Category Archives: Stylistique

Amarsissage

Je viens de lire dans Le Devoir un néologisme : amarsissage. Flanqué d’un autre néologisme : astromobile… enfin pas si néo que cela. Le terme figure en effet dans le Larousse : « Véhicule conçu pour se déplacer à la surface d’un astre autre que la Terre. »

Le rover Perseverance s’est donc posé sur la planète rouge et cet exploit pourrait amener une évolution du vocabulaire. Celle-ci ne se fera cependant pas sans heurt.

L’expression amarsissage ne se posera pas en douceur sur la langue française, car elle soulève la question suivante : devra-t-on forger d’autres néologismes du genre lorsqu’un vaisseau se posera sur Vénus, sur Neptune? Aurons-nous un vénussage, un neptunage?

Mais ne dit-on pas déjà alunissage, alors où est le problème, se demanderont certains. Justement, il y en a un. L’Académie fait valoir que le terme atterrissage convient parfaitement, parce qu’il renvoie non pas à la planète Terre, mais à la terre comme synonyme de sol. C’est donc dire qu’un vaisseau peut atterrir aussi bien sur la Lune que sur Mars ou Mercure.

Cette restriction a l’avantage d’être simple et claire, chose extrêmement rare en français, la simplicité n’étant pas l’apanage de notre langue, comme je l’explique dans mon ouvrage Plaidoyer pour une réforme du français.

L’anglais ne se pose pas ce genre de question puisqu’il est question de landing, peu importe l’endroit où l’on atterrit. Pour une fois, le français a la chance d’être aussi simple, alors que trop souvent les deux langues sont à des années-lumière.

Un article du Figaro fait le point sur alunissage et amarsissage : https://tinyurl.com/gk46wq24.

Mitaine

Je ne pensais jamais écrire un billet sur le mot mitaine. La popularité de la photo prise de Bernie Sanders, bien emmitouflé sur les marches du Capitole, m’a convaincu qu’il valait la peine d’en parler.

Ses mitaines tricotées ont fait le tour de la planète et on ne compte plus les trucages pour le faire apparaitre sur des toiles de grands maitres aussi que dans des scènes de la vie quotidienne.

Les médias français ont parlé des moufles du sénateur américain et ce détail a attiré mon attention, puisqu’au Canada il est question de mitaines. De prime abord, je croyais à un anglicisme, puisque les anglophones parlent de mittens. Pourtant ce n’est pas vraiment le cas. Il s’agit d’un régionalisme courant au Canada, mais aussi en Suisse et dans certaines régions françaises. L’anglais a donc repris un terme qui se fait plus rare en français moderne.

Les Européens emploient donc moufles, un mot que l’on ne voit à peu près jamais sous nos contrées enneigées. Il s’agit bel et bien d’une pièce de vêtement qui couvre entièrement la main, sans séparer les doigts.

Quant à mitaine, il revêt maintenant le sens suivant, selon le Petit Robert : « Gant qui laisse à nu les deux dernières phalanges des doigts. » Cette définition surprendrait n’importe quel Canadien.

Le dictionnaire en question retient toutefois l’expression canadienne à la mitaine, qui signifie faire les choses à la main, sans moyens techniques. Un peu comme cette chronique pleine de doigté.

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André Racicot vient de faire paraître un ouvrage Plaidoyer pour une réforme du français.  Ce livre accessible à tous est la somme de ses réflexions sur l’histoire et l’évolution de la langue française. L’auteur y met en lumière les trop nombreuses complexités inutiles du français, qui gagnerait à se simplifier sans pour autant devenir simplet. Un ouvrage stimulant et instructif qui vous surprendra.

On peut le commander sur le site LesLibraires.ca ou encore aux éditions Crescendo.

Possiblement

Au Canada, on entend et on lit souvent l’adverbe possiblement. Dans nos contrées enneigées, il passe comme une lettre à la poste. En Europe, il est beaucoup plus rare. S’agit-il d’une erreur?

