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Mettre l’épaule à la roue

Pour combattre la grippe de Wuhan, tout le monde doit mettre l’épaule à la roue… et éviter les anglicismes! Non, je blague.

Nous espérons tous atteindre bientôt le sommet (ou pic) de la courbe, si chacun met la main à la pâte.

Mettre l’épaule à la roue est une jolie expression, très imagée, comme il arrive souvent en anglais. On en devine les origines médiévales, un paysan pousse sur la roue de sa charrette embourbée. Aujourd’hui, ce serait son VUS…

Malheureusement, mettre l’épaule à la roue est un calque syntaxique de To put one’s shoulder to the wheel.  En français on dira pousser à la roue. La similarité des deux expressions n’échappe à personne. Encore une fois, il est probable que l’anglais se soit inspiré du français.

Heureusement, il est facile de se dépêtrer. Des tournures comme mettre la main à la pâte, s’atteler à la tâche, prêter main-forte nous évitent de nous embourber. En tenant compte du contexte et avec un peu d’imagination, on peut aussi dire contribuer, commencer le travail, se lancer, s’embrayer (!), apporter son aide, venir à la rescousse.

Trillion

Depuis déjà un bon bout de temps les sommes que perçoivent et dépensent les gouvernements se chiffrent en milliards de dollars, exprimés par le mot billions en anglais. Les personnes qui jonglent avec les deux langues sont habituées à cet équivalence et ne commettent pas d’erreur grossière de traduction.

Les choses pourraient changer, toutefois, à cause de la pandémie de coronavirus qui sévit, les autorités doivent délier les cordons de leur bourse. Les sommes déversées pour soutenir le l’économie et les travailleurs qui perdent leur emploi sont astronomiques et risquent d’entraîner l’économie dans une profonde dépression.

Aux États-Unis, le Sénat a adopté un plan d’aide (traduction du mot passe-partout package) de deux trillions de dollars. Attention! Les trillions c’est en anglais. La traduction exacte devrait être deux billions de dollars.

C’est exactement la traduction que vous ne lirez probablement jamais, car la confusion avec l’anglais billion serait trop dangereuse. Malheureusement, on constate un décalage entre l’anglais et le français dans l’expression des nombres astronomiques. Le billion anglais équivaut à milliard dans notre langue; ce que les anglophones appellent trillion se dit billionen français. Vous me suivez?

Probablement pas. Pour simplifier le tout, le terme utilisé dans la langue de David Saint-Jacques est toujours mille fois plus élevé que dans celle de John Glenn.

D’ailleurs le Petit Robert affiche cette remarque à l’entrée billion : « Les termes billion, trillion, quatrillion, quintillion et sextillion sont à éviter en raison des risques de confusion entre les nouvelles et les anciennes acceptions. »

Nostalgie. Il fut une époque où les deux langues concordaient. Bref un billion équivalait à un milliard d’aujourd’hui. Donc, adéquation parfaite entre l’anglais et le français.

Mille milliards de mille sabords!

Voilà ce qu’en penserait Haddock. Terminologie de moules à gaufre. Bande sapajous! Iconoclasme et hérésie numérique.

Les rédacteurs sont parvenus jusqu’à maintenant à éviter cette chausse-trappe linguistique. Pour en revenir au plan de relance américain, de deux trillions de dollars, on écrit plutôt deux mille milliards.

Belle entourloupette pour éviter une erreur insidieuse. Un beau calcul.

Lavez vos mains

Le message diffusé au public par les autorités québécoises affiche la consigne maintenant bien connue : Lavez vos mains. Cette consigne est certes pleine de sagesse mais elle infectée par le virus… de l’anglais.

Eh oui! Le Wash your hands ne part pas avec le savon. Il est inodore aussi.

