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Comment remplacer «communauté»?

Ce matin, petite montée de lait. Voici des exemples éloquents de servilité à l’anglais provenant de notre diffuseur national, Radio-Canada. Pourtant, il est si simple d’être plus précis en français.

À Moncton, la communauté est choquée par les récents meurtres : ville

Intégrer les jeunes dans la communauté : société

La communauté des gens d’affaires : les gens d’affaires

La communauté artistique en Alberta : les artistes

La communauté francophone de Victoria : les francophones de Victoria

Quel bâtiment de votre communauté voulez-vous sauver? : de votre quartier

Une communauté se rassemble pour embellir son quartier dans l’est de Vancouver : les habitants d’un quartier de l’est de Vancouver lancent un projet d’embellissement

L’homme était considéré comme un héros dans sa communauté : dans sa région

Assurer la survie des communautés de langue anglaise au Québec : des groupes de langue anglaise ou, plus simplement, des anglophones du Québec (on devine qu’ils sont dispersés, donc pas besoin de parler des communautés).

Cas dans lesquels le mot est bien employé : communauté religieuse; communauté internationale, communauté de biens.

Promesses

En cette période de dépôt du budget, quoi de plus pertinent que de parler du mot promesse? Quels sont les cooccurrences souhaitables?

Le ministre des Finances du Québec, M. Carlos Litao, saura-t-il respecter les promesses de son parti, ou bien les brisera-t-il? On peut en effet manquer à sa parole, tout comme à sa promesse. Pour toutes sortes de raisons, les politiciens (anglicisme accepté) ou les politiques (terme classique, moins usité au Canada) en viennent à rompre leurs promesses, ce qui revient à dire qu’ils les ont violées.

C’est souvent à la suite d’un reality check, d’une prise de conscience de la situation réelle, que les politiciens finissent par faire le contraire de ce qu’ils avaient dit. Bien entendu, c’est la faute du gouvernement sortant, autre classique.

Ceux qui ont plus de courage et d’imagination parviennent toutefois à remplir, à respecter, à honorer leurs promesses.

C’est ce que nous verrons cet après-midi.

 

En vertu de

Les infortunes d’« en vertu de » sont infinies. Cette locution qui relève d’abord et avant tout du droit envahit insidieusement la langue courante. Faut-il s’en formaliser?

Les dictionnaires courants en limitent le sens au monde juridique : en conséquence de; au nom de. Toutefois, Le Petit Robert signale quand même un usage un peu plus général : En vertu des grands principes. En vertu de quoi.

Le Trésor de la langue française définit l’expression ainsi : par le pouvoir de. Assez curieusement, le Littré ne parle pas de droit, puisque l’exemple donné est d’ordre général… Mais la citation est de Bossuet…

Les Clefs du français pratique signalent qu’en vertu de s’emploie surtout dans la langue juridique et la langue administrative. Mais la locution a parfois un sens plus large : Un objet qui flotte sur l’eau en vertu du principe d’Archimède.

On remarquera que l’usage plus général semble limité à des notions, des principes. Il faudra se garder d’étendre l’emploi de la locution à des contextes plus vastes, auxquels elle pourrait être inappropriée.

Une autre expression maltraitée est nonobstant. Rappelons-nous la fameuse clause nonobstant, calque de l’anglais notwithstanding clause, en français, la disposition de dérogation. Un gouvernement peut invoquer cette disposition pour soustraire une loi à la Charte des droits et liberté.

Jadis, nonobstant signifiait cependant, néanmoins, mais cet usage est vieilli. Cette préposition s’emploie uniquement dans le domaine du droit.

Faire en sorte que

La locution « faire en sorte que » est devenue tellement envahissante qu’on l’entend plusieurs fois dans une conversation. Dans les médias, elle est devenue épidémique. À peu près tous les reportages, vox populi, entrevues nous assènent cette locution massue.

Heureusement, il est assez facile de s’en débarrasser.