Pas vraiment. Le mot est bien construit et il suit la logique du français. Le Trésor de la langue française le répertorie, mais les exemples donnés datent de l’époque où le cinéma parlant était encore un rêve…

Le Petit Robert l’accueille dans ses pages et le désigne comme une rareté ou un régionalisme canadien… Bien que le terme date de 1337, les lexicographes indiquent qu’il dérive de l’anglais possibly. En clair, le mot est français mais sa popularité au Canada s’explique par l’omniprésence de l’anglais.

Ce n’est toutefois pas un mot à bannir, puisqu’il est clairement français.

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Hygge

Des chroniqueurs et des institutions comme Le Robert dressent leur liste des mots clés de 2020, ceux qui ont fait leur entrée dans les ouvrages de langue. Le québécisme niaisage fait partie du lot, aux côtés de cyberharcèlement, infox (calqué sur intox, et qui emplace fake news), sans oublier l’incournable covidiot, enfant trisomique de la covid.  

Quoi de mieux qu’un peu de prosecco, pour nous faire oublier 2020 ?

Personnellement, je retiendrais hygge, qui n’est tout à fait un néologisme, puisqu’on en parlait déjà depuis quelques années. Ce mot danois d’origine norvégienne pourrait se traduire en allemand par Gemûtlichkeit, même si le sens n’est pas exactement identique.

Le hygge traduit un art de vivre que l’on retrouve dans les pays scandinaves; il se caractérise par la quête de petits bonheurs quotidiens, de ces joies simples qui sont synonymes de confort, de relaxation. Bref rien d’extravagant, juste le plaisir d’être pleinement conscient de son bien-être. En français, on serait tenté d’utiliser convivialité, mais, là encore, la concordance n’est pas parfaite.

Pourquoi ce choix?

La pandémie de covid-19 nous a cloitrés dans nos quartiers. Certains perdant même leur emploi, tandis que d’autres étaient forcés de travailler à la maison. Malgré ces déboires, beaucoup ont redécouvert le plaisir d’être ensemble, en famille, sans obligation de se précipiter au boulot. Au fil des mois, les bricoleurs se sont lancés dans les rénovations, d’autres ont appris à se détendre davantage, à lire un bon livre, à écouter de la musique, à jouer à des jeux de société, etc. On a découvert ce que la vie pouvait être sans consommation frénétique dans les centres commerciaux. Faire une longue marche est bien moins stressant…

Le hygge est un des rares effets bénéfiques de la covid. Se redécouvrir, c’est précieux.

Un autre mot…

Celui-là est moins positif. C’est ce cri scandé partout au Québec par les anti-masques et les anti-vaccins, libarté. Il est très symbolique. C’est le cri de ralliement de tous les forcenés du je, me, moi que l’on voit trop souvent dans les sociétés anglo-saxonnes comme le Canada centrées sur l’individualisme. Cette incapacité d’une frange bruyante de la population de penser en termes collectifs, la société étant une juxtaposition d’individus aux droits souverains garantis par les chartes…

Mais toute la publicité que l’on donne aux anti-masques est un miroir aux alouettes. Il faut certes en parler, car ces gens finissent par faire beaucoup de tort, particulièrement quand ils vont festoyer dans le Sud et reviennent chez nous pour profiter de notre système de santé.

Je me réjouis cependant en voyant que la majorité des gens observent les règles sanitaires, même de façon imparfaite. Ces gens-là font leur effort de guerre. On en parle beaucoup moins dans les médias. Pour une écervelée comme Lucie Laurier, il y en cinq, dix, je ne sais pas, qui pensent un peu aux autres.

Pour terminer cette dernière chronique de l’année, je ne vous souhaite rien d’autre que beaucoup de hygge.

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Variant

Plusieurs personnes m’ont posé la question au sujet de ce mot suspect, variant.

