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Balance du pouvoir


L’élection au Nouveau-Brunswick amène une situation quasi-inédite dans cette province : l’arrivée d’un gouvernement minoritaire. Du jamais vu depuis un siècle.

Peu importe le parti qui formera le gouvernement, il devra partager le pouvoir avec un ou des tiers partis. Ces derniers détiendront ce que l’on appelle couramment la balance du pouvoir.

Cette expression, employée au Parlement du Canada, est pourtant un calque de l’anglais balance of power.

Comme il est signalé dans les Clefs du français pratique :

Un parti influe sur l’équilibre des partis lorsqu’il peut mettre le gouvernement en minorité en votant avec un autre parti.

Un tiers parti devient donc l’arbitre de la situation, mieux, il détient la clef ou les clefs du pouvoir. Il est en quelque sorte le maître du jeu. On pourrait presque se permettre cette métaphore médiévale : il est un faiseur de roi !

L’expression détenir les clefs du pouvoir est nettement plus française et élégante que son équivalente anglaise avoir la balance du pouvoir.

À mettre dans la balance lorsque vous rédigerez.

 

Question de l’urne

La campagne électorale au Québec prend forme et un terme est en train d’envahir les discours : la question de l’urne. Il s’agit de l’immigration. Nul doute qu’on va en reparler et que la question de l’urne risque de déparer tous les discours politiciens et journalistiques (mes excuses pour cette crise d’adjectivite).

Cette question est celle qui risque de devenir la plus importante et de s’imposer dans l’esprit des électeurs. Leur choix sera d’abord et avant tout orienté en fonction de leur opinion sur le dossier de l’immigration. Si la tendance se poursuit, comme disait l’autre.

La question de l’urne est bien entendu un autre calque de l’anglais, the ballott question. Cette traduction servile coiffe la chronique de Michel David dans Le Devoir, un journaliste dont le français est habituellement irréprochable. Mais il n’est pas le seul à l’utiliser; la tentation est forte.

Pourtant, on peut facilement trouver des solutions créatives en français.

L’immigration pourrait être un enjeu déterminant, la question décisive ou dominante. Le quotidien Le Droit y va d’une suggestion intéressante : la principale question de l’élection. Tiens? Pourquoi pas?

On peut aussi reformuler : « L’élection de 2018 portera principalement sur l’immigration. »

L’anglais imagé

L’anglais est une langue imagée, souvent plus que le français. Et parfois, ses expressions frappent tellement l’imagination qu’on les importe dans notre langue.

En voici deux que j’aimerais aborder.

Ce n’est pas ma tasse de thé

Nous sommes en fin d’après-midi, les sandwichs aux concombres sont servis et nous papotons autour de la table en sirotant notre boisson chaude. Deux sucres et un nuage de lait, dit-on…

Les mœurs douçâtres de la sympathique Albion ont traversé la Manche pour s’infiltrer dans notre langue… Ne dit-on pas qu’une chose n’est pas notre tasse de thé ?

Rendre cette expression suave de ce côté-ci de la Manche et de l’Atlantique est certes possible, mais à quel prix ?

Ce n’est pas mon truc, mon genre ; pas une chose que je fais ; cela ne fait pas partie de mon répertoire ; habituellement, je ne fais pas cela…

Autant de traductions qui apparaissent comme un troupeau de buffles se jetant du haut d’une falaise.

On comprend peut-être mieux pourquoi l’expression a percé notre carapace francophone et figure dans Le Petit Robert.

Soit dit en passant le high tea n’est pas un haut thé, mais bien un « goûter dinatoire », nous signale Luc Labelle dans son merveilleux ouvrage Les mots pour le traduire. 

Le diable est dans les détails

On entend souvent cette expression anglaise, même au Parlement européen. Comment la traduire ? Des concordanciers bilingues comme Linguee nous proposent :

Le problème réside dans les détails ; tout est dans les détails ; tout réside dans le détail

Mais encore ?