En français, on dit : Lavez-vous les mains. C’est ce qu’on appelle un idiotisme, soit une façon particulière qu’a une langue de s’exprimer. Cet idiotisme ne peut être traduit intégralement. Imaginez en anglais : Wash yourself the hands…

Réflexions coronales

Nous sommes inondés d’informations sur cette pandémie et le point de saturation risque d’être atteint bientôt. Cette rubrique s’adresse donc aux irréductibles qui n’ont pas encore eu leur dose de coronanouvelles.

*** Je ne puis m’empêcher de saluer l’apparition d’un néologisme qui, il y a quelques mois, aurait été considéré comme un terme de science-fiction. Il s’agit de la téléconsultation. Les médecins veulent aussi se protéger, c’est compréhensible. Mais ils veulent aussi éviter que les patients se contaminent dans leur salle d’attente. Alors ils offrent maintenant des téléconsultations.

Certains y voient un signe de ce que nous réserve l’avenir.

*** Un autre phénomène facilement observable ces temps-ci, c’est le déni de la réalité, un mécanisme de défense répandu. Par exemple, le réchauffement climatique nous énerve parce qu’il remet en question notre mode de vie. Alors on nie son existence; on prétend que c’est un phénomène naturel qui n’est pas lié aux activités humaines. L’autre possibilité est de soutenir qu’il s’agit d’un complot des Chinois – encore eux! – pour déstabiliser l’économie occidentale. C’est ce qu’a déjà affirmé l’ancien premier ministre Stephen Harper.

L’histoire se répète avec le coronavirus. Malheureusement, les conséquences sont dramatiques quand des dirigeants importants nient la gravité de la situation. Comme on le voit, la réalité finit par les rattraper. Mais leur insouciance initiale aura de terribles conséquences qui se chiffreront peut-être en millions de morts. C’est ça qui arrive quand on s’en lave les mains.

Post-mortem

Lorsque la pandémie de coronavirus serait chose du passé – le sera-t-elle vraiment? – il sera le temps d’en faire le bilan. Beaucoup parleront alors d’un post-mortem, mot qui ne peut qu’être correct, puisqu’il s’agit d’un emprunt au latin.

Donc, pas d’anglicisme. Erreur.

Dans quelques mois (souhaitons-le) on pourra faire l’autopsie de la pandémie. Une rétrospective, quoi. L’heure sera au bilan, à l’analyse. Un examen approfondi s’imposera. Un post-mortem, c’est cela en français.

Les locutions latines abondent aussi bien en français qu’en anglais, l’ennui étant que les latinismes retenus en anglais ne sont pas toujours les mêmes qu’en français.

Parmi ceux que nous partageons, pensons à a fortiori, curriculum vitae, mea culpa, per capita, vice versa. Mais l’expression post-mortem ne fait pas partie de cette catégorie.

Le virus chinois?

Le président américain parle du virus chinois, ce qui a royalement insulté le gouvernement de Pékin. Comme d’habitude, le locataire de la Maison-Blanche a été brutal et direct, une attitude que réprouvent les Orientaux en général. Habituellement, il faut être très diplomate avec eux, laisser entendre plutôt que d’affirmer, se perdre en circonlocutions. La franchise que les Occidentaux affichent les bouscule.

Les faits sont têtus

Pour une fois, cependant, je dois dire que je suis en partie d’accord avec le président américain. Non, je ne fais pas de fièvre… Je pense que l’heure n’est pas à la broderie diplomatique.

Comme le disait Lénine, les faits sont têtus. Une vidéo absolument dégueulasse circule sur les médias sociaux montant le marché de Wuhan où la pandémie a pris naissance. Je n’ose pas la diffuser; on y voit des serpents, des rats, des chauve-souris et toutes sortes d’autres bêtes étalées en plein air, vivantes ou à moitié mortes. Il n’y a aucune réfrigération, avec des mouches partout, des étals souillés de sang, des chiens qui errent. Une foule compacte achète de la nourriture dans ce dépotoir.

C’est là le foyer de cette pandémie mondiale qui fera des millions des morts. Attendez que le virus se propage en Afrique et dans les pays pauvres… Ce sera l’hécatombe; nous n’avons encore rien vu.