Le terme vient d’apparaitre au sujet de l’infâme coronavirus. Un variant a été détecté en Angleterre et, déjà, la communauté internationale s’alarme, craignant le pire. Pourtant, cette nouvelle version du virus sera elle aussi neutralisée par les vaccins récemment mis au point. Mais le virus sera néanmoins plus contagieux.

La communauté des langagiers, elle, s’inquiète de ce mot inconnu et lance une armada globules blancs à ses trousses. Sus à l’ennemi! Pourquoi ne dit-on pas «une variante du virus»?

Tout ce qui gribouille, scribouille et gazouille dans Twitter y a mis son grain de sel. Ce qui en ressort, c’est que l’expression variant est tout à fait correcte. D’ailleurs, le Petit Robert est lui aussi contaminé et offre la définition suivantes :

Organisme qui se différencie des autres membres de la même espèce par des caractères mineurs issus de mutations génétiques. Les variants d’un virus.

En espérant que ce texte devienne viral.

Bahreïn

Le toponyme Bahreïn pose plusieurs difficultés aux francophones. En effet, cet archipel de 33 iles dans le golfe Persique est de genre masculin, ce qui ne saute pas aux yeux. On a tendance à croire que le genre grammatical des noms d’iles est féminin, ce qui se vérifie pour Cuba, par exemple, mais pas pour Haïti.

Le nom arabe de cet État est al-Bahrayn, le h étant prononcé dans le fond de la gorge. L’article al est assez troublant pour un étranger, car il donne à penser que l’article défini est de mise. Pourtant, aussi bien en français qu’en anglais, on dit Bahreïn/Bahrayn tout court.

C’est une incongruité, puisque d’autres États environnants s’énoncent avec l’article; par exemple le Qatar. Pourtant, on dit : « Bahreïn est situé au Moyen-Orient », alors qu’il serait logique de dire en français le Bahreïn et en anglais the Bahrain.

Autre problème (ce défunt mot de la langue française) : le tréma. Celui-ci s’explique facilement par la prononciation. Il y a bel et bien diphtongue e-i. Bahreïn ne se prononce pas avec une nasale en in.

Le gentilé

Selon les ouvrages, les habitants de Bahreïn sont soit des Bahreïniens, soit des Bahreïnites. Mais un autre gentilé d’inspiration arabe se voit aussi. Il s’agit de Bahreïni, que l’on trouve dans l’Encyclopaedia Universalis et parfois dans la presse française.

Ce nom côtoie les Émirati, Qatari, Baghdadi, etc. qui pullulent dans les médias. Ces appellations se veulent plus « authentiques » que les versions françaises que sont Qatarien, Émirien, Baghdadien.

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Échecs

Vous n’avez pas encore vu la série Le jeu de la dame? Courez vite! Que vous connaissiez les échecs ou non, vous allez être captivé par cette étonnante série. Sa diffusion, le mois dernier, a provoqué un engouement pour le noble jeu.

Origines et nom

Les origines du jeu sont inconnues, bien que certain les attribuent à la Perse. Toujours est-il que le nom viendrait du persan shâh, qui signifie roi. Le jeu se compose de huit pions et de huit pièces appelées roi, reine, fou, cavalier et tour.

En anglais, le fou s’appelle le bishop et le cavalier kight. En français, le nom des pièces a varié au fur et à mesure que le jeu se répandait un peu partout en Asie, comme l’indique La Grande Encyclopédie Larousse.

Au cours du transfert vers l’Occident, les échecs ont subi des mutations diverses. Le chariot s’est transformé en roq, ou tour, qui fut la pièce la plus forte au Moyen Âge. L’éléphant est devenu l’alphil. Mais les formes et les règles modernes sont fixées à l’époque de la Renaissance, où les dernières métamorphoses font apparaître la reine, ou dame, qui remplace le fers du jeu asiatique, et le fou, qui se substitue à l’alphil. Un immense essor est désormais assuré aux échecs, qui, de jeu des rois, deviennent peu à peu le roi des jeux, universellement aimé et respecté.