Quand on y regarde bien, les choses s’embrouillent, se compliquent. Tout bien pensé, il n’y a rien de simple. Les détails viennent tout compliquer.

Un peu laborieux, mais le sens est là.

Toutefois, l’expression étudiée possède le double avantage d’être courte et percutante. Voilà sans doute pourquoi on l’entend si souvent.

Autogolpe

Tentative de coup d’État au Venezuela. C’est du moins ce qu’affirme le président Maduro. L’opposition, elle, accuse en effet le gouvernement d’avoir simulé une tentative d’assassinat sur le président. Elle parle d’un «auto-coup d’État» résultant d’«auto-attentats».

Quoi qu’il en soit la référence est claire pour qui connaît la politique sud-américaine. Il s’agirait d’un autogolpe, défini ainsi par le Oxford Dictionary : In Latin America: a military coup initiated or abetted by a country’s elected leader, especially in order to establish absolute control of the state. 

Le terme espagnol est apparu en français en 1992 lorsque le président péruvien Alberto Fujimori a dissous le Congrès après que celui-ci eut refusé de lui octroyer des pouvoirs supplémentaires pour lancer sa réforme économique et lutter contre la guérilla du Sentier lumineux.

Dans l’article paru dans Le Devoir du 6 août 2018, l’expression a été traduite en français.

 

L’apport de l’anglais en français

La langue anglaise a contribué à l’enrichissement du français au même titre que l’allemand, l’espagnol, l’italien, le néerlandais ou le turc. Toutes les langues s’échangent des mots, les domestiquent, les adaptent à leurs besoins, quitte à en infléchir le sens.

L’apport de l’anglais en français est relativement mince, si on le compare à l’influence jugée jadis envahissante de l’italien. Nous parlons italien quand nous disons qu’une scène est pittoresque, quand nous portons un pantalon, quand un roman est qualifié de dantesque, quand nous écoutons une cantatrice qui chante au pied d’un campanile.

Québécois et francophones du Canada se méfient des mots anglais. Nous faisons souvent le reproche à nos cousins français d’emprunter de manière abusive à la langue de Shakespeare. À bon droit, soit dit en passant.

Cependant, les emprunts à l’anglais ne sont pas tous des effets de mode qui viennent déclasser des expressions françaises souvent bien plus jolies et utiles.

Le sport

Le sport, lui-même un mot anglais, nous a légué un riche vocabulaire. À commencer par le sprint, cette course endiablée à ne pas confondre avec le simple jogging. L’athlétisme comporte tout un vocabulaire anglais, dont une partie a été traduite au Canada (blocs de départ, au lieu de starting-block, par exemple). Le tennis, le golf et le baseball ont légué quelques termes anglais à notre langue, comme le très commode smash, ce coup de grâce asséné par un joueur de tennis (et non tennisman) qui a le terrain grand ouvert devant lui.

Le tennis nous a aussi donné le passing, ce coup bien placé à côté d’un adversaire monté au filet. Ceux qui s’intéressent au vocabulaire de ce sport pourront lire mon article à ce sujet.

Pour ce qui est du golf, la plus grande partie du vocabulaire existe en français, tandis qu’elle est largement demeurée en anglais en Europe. Quant au baseball, les Européens continuent d’ignorer la traduction de son vocabulaire au Canada. On peut la trouver dans mon article ou encore dans la base de données Termium.

La politique

Un des anglicismes les plus utiles est certainement le mot leadership, qui a engendré un autre emprunt, leader. Mot qui a d’ailleurs voyagé vers l’espagnol; pensons au lider maximo, Fidel Castro.

Évidemment, le vocabulaire politique britannique a déteint sur le français canadien. Les députés se réunissent en caucus, sermonnés par le whip du parti, sorte de préfet de discipline. Un parti d’opposition pourra faire un filibuster à la chambre, terme traduit par obstruction systématique.

