace avantageusement américain.

Il ne faut donc pas hésiter à l’employer.

International

Êtes-vous international? La question peut sembler saugrenue, mais elle se pose pourtant. Sous l’influence de l’anglais, semble-t-il, le mot international est employé un peu à tort et à travers. Bref, le sens en a été infléchi, du moins par rapport à ce que disent les dictionnaires.

Commençons par quelques expressions correctes : une conférence internationale; une organisation internationale; le droit international; les relations internationales; le développement international. Dans tous ces cas, le mot en question a bien le sens que lui attribuent les dictionnaires. Par exemple le Robert : « Qui a lieu, qui se fait de nation à nation, entre plusieurs nations; qui concerne les rapports des nations entre elles. »

On remarquera que les ministères qui se chargent des relations avec les autres pays s’appellent généralement ministère des Affaires étrangères, et non internationales. Le Québec a pourtant un ministère des Relations internationales, mais cette appellation s’explique par le fait qu’il n’est pas un État souverain. Certes, le Mexique a un secrétariat aux Relations extérieures, mais cet exemple a plutôt valeur d’exception.

Jusqu’ici, tout va bien. Abordons maintenant la question de la politique internationale. Il s’agit des relations politiques entre les divers États de la planète. Pourtant, on ne dit pas que le Canada ou la France a une politique internationale, mais plutôt une politique étrangère. Voilà qui nous amène sur une piste intéressante. Le mot étranger peut donc remplacer international lorsque ce dernier ne convient pas.

Il est indispensable d’avoir un mot de substitution pour international. Bon nombre d’expressions dans lesquelles il est utilisé sont franchement douteuses : Une aérogare distincte est affectée aux vols internationaux. Les arrivées de voyageurs internationaux sont scrutées par les services de sécurité. L’Université McGill accueille de nombreux étudiants internationaux. L’enlèvement international d’enfants. Plus récemment dans La Presse, un fugitif international.

On voit tout de suite l’ombre de l’anglais se profiler derrière ces expressions. International flights, international arrivals, international students, international abductions of children, un fugitif recherché par plusieurs pays. Pourtant, la définition anglaise d’international dans le Canadian Oxford ressemble étrangement à celle du français : « Existing, involving or carried on between two or more nations ». Bien sûr on pourra arguer que la langue de Shakespeare est plus souple que celle de Molière quant à l’adaptation du vocabulaire. Il n’en demeure pas moins que ces expressions, traduites directement en français, sans reformulation, m’apparaissent douteuses.

J’ai eu le grand plaisir d’étudier à l’Université de Bonn. Certains auraient dit que je faisais partie des étudiants internationaux de cette institution. À mon avis c’est absurde. Je n’ai jamais été international de ma vie : j’étais tout simplement un étudiant étranger. À ce que je sache, le fait de détenir un passeport canadien ne me confère aucun statut d’ordre international.

Par contre, il est courant dans les aéroports de parler des vols internationaux à un point tel que nous n’imaginons plus de dire tout simplement les vols vers l’étranger. Et pourtant n’est-ce pas ce dont il s’agit vraiment? Bien sûr, on pourrait dire à la rigueur qu’il s’agit de vols internationaux puisqu’ils se font entre plusieurs nations. Mais est-ce vraiment être puriste que de rechercher une expression plus juste, moins servile?

Le recours au mot international peut aussi être le fruit d’une ellipse. La réaction internationale à une crise n’est au fond rien d’autre que la réaction de la communauté internationale. Certains crieront à l’adjectivite, tandis que d’autres y verront une tournure parfaitement acceptable. C’est un peu la même chose quand on parle de l’opinion internationale.

Il est donc clair qu’un certain laxisme règne. Le sens d’international est étiré dans tous les sens et si certaines expressions peuvent être acceptées au nom de l’économie, il est des cas où le sens même du mot est carrément faussé. Des rectifications s’imposent alors et il ne faut surtout pas hésiter à remettre les pendules (internationales) à l’heure.