Comme si cela n’était pas assez, cette pandémie chinoise va gripper toute l’économie mondiale au point de provoquer une récession et peut-être même une dépression. Un nombre incalculable de gens vont perdre leur emploi, des millions de petits commerçants vont être ruinés. Votre boulanger du coin risque d’y passer.

Non, ce n’est vraiment pas le temps d’être poli avec la Chine.

Un blanchiment sémantique

Comme si cela n’était pas assez, il fallait que le politiquement correct s’en mêle. Il ne faut pas dire le virus chinois ou encore employer des termes racistes comme le virus de Wuhan, la grippe de Wuhan. Un peu plus et des gens comme l’éclairante Marie-France Bazzo vont nous faire croire que les Chinois représentent une communauté racisée et qu’il faut réagir en censurant le discours. Vous pensez que j’exagère? Attendez voir.

Bien entendu, il serait idiot de s’en prendre aux Chinois qui vivent au Canada et à tous les autres en général. Le vrai responsable de ce désastre est le gouvernement chinois.

Comme la Chine est un pays puissant, les autorités sanitaires mondiales se sont crues obligées de procéder à un blanchiment sémantique et d’inventer un sigle aseptisé, inspiré de l’anglais : COVID-19. Je pose à nouveau la question : si la pandémie avait commencé au Congo pensez-vous vraiment qu’on aurait fait la même chose? Poser la question c’est y répondre.

Le virus chinois

Alors faut-il reprendre l’expression de Trump? À moins d’avoir confiné toute réflexion critique, il faut reconnaitre que le virus a commencé à faire des dégâts en Chine. Il m’apparait plus exact – et plus scientifique – de parler de la grippe de Wuhan tout simplement. Cette appellation n’incrimine pas tout le peuple chinois et se fonde sur la réalité. En tout cas, elle est moins offensante que le virus chinois.

Faut-il écarter COVID-19? Je ne le pense pas, car l’expression se propage dans l’usage et elle n’est pas inexacte en soi. Bien sûr elle a été aseptisée et c’est fâchant. Le terme virus washing reste à inventer.

L’heure n’est pas aux rectifications de vocabulaire mais à la responsabilisation de tout le monde pour éviter à notre tour de propager cette épouvantable importation made in China.

Distanciation sociale

La propagation alarmante du coronavirus a mené à l’apparition du concept de distanciation sociale. Les autorités invitent les citoyen.ne.s à éviter les contacts en public ou en groupes restreints et à maintenir une distance d’au moins un mètre avec les autres personnes. La notion concomitante est le confinement, en vigueur dans certains pays, dont la France et l’Italie.

Certains s’interrogent sur le terme distanciation sociale. Est-ce un anglicisme? De prime abord, on pourrait penser que oui, puisque l’on dit en anglais social distancing. Le calque parait évident.

L’expression éloignement social cohabite avec distanciation sociale. Le Lexique sur la COVID-19 du Bureau de la traduction la propose comme traduction de social distancing.

Cette proposition est très sensée puisque le mot éloignement peut être défini par le fait de se tenir à l’écart.

Mais faut-il rejeter le mot distanciation?

Au sens figuré, nous dit le Petit Robert, distanciation marque un « Recul pris par rapport à quelqu’un, quelque chose. ». On voit donc que l’expression distanciation sociale n’est pas aussi fautive qu’on le croit. Son seul défaut est de ressembler un peu trop à l’anglais.

Parmi les suggestions observées : cohésion sociale, éloignement physique. La première me parait un peu douteuse; la seconde est plus intéressante.

Par conséquent, je ne pense pas que distanciation sociale soit à condamner. Qu’en pensez-vous?

***

Dans un autre article, vous trouverez une liste des expressions à éviter au sujet de la pandémie de COVD-19.

Cluster

Depuis quelques semaines, la presse française nous assène le terme cluster. Il était impensable de parler de l’épidémie de coronavirus sans glisser un mot anglais, qui brille de mille feux chez nos cousins.