Mots acclimatés

Ce sont des mots anglais affublés d’une orthographe française. Un paquebot n’est rien d’autre qu’un packet-boat. Idem pour la redingote, issue du riding-coat. Bien entendu, la mode, souvent dictée par la Grande-Bretagne, nous a donné également le trench, ce manteau que l’on portait dans les tranchées durant l’atroce Première Guerre mondiale.

L’architecture

Vous habitez un bungalow? Fort bien, mais c’est un mot gujarati qui nous est venu par l’anglais. Comme le Canada est une ancienne colonie britannique, bien des termes de l’architecture anglaise sont passés dans le vocabulaire canadien; pensons au cottage, entre autres.

Si votre résidence ressemble à un château anglais, elle comporte sûrement un hall pour accueillir les invités. Vous pourriez y organiser un cocktail. Certains iront vers le living-room, que l’on appelle ici le vivoir.

La guerre

Un raid est une attaque intense. Certains stratèges préfèrent un blitz, mot allemand dans ce cas-ci. D’ailleurs, la blitzkrieg était menée par des panzers, terme que l’on voit en français, qu’on appelle des tanks, autre anglicisme qui se pointe le canon dans nos textes militaires.

Pour la petite histoire, tank était un mot de code britannique pour désigner les chars d’assaut, que l’on faisait passer pour des réservoirs…

Le mot blitz a d’ailleurs fait son chemin dans notre langue. D’une part dans le vocabulaire du football : faire un blitz pour plaquer le quart-arrière. D’autres part, un blitz publicitaire est une campagne intense pour vendre un produit, que l’on annoncera avec un slogan… autre anglicisme accueilli dans nos chaumières.

La situation précaire de la langue française au Canada m’amène le plus souvent à dénoncer les emprunts inutiles à l’anglais. Il était peut-être temps que j’écrive une chronique qui célèbre l’apport de l’anglais à notre langue.

La social-démocratie

Les partisans de la social-démocratie s’appellent socio-démocrates. Vrai ou faux?

Faux, même si des publications connues comme le Nouvel Observateur (maintenant L’Obs) ont fait la faute.

Car il ne s’agit pas de socio-démocratie, mais bien de social-démocratie. La confusion vient probablement de mots comme sociopolitique, socioculturel.

Il est donc question de la social-démocratie, dont l’adjectif demeure curieusement masculin. L’accord au pluriel se fait cependant, d’où les sociaux-démocrates.

La social-démocratie est un courant politique qui plonge ses racines dans le milieu du XIXe siècle. Le mouvement ouvrier prend de l’ampleur devant la misère abjecte que sème le capitalisme débridé poussant dans le terreau de la Révolution industrielle.

Le socialisme réformiste allemand ouvrira le chemin à divers partis socialistes européens, qui renonceront à la conquête violente du pouvoir pour participer à la démocratie libérale. Dans sa foulée, le Parti travailliste britannique, porté au pouvoir en 1924, la Section française de l’Internationale ouvrière, plus tard le Parti socialiste français, et bien d’autres.

Le Parti social-démocrate allemand a marqué l’histoire du pays d’Angela Merkel. Le chancelier Friedrich Ebert proclame la république, en 1918, après la chute du Kaiser. Le chancelier Willy Brandt lance la Realpolitik, cette politique de rapprochement avec la République démocratique allemande, ce qui lui vaut le prix Nobel de la paix en 1973. Lui succédera Helmut Schmidt, un homme respecté. Enfin, le social-démocrate Gerhardt Schröder dirigera un gouvernement de coalition avec les verts.

La social-démocratie est une nécessité; sans elle, le capitalisme débridé, qu’on appelle maintenant néolibéralisme, aurait toute la latitude voulue pour saper et détruire les services publics et toute la protection sociale offerte par les États modernes.

Depuis la chute du communisme, en 1990, une lutte de plus en plus féroce oppose deux camps : celui des forces progressistes partisanes d’un État fort pour assurer une certaine égalité sociale; et celui des néolibéraux, appelés conservateurs, libéraux, républicains, etc. qui ne cherchent qu’à rogner le filet de protection sociale.