La solution la plus simple est souvent de s’en tenir au verbe faire. Voyons deux exemples tirés du journal La Presse.

La séquence de progressions (inhabituellement) longue depuis l’an dernier fait en sorte que le PIB affiche toujours une solide hausse.

L’abus de certains clients fait en sorte que le nombre d’articles outrepasse largement le nombre maximum prescrit.

La séquence de progressions (inhabituellement) longue depuis l’an dernier fait que le PIB affiche toujours une solide hausse.

L’abus de certains clients fait que le nombre d’articles outrepasse largement le nombre maximum prescrit.

Le verbe devoir est un remède efficace :

Il est nécessaire de faire en sorte que les consommateurs et utilisateurs se voient reconnaître le même niveau de protection de la vie privée…

Les consommateurs et utilisateurs doivent obtenir le même niveau de protection…

Nous devons faire en sorte que ces exceptions deviennent la norme.

Ces exceptions doivent devenir la norme.

On peut aussi recourir au verbe permettre.

Nous prenons également des mesures pour faire en sorte que nos personnes âgées puissent vivre dans la dignité.

Ces mesures permettront aux personnes âgées de vivre dans la dignité.

La préposition pour est également d’un grand secours.

Afin de faire en sorte que les autorités nationales reçoivent les informations nécessaires en temps utile.

Pour que les autorités…

Avec un peu d’imagination, il est toujours possible de réaménager la phrase.

En fait, cette technologie peut faire en sorte que le haut fourneau fonctionne à une intensité énergétique plus élevée.

Grâce à cette technologie, le haut fourneau…

Une conjonction est également très utile :

La décision de la ministre fait en sorte que les garderies pourront ouvrir.

Les garderies pourront ouvrir leurs portes, car la ministre a donné son aval.

Un participe présent aussi :

Ayant obtenu la permission de la ministre, les garderies pourront ouvrir leurs portes.

Et un adverbe qui sert de conjonction :

La ministre a donné son aval, ainsi les garderies pourront ouvrir leurs portes.

La locution à cause de permet aussi de sauver la mise.

La fermeture de l’usine fait en sorte que 500 employés perdront leur emploi.

À cause de la fermeture de l’usine, 500 employés…

Enfin, le recours à un substantif fait passer par la trappe l’encombrant faire en sorte que.

La fermeture de l’usine entraîne la perte de 500 emplois.

Morale de cette histoire : reformuler, reformuler et reformuler. On peut facilement se passer de la locution faire en sorte que.

Twitter : @AndrRacicot

Université Oxford ou d’Oxford?

On entend souvent une phase du genre : «John a fait ses études à Oxford». La célébrissime institution n’a pas besoin de présentation, et certains l’appellent plus explicitement Université Oxford.

Cette appellation est pourtant erronée. Elle s’inspire en effet de l’anglais, langue de juxtaposition, qui dit Oxford University, qui pourrait aussi être rendu «à la française» par University of Oxford.

Dans notre langue, il faut toujours insérer un de entre le générique Université et le toponyme. Ainsi : Université de Sherbrooke, de Paris, de Moscou. Par conséquent, on dira Université d’Oxford.

Toujours en français, il y a apposition uniquement quand l’élément déterminatif – le nom de l’institution – est un nom propre de personne, pas un nom de lieu. Par exemple : l’Université McGill, l’Université Harvard.

Certains mettront en apposition les appellations géographiques qu’on ne traduit pas : l’Université Western Ontario. L’usage, dans ces cas, n’est pas établi. Ainsi, le Bureau de la traduction du gouvernement fédéral recommande l’Université de Western Ontario.

Ce qui amène deux questions : 1) Faut-il traduire les noms d’universités canadiennes et étrangères? 2) Que fait-on avec des appellations atypiques, c’est-à-dire qui s’écartent du modèle Université + de + nom de lieu?

Traduire les noms d’universités?