Cet anglicisme inutile peut facilement être traduit par foyer d’infection, comme on dit couramment au Canada. Il s’agit d’un groupe d’individus infectés.

Le blogue des correcteurs du journal Le Monde dénonce également l’anglicisme. Les correcteurs proposent le terme grappe qui désigne justement un groupe de personnes contaminées. Je n’ai toutefois pas trouvé cette définition dans le Petit Robert.

Le terme cluster n’est pas nouveau. Il existe en économie et en musique. Son emploi dans le monde médical est moins fréquent.

L’excuse que l’on entend souvent en France, c’est de dire que tel mot anglais n’a pas d’équivalent en français. Ce prétexte cache l’exaltation d’utiliser un nouvel anglicisme pour donner l’illusion que l’on parle anglais couramment.

À défaut d’avoir un seul mot qui rend parfaitement une idée de l’anglais, il est toujours possible de recourir à une expression, à une périphrase. En outre, il n’est pas certain que cluster soit parfaitement compris dans le contexte de la COVID-19. Alors mieux vaut s’exprimer en français.

Souhaitons qu’un jour on mette au point un vaccin contre l’anglomanie infantile.

Autres articles sur la COVID-19 :

Centers for Disease Control and Prevention

La crise mondiale provoquée par la COVID-19, la grippe de Wuhan, met sur la sellette les Centers for Disease Control and Prevention. Les langagiers se demandent immédiatement s’il existe un titre officiel en français; s’il faut traduire; si on peut traduire.

Les réponses à ces questions sont : non; oui; oui.

En clair, les Centers for Disease Control and Prevention peuvent sans hésitation être traduits par les Centres de prévention et de contrôle des maladies.

Un mythe

J’ai entendu souvent dans le milieu de la traduction le raisonnement suivant : le français n’est pas langue officielle aux États-Unis, donc il ne faut pas traduire le nom des institutions officielles.

C’est un sophisme qui ferait reculer d’horreur tous les philosophes de la Grèce antique (confinés dans l’agora à cause de l’épidémie…). Comme je l’ai répété maintes et maintes fois dans mes cours, on traduit les réalités étrangères en français. Autrement comment parler du Japon? De la Chine? De l’Argentine? De la Namibie? De la Russie? En nommant les institutions par leur nom original?

Cela ne tient évidemment pas debout. Dans les faits, on traduit le nom des organismes étrangers par pure nécessité, pour arriver à se comprendre, peu importe que le français soit ou non langue officielle.

Les États-Unis

Comme ce sont nos voisins immédiats, en plus d’être la première puissance mondiale, il est normal qu’un grand nombre de leurs institutions soient traduites. Des appellations comme Maison-Blanche, département du Commerce, Agence de protection de l’environnement, Réserve fédérale américaine, Congrès, Parti démocrate sont traduites sans que personne ne sourcille.

Certaines organisations ne voient pour ainsi dire jamais leur nom traduit : la Food and Drug Administration; la Drug Enforcement Agency; la National Highway Trafic Safety Administration.

Pourrait-on traduire ces noms? Bien entendu! Mais il faut être conscient que des traductions comme l’Administration des aliments et des produits pharmaceutiques, bien que parfaitement correctes, ne sont pas retenues dans l’usage. Pour des raisons mystérieuses, elles ne sont pas traduites. Il serait préférable d’employer l’appellation anglaise, quitte à mettre entre parenthèses la traduction.

Pour d’autres organisations, il y a flottement : tantôt leur nom est traduit, tantôt pas. Parmi elles : le Massachusetts Institute of Technology, la Central Intelligence Agency, la National Aeronautics and Space Administration, le Federal Bureau of Investigation.

Le plus souvent, on verra des sigles pour désigner ces organisations : MIT, CIA, NASA, FBI. Mais il arrive que l’on voie aussi des appellations comme l’Institut de technologie du Massachusetts, l’Agence centrale de renseignement, l’Agence spatiale américaine, le Bureau fédéral des enquêtes.