Un vocabulaire particulier

Le but du jeu est de mettre le roi adverse mat, mot qui vient de l’arabe mât, qui signifie « mort ». Le mat survient lorsque le roi est attaqué par un pion ou une pièce adverse et ne peut se déplacer sur une case sûre. Toutefois, si le roi n’est pas attaqué directement, mais ne peut se déplacer sur une autre case sans se mettre en échec, on dit alors qu’il est pat et c’est match nul. Ce dernier mot tire son origine de l’italien patta, « quitte ».

L’italien a aussi donné un autre mot au monde des échecs : gambit. Le joueur qui sacrifie un pion ou une pièce pour obtenir un avantage sur son adversaire fait un gambit, dont l’origine est l’italien gambetto, c’est-à-dire faire un croc-en-jambe.

On peut mettre son roi à l’abri grâce une manœuvre appelée roque, qui vient de l’ancien nom de la tour en français, roc.

Jouer aux échecs

La pratique des échecs développe à la fois l’esprit stratégique et l’esprit tactique. Quand vous possédez seulement l’un des deux, comme moi, alors vous êtes un piètre joueur. Heureusement, il y a moyen de s’améliorer en jouant en ligne. Des sites en ligne comme chess.com, chesstempo.com, chess24.com et lichess.org vous ouvrent les portes d’un très grand univers.

J’aime bien le premier site, auquel je me suis abonné, car on peut assister à de petites démonstrations en ligne pour les débutants. Le joueur peut également tenter de résoudre des problèmes avec ou sans aide avec réactions sans équivoque de l’ordinateur (gaffe, coup imprécis, etc.). Parfois dur pour l’égo…

Enfin, il est possible de jouer des parties complètes en ligne. Le site va vous apparier avec un joueur du même calibre. Ensuite, il analysera votre partie coup par coup, ce qui est la meilleure façon de vous améliorer.

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Avent

Petite énigme du dimanche. Quand il est question de cette période de quatre semaines précédant Noël, nous écrivons Avent avec un e. Pourtant, dans tous les autres cas, nous écrivons ce mot avec un a, avant. Pourquoi?

Tout d’abord, il faut être conscient que les deux mots ne jouent pas le même rôle grammatical, avant est en effet un adverbe, tandis qu’Avent est un substantif. Le second a trait à la religion chrétienne et prend la majuscule, contrairement au premier.

Mais pourquoi ces deux déclinaisons dont le son an est écrit de deux manières différentes? La réponse se trouve dans l’étymologie. La période religieuse appelée Avent tire son origine du latin adventus, qui signifie arrivée. L’Avent c’est l’avènement du Christ.

Quant à avant, il brille par sa banalité qui lui vaut la minuscule initiale et provient du latin abante. Il est un adverbe mais aussi un substantif désignant la partie antérieure d’une chose, comme l’avant d’un véhicule ou encore un joueur offensif, au hockey, football, rugby, entre autres.

Les deux mots n’ont donc pas la même racine latine, ce qui explique les deux graphies différentes.

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Docteur

N’est pas docteur qui veut, du moins dans la francophonie canadienne et québécoise. Ce titre est réservé aux détenteurs d’un doctorat en médecine, ce qui inclut les médecins comme tels, les dentistes et les vétérinaires. D’autres professionnels, comme les podiatres, les optométristes, les psychologues peuvent également se faire appeler docteur, mais à la condition d’indiquer après leur nom la discipline pour laquelle ils ont obtenu leur diplôme.

Paul Piébot, docteur en podiatrie.

Ce qui laisse en plan toute une cohorte de détenteurs d’un doctorat qui ne peuvent arborer le titre tant convoité sur leur carte de visite. Les sociologues et autres philosophes et biologistes peuvent se consoler en faisant suivre leur titre de l’auguste abréviation Ph. D.