Il est encore étonnant que les gens se posent la question. J’ai eu le bonheur d’étudier à l’Université de Bonn en Allemagne; il ne me viendrait jamais à l’idée de dire Universität Bonn. La traduction des appellations simples m’apparaît une nécessité, autrement nous pourrions farcir nos textes d’appellations étrangères comme Helsingin Yliopisto… Tout le monde a reconnu l’Université d’Helsinki, j’espère…

De la même manière, personne n’oserait énoncer en langue originale les universités de Tokyo, Moscou ou Buenos Aires. La tendance naturelle est de traduire.

Les universités américaines

Certains hésitent devant les institutions américaines. Bien sûr, elles n’ont pas de nom français officiel, mais c’est exactement le même problème pour les universités espagnoles, allemandes, turques, zimbabwéennes… Faux problème.

Pourquoi s’obstiner à dire la University of New York, quand on parle pourtant de l’Université de Grenade en Espagne? L’Université de New York se dit tout aussi bien.

Mais on ne peut tout traduire, car certaines institutions sont connues sous leur appellation originale. Le MIT est un bel exemple. Même dans la Grande Toile on trouve très peu d’Institut de technologie du Massachusetts. On respectera cet usage qui penche vers la conservation de l’anglais Massachusetts Institute of Technology.

Si les appellations géographiques se rendent bien en français, il faut prendre garde à certaines d’entre elles. Songeons à la Northwestern University, à Chicago. Vous pouvez bien la traduire par Université du Nord-Ouest, mais vous risquez de perdre vos lecteurs dans la brume. Certes, l’appellation anglaise est tout aussi floue, mais le fait est que ce nom n’est pratiquement jamais traduit.

Appellations atypiques

L’anglais a des dénominations particulières pour certaines universités et il est quelque peu risqué de les traduire intégralement. Pensons à la London School of Economics. Voilà un autre cas d’institution bien connue sous son nom anglais. De plus, le mot école en français désigne le plus souvent des établissements primaires et secondaires, bien que l’on voie certaines institutions d’enseignement universitaire, comme l’École polytechnique et l’École nationale d’administration, en France.

Le Trinity College de Dublin est une autre appellation atypique. On pourrait parler du Collège de la Sainte-Trinité, mais, encore une fois, l’usage penche pour l’anglais. On rangera dans le même lot le Boston College, qu’il serait risqué de rendre par le Collège de Boston, possiblement confondu avec un… collège, au sens québécois du terme. («Il a fait son cégep à Boston!»)

Morale de cette histoire, avant de traduire une appellation, un petit coup de sonde dans Google s’impose, ne serait-ce que pour voir si le nom de l’institution est traduit ou non.

La majuscule à Université

On se tiendra loin des guides de typographie franco-européens, encore englués dans les règles désuètes du XIXe siècle. À moins de vouloir infliger à ses lecteurs l’hallucinant jeu de bascule suivant : université de Montréal, mais Université laurentienne, on mettra systématiquement la majuscule à Université, qu’il s’agisse d’une institution canadienne ou étrangère. C’est d’ailleurs ce que recommande le Guide du rédacteur du gouvernement fédéral canadien.

 

Deux ministres, deux impropriétés

Ce qui est remarquable au Québec, c’est que même les personnes instruites s’expriment mal, et les fautes se frayent un chemin jusque dans les titres des ministères.

Deux exemples :

David Heurtel est nommé au Développement durable, à l’Environnement et à la Lutte aux changements climatiques.

Francine Charbonneau devient ministre responsable des Aînés, de la Famille, de la Lutte à l’intimidation.

Dans un article précédent, j’expliquais que le verbe lutter se construit avec la préposition contre; par conséquent, on parlera de la lutte contre l’intimidation, contre les changements climatiques.