La social-démocratie serait dépassée… Vraiment? Elle engendrerait déficits et bureaucratie… Mais quels sont les pays continuellement cités en exemple pour la qualité de vie partout dans le monde? Des États qui, d’une manière ou d’une autre, portent l’empreinte de la social-démocratie. Bien sûr, les pays scandinaves, mais aussi l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, la Belgique, les Pays-Bas et le Canada.

Les États-Unis apparaissent malheureusement comme un contre-modèle, là où l’État est perçu par une frange importante de la population comme un ennemi. « The government is the problem », disait Ronald Reagan. L’absence de gouvernement aussi.

 

Make my day

Nous avons tous en tête cette célèbre réplique de Clint Eastwood dans Dirty Harry : « Go ahead, make my day. » L’expression s’est frayé un chemin dans l’usage populaire.

Cet américanisme paraît impossible à traduire. En fait, il constitue toute une épreuve pour ceux qui confondent traduction et transposition de l’anglais en français. Vous savez, ces traducteurs hypnotisés par le mot clé de l’expression et qui s’arrachent les cheveux à en trouver une semblable en français avec le même mot clé?

Eh bien ça ne fonctionne pas; autrement les logiciels de traduction remplaceraient les professionnels de la langue et nous serions en train de parler de la Coupe du monde de soccer…

Trêve de ballon rond.

Nous écartons d’office Fais ma journée.

Imaginons deux situations, l’une positive, l’autre négative.

Dans le premier cas, que diriez à une personne que vous désirez encourager à faire quelque chose?

Fais-moi plaisir!

Amuse-toi!

Oooooui!

Vas-y fort!

Gêne-toi pas (québécois)

À ceux qui se cramponnent au mot journée, parce le mot se trouve dans l’original anglais : Illumine ma journée! (Mais je le répète, ça ne marche pas toujours.)

Dans le deuxième cas, nous pourrions aussi recycler les expressions positives et les lancer avec un ton ironique. D’autres possibilités plus agressives :

Vas-y, essaie pour voir!

Vas-y, ose toujours, je te mets au défi.

Essaie-toi, pour voir (québécois)!

Tu veux vraiment m’embêter? (Rire sardonique)

Je suis sûr que les lecteurs en trouveront d’autres.

Apparaître dans un document

« Le nom des donateurs apparaît dans le rapport annuel présenté au conseil d’administration. »

Quoi de plus naturel que cette phrase? Pourtant un anglicisme s’y cache, tel un ours tapi derrière les arbres et qui guette les randonneurs.

Bien des choses apparaissent dans les écrits : des citations, des mentions, des noms, des statistiques. L’ennui, c’est que tout cela est faux.

Sortons notre loupe de langagier pointilleux et examinons le coupable : apparaître.

Définition

Le verbe a habituellement les sens suivants :

Se rendre visible à quelqu’un;

Se montrer de manière inattendue;

Prendre naissance.

Une personne, un objet qui apparaît devient visible de manière brusque. On pourrait employer un autre verbe, surgir.

La vérité apparut après le contre-interrogatoire.

Des taches sont apparues sur la peau.

Des difficultés sont apparues de manière inattendue.

L’ours apparut soudain dans le sous-bois, faisant fuir les randonneurs.

Un anglicisme insidieux

Notre loupe inquisitrice s’est baladée dans les ouvrages de langue et aucun d’entre eux ne semble retenir le sens anglais de figurer, être mentionné.

Une phrase, un mot, une citation ne peuvent apparaître dans un document, à moins que vous ne soyez en train de lire la Gazette du sorcier, dans Harry Potter.

Pas plus, d’ailleurs, qu’une personne ne peut apparaître devant un tribunal ou un comité, à moins qu’elle n’ait revêtu une cape d’invisibilité. Elle y comparaît, s’y présente.