Paul Pot, Ph. D. (science politique)

Erreurs courantes

Sous l’influence de l’anglais, on écrit parfois Dr. Latendresse. En français, l’abréviation comportant la première et la dernière lettre du mot ne prend pas le point.

Le Dr Prudent-Lafraise est dentiste depuis 25 ans.

L’abréviation n’est pas obligatoire et on peut écrire le titre au long, sans majuscule initiale, toutefois.

Le docteur Prudent-Lafraise fait aussi des chirurgies mineures.

Autre influence de l’anglais :

Dr Latendresse ne prend pas de nouveaux patients.

En français, il faut mettre l’article défini avant le titre :

Le Dr Latendresse ne prend plus de rendez-vous le vendredi.

Autres langues

Dans d’autres langues, l’utilisation du titre de docteur est moins restrictive. En italien, par exemple, on appellera volontiers docteur une personne ayant fait des études universitaires, même si elle est titulaire d’un diplôme de premier cycle.

Lorsque j’apprenais l’italien, il était normal d’appeler l’enseignante dottoressa, alors qu’elle n’avait aucun doctorat.

Au Québec, on appellera souvent docteur(e) une personne dont on respecte le bagage intellectuel, ou qui prétend en avoir. L’appellation est sur le ton de la badinerie, naturellement.

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Ces mots galvaudés qui nous envahissent

Certains mots sont utilisés à toutes les sauces au point d’en devenir vide de sens. Petit tour d’horizon des grands classiques souventes fois dénoncés dans cette chronique.

Historique

J’espère que vous êtes conscient que le 3 décembre 2020 est un jour historique. Vous ne le saviez pas? Qu’importe les médias vous le signaleront dans la journée. Demain aussi. La pandémie de coronavirus est certes historique, mais l’annulation des fêtes de Noël par le gouvernement? La prochaine élection fédérale? La reprise des activités de la Ligue nationale de hockey? Les Olympiques de Tokyo en 2021? Le Byebye 2020? Pourquoi pas? En fait, tout est historique, selon les médias.

En fait, historique est un mot très fort que l’on devrait employer avec circonspection. Mon billet.

Impact

Voilà un bon bout de temps que je dénonce cet anglicisme (si, si!) envahissant qui remplace des mots plus nuancés comme effet, conséquences etc. Cette fixation tenace sur impact conduit à un appauvrissement du vocabulaire, parce que ce mot, pris au sens propre, est costaud. Mon billet.

Priorité

Nos leaders ont beaucoup de priorités… tellement qu’on peut se demander si la dixième priorité énoncée est encore une priorité. Une priorité est-elle absolue? Réflexion prioritaire dans ce texte.

Partager

La propagation de ce mot dans le vocabulaire informatique a ensuite débordé sur le reste du français à un point tel qu’on pourrait presque parler de pandémie linguistique. On partage tout, des impressions, un appartement, des photos, un document, etc.

Le sens véritable de ce verbe s’est perdu dans le délire le plus complet.

Pourtant, on peut facilement s’exprimer d’une manière plus exacte avec quelques verbes comme dire, informer, diffuser, en parler, mentionner…

Mais on se partage également toutes ces choses, car la formulation réflexive envahit également la langue parlée. Mon billet.

Communauté

Ceux qui vivent en région anglophone comprendront. Dans l’Outaouais fortement anglicisé, tout et n’importe quoi devient une communauté. Mais qu’est-ce qu’une communauté au juste? Texte.

Un incendie éclate dans un village? La communauté s’est mobilisée… pas le village, la communauté. Mais la communauté peut également désigner les habitants d’un quartier du même village, les personnes habitant une rue inondée, à moins que ce soit la région englobant ledit village. Tout est possible.

Le souci de précision le plus élémentaire amènera le langagier à remplacer ce mot très vague. Mon billet.

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