La grande question, à présent, est de savoir si cette faute de langue sera corrigée. Rien n’est moins sûr, car il y a une constante : gens instruits comme gens moins instruits au Québec sont souvent réticents à corriger leurs fautes. Les prétextes sont bien connus : c’est pas important; les gens comprennent quand même; on n’est pas en France ici, etc.

Il y a quelques années, quand le nouveau gouvernement Harper prêchait la transparence, il a présenté un projet de loi intitulé Loi sur l’imputabilité. Les pressions exercées par le Bureau de la traduction avaient amené le Bloc québécois à proposer un amendement, miraculeusement accepté : on changea le titre de la loi. Elle est devenue la Loi sur la responsabilité.

Verra-t-on le même scénario à Québec?

Le jargon des hôpitaux

Les fonctionnaires n’ont pas leur meilleur pour créer des appellations horribles, des bouillies infectes qu’ils nous font ensuite ingurgiter sous forme de sigles. Une médecine aussi indigeste que fatale pour le commun des mortels.

Je me limiterai à quelques termes pour ne pas donner la nausée à mon lectorat.

Parlons-en des hôpitaux! Ils n’existent plus. Ce sont maintenant des centres hospitaliers. Le terme « hôpital » était-il si effrayant? Je ne le crois pas, mais dans le monde de la fonction publique, on raffole des expressions composées, qui se rapprochent du charabia chic dont j’ai déjà parlé.

Plus délirante encore, l’expression Centres hospitaliers de soins de longue durée, abrégée en CHSLD. Ici, on frôle la barbarie, quand on pense que nos aînés y finissent leurs jours. Bien sûr, cela vaut mieux que les anciens « hôpitaux pour chroniques », comme on disait dans le langage populaire, mais on aurait pu trouver une meilleure expression.

Pourquoi pas des maisons de la vieillesse? Je sais, je sais. Avec la rectitude politique, la langue est devenue un champ de mines… « vieillesse » pourrait en offenser quelques-uns, et patati et patata. Au diable! Il faudrait cesser une fois pour toutes de craindre sans cesse d’offenser quelqu’un et d’essayer de faire plaisir à tout le monde. Juste pour une fois.

Je passe très vite sur les pauvres patients devenus des bénéficiaires. Quelle insulte pour tous ces pauvres gens qui poireautent une douzaine d’heures dans les urgences. Les entubés du système.

Enfin, les CSSS. Les quoi? C’est probablement la question que se posent la plupart des lecteurs. Ce sont des centres de  santé et de services sociaux. Et si on les appelait tout simplement les Centres de santé, tout court, comme ça, sans sigle abscons, pour une fois?

 

 

 

Écrire les dates

L’énonciation des dates peut devenir un problème. Dans les langues que je connais (allemand et italien), on commence par le jour, suivi du mois et de l’année. Il en va de même dans deux autres langues sœurs du français : le portugais et l’espagnol.

L’anglais fait exception. On dira April 16, 2014. Dans une conversation normale, dire que son père est né un certain April 16 ne pose aucun problème, bien que l’on puisse également l’énoncer «à la française», the 16th of April. Toutefois, la forme inversée est ancrée dans l’usage des anglophones.

Ce n’est pas le premier cas d’inversion entre l’anglais et le français, on en conviendra, mais celui-ci est plus difficile à avaler.

Les choses se compliquent quand on lit des dates énoncées de façon numérique, comme sur les litres de lait. Bon nombre d’entreprises sont anglophones et leurs traductions peuvent laisser à désirer. Le doute nous saisit lorsqu’on lit une date abrégée, comme 04-06-10. Une telle date peut prêter à confusion. S’agit-il du 4 juin 2010? Du 6 avril 2010?

On a cherché à remédier à ce problème en suggérant une forme universelle : 10-06-04 voudrait dire le 4 juin 2010. Cette méthode a l’avantage d’être sans équivoque, mais je la trouve très artificielle. En effet, qui va énoncer une date en commençant par l’année? Personne. La logique habituelle est bousculée.