Le cas des Centres de prévention et de contrôle des maladies rentre dans cette catégorie. On voit souvent l’appellation anglaise, sûrement parce que le rédacteur ne sait pas trop quoi faire. Mais, au risque de me répéter, le français est parfaitement acceptable.

La majuscule ou pas?

Autre question fondamentale : si je traduis une appellation américaine, dois-je utiliser la majuscule même si ce n’est pas un nom officiel? La réponse est très simple. On écrit bel et bien la Maison-Blanche, le Congrès des États-Unis, le Parti démocrate, etc. Ce ne sont pourtant pas des noms officiels.

Il convient donc de traiter les noms traduits comme des appellations officielles, sans quoi votre texte pourrait manquer d’uniformité.

COVID-19 : le vocabulaire

Je vous invite à consulter l’intéressant lexique de la COVID-19 élaboré par la Terminologie du Bureau de la traduction : ici.

En cette période de pandémie mondiale de la COVID-19, certaines rectifications de vocabulaire s’imposent.

Pandémie et épidémie

À cause de la situation actuelle, nul n’ignore la distinction entre les deux termes. Si une épidémie est une apparition d’un grand nombre de cas de maladie infectieuse dans une collectivité, une pandémie touche une vaste région. Dans le cas de la grippe de Wuhan, comme il conviendrait de l’appeler, la pandémie est devenue mondiale.

Au sujet de l’abréviation COVID-19, on peut se demander si on se serait donné la peine de rebaptiser la maladie si elle était apparue au Congo, par exemple. J’ai bien l’impression qu’on s’en serait tenu à l’appellation grippe du Congo. Mais il ne faut pas froisser les Chinois; ces gens-là veulent sauver la face et, comme le savent les Canadiens, ils prennent des otages.

Plan de contingence

Un bel anglicisme à jeter avec les déchets biomédicaux. En français : plan d’urgence. Le mot contingence n’a pas vraiment le sens d’urgence dans notre langue. Est contingente une chose qui peut se produire ou non.

Dépister

Entendu aux informations d’Ottawa : « Ces personnes n’ont pas encore été dépistées. » Il aurait fallu dire qu’elles n’avaient pas été testées, examinées. On dépiste une maladie, pas des personnes.

Viro-anxiété

Une belle trouvaille sur Twitter. Quand on regarde tous ces braves gens qui dévalisent les supermarchés, il y a lieu de croire que ce néologisme a un bel avenir devant lui.  

Isolation

Anglicisme pour isolement.

Cluster

Un cluster est un groupe de personnes infectées par le coronavirus.

Distanciation sociale

Rendu parfois par éloignement social. Les deux expressions sont correctes. Le fait de se tenir à l’écart des rencontres sociales et de la fréquentation des lieux publics. Le fait aussi de garder une distance d’un mètre avec les autres personnes.

Téléconsultation

Le fait pour un médecin d’offrir des consultations téléphoniques au lieu de rencontrer les patients dans son cabinet.

COVID-19

La grippe provoquée le coronavirus a été baptisée COVID-19. Il s’agit d’une opération inédite à l’échelle mondiale pour éviter de parler de la grippe de Wuhan, comme on aurait dû continuer de l’appeler. Après tout, on a déjà eu la grippe espagnole – mal nommée, car elle n’a jamais commencé en Espagne. Ce pays a été le premier à en parler ouvertement, à l’époque où les nations en guerre censuraient l’information. Nous étions en 1918.

Donc, pour éviter de stigmatiser la Chine, l’OMS a choisi une appellation neutre, COVID-19. Comme on pouvait s’y attendre le sigle retenu est anglais : CO pour « corona », V pour « virus », D pour « disease ».

Pendant quelques temps, on a parlé du COVID-19, alors que cette appellation désigne la maladie liée au virus de Wuhan.

Pour une fois, Radio-Canada a rectifié rapidement et on peut espérer que les autres suivront la parade. Une épidémie linguistique a peut-être été évitée.

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