Comme on le voit, les anglicismes prennent toutes sortes de chemins de traverse pour s’infiltrer en français et il faut parfois se faire magicien pour les faire disparaître.

 

Passer un examen

Que comprenez-vous dans les phrases suivantes?

Emmanuel a passé un examen.

Emmanuel a passé son examen de français.

« Passer un examen » a une connotation générale; Cela peut vouloir dire qu’Emmanuel a subi un examen des poumons ou d’autre chose. Dans un sens scolaire, toutefois, les choses se compliquent quelque peu. Beaucoup comprendront qu’Emmanuel a réussi son examen de français.

On s’attendrait à une réponse claire des dictionnaires courants, mais là encore nous sommes déçus. L’entrée passer ne donne rien d’intéressant

Une petite plongée en apnée dans le Trésor de la langue française se révèle fructueuse. « Passer un examen » signifie Se présenter aux épreuves, subir les épreuves d’un examen. L’auguste ouvrage donne aussi la définition « Passer un examen avec succès », mais avec la mention vieilli ou littéraire. Ce sens a survécu au Canada, probablement sous l’influence de l’anglais.

Il ressort donc clairement que le verbe passer n’a habituellement pas le sens de réussir. D’ailleurs, Meertens, dans son Guide anglais français de la traduction, donne les solutions suivantes pour pass : réussir, être reçu (à l’examen), réussir, satisfaire à, subir avec succès (épreuve).

Donc passer un examen, au sens de le réussir, est un anglicisme, du moins de nos jours. Un anglicisme chargé d’ambiguïté puisqu’on ne sait pas toujours très bien si une personne a subi ou réussi une épreuve.

Le Petit Robert vient toutefois jeter le doute devant cette assertion en apparence irréfutable. On y mentionne en effet un examen de passage.

Dans ce cas précis, il faut comprendre que l’on passe d’un niveau à un autre. Dixit Le Petit Robert : « Examen de passage, que subit un élève pour tenter de passer dans la classe supérieure. »

L’expression populaire « obtenir la note de passage » trouverait ici son sens, si elle implique de passer d’un niveau à l’autre. Uniquement dans ce cas, cependant. Car on peut réussir un examen dans un cours, sans nécessairement réussir le cours au complet.

Il serait plus juste de parler de note de réussite.

À la question « As-tu passé l’examen? », il serait plus juste de répondre : « Oui, je l’ai passé mais j’ai échoué. »

Mais, avec l’anglais qui balaie tout sur son passage (!), cette réponse en forme d’oxymore sèmerait le désarroi. Bref, elle ne passerait pas la rampe.

Demandant

Votre métier est-il demandant? Celui de traducteur l’est, en tout cas.

Cet adjectif est l’enfant naturel du verbe demander, le problème étant que le verbe en question n’a pas le même sens en anglais et en français. Autre cas typique de faux ami.

To demand, en anglais, c’est exiger.

Par conséquent, l’adjectif demandant devient lui aussi un anglicisme.

Heureusement, cet anglicisme est facile à déjouer. Exigeant nous vient tout de suite à l’esprit. Selon le contexte, on pourrait ajouter éprouvant. Et, à partir de ces solutions, on peut facilement faire sortir d’autres lapins de notre chapeau.

Que diriez-vous de astreignant, contraignant, oppressant, pénible, asservissant? Traduire est un métier accaparant; c’est un art délicat. Bref, un travail difficile – tiens, personne n’y avait pensé. Comme l’œuf de Colomb (qui était caché dans le frigo, soit dit en passant…)

Certains avanceront que la traduction est un travail pointilleux.

Ceux qui voudront épater la galerie diront que c’est un métier assujettissant.

Dans certains contextes, on pourra écrire qu’un projet est complexe, et non pas demandant.

Ai-je besoin d’en dire plus pour vous convaincre qu’on peut aisément se passer de ce somptueux anglicisme qu’est demandant?