Vous ne direz jamais que Beethoven est né en 1770, au mois de décembre, le 17. Ce serait plutôt l’inverse. Si vous désirez mettre l’accent sur l’année, vous indiquerez que le génial compositeur de Bonn est né après Mozart (1756), soit en 1770, pour être plus précis le 17 décembre. «Vous savez, il est né en décembre le 17». On croirait entendre Jolitorax dans Astérix chez les Bretons. Un peu de magique potion avec ça?

À mon sens, on a voulu ménager la susceptibilité des anglophones, dont la logique, dans ce cas, n’est pas linéaire. Plutôt que d’imposer une norme jour-mois-année à l’échelle internationale, on a tenté de noyer le poisson avec une solution bancale année-mois-jour. En fait, cette séquence est l’envers de la logique.

À une plus petite échelle, c’est comme si on renonçait au système métrique pour réadopter le fastidieux système impérial. By jove!

 

Faire la différence

L’expression faire la différence envahit le discours public. À l’instar de tous ces leitmotivs répercutés par les porte-parole, les journalistes et rédacteurs de tout acabit, elle est un calque grossier de l’anglais.

Comme le signalent si bien les Clefs du français pratique du Bureau de la traduction : «La personne qui fait la différence, ou fait une différence, entre deux choses « établit une distinction » : Faire la différence entre le bien et le mal. Elle ne fait pas de différence entre eux. On peut lui servir du lapin pour du lièvre, elle ne fera pas la différence.»

Avec un peu d’imagination, on peut éviter les traductions serviles. Voici un florilège de belles tournures, pour divers contextes, glanées dans des traductions gouvernementales : À vous de jouer; influer sur le cours des choses; changer les choses; apportez votre contribution; agissez concrètement; visez l’excellence; les mots ont tout leur poids; contribuer au mieux-être de l’ensemble; le pouvoir des enseignants; votre contribution est importante; notre force est notre solidarité; les mentors ont-ils une influence?

Comme je le signalais dans un article précédent, on peut aussi dire faire pencher la balance. Un rédacteur ayant un peu de culture générale peut aisément tirer son épingle du jeu et éviter de penser en anglais quand il écrit en français.

Alternative

L’anglicisation du français se fait de diverses manières. Contrairement à ce que l’on peut croire, le français ne s’anglicise pas uniquement par les emprunts multiples et effrénés des Européens. Beaucoup de ces emprunts ne sont que des étoiles filantes qui se perdent vite dans les galaxies éloignées de notre système langagier…

Phénomène moins connu, un certain nombre de mots français voient leur sens élargi, sous l’influence de l’anglais. Pour le meilleur et pour le pire. L’un des derniers en date est spéculation, mot auquel le Petit Larousse attribue la définition suivante «Construction abstraite, commentaire arbitraire et invérifiable : Leur entretien secret a donné lieu aux spéculations des journalistes.»

On est loin des considérations théoriques de la définition originale. Sous l’influence de l’anglais, le mot se démocratise, en quelque sorte.

Le mot alternative a aussi évolué. Traditionnellement, on définissait le terme comme un choix entre deux options opposées. Sous l’influence de l’anglais, influence critiquée, d’ailleurs, le mot a pris le sens de solution de remplacement.

Ce nouveau sens a essaimé dans d’autres expressions. Par exemple, les alternatifs est un nom collectif qui embrasse l’ensemble des forces politiques qui combattent le néolibéralisme, c’est-à-dire le capitalisme débridé. Les alternatifs proposent une alternative à l’exploitation sans vergogne des richesses naturelles, au triomphe du capitalisme financier; ils luttent aussi pour le développement durable et un meilleur partage de la richesse.

D’autres expressions, inspirées par l’idée de solution de rechange, ont bourgeonné. Pensons à la médecine alternative. Quand un sens nouveau s’immisce un peu partout, il devient très difficile de revenir en arrière. D’ailleurs le faut-il